Le marché des robots-piscines bouge à toute vitesse. Le groupe qui vend les robots Zodiac est entré au capital d’Aiper, Beatbot vend désormais des robots à quelques centaines d’euros et Maytronics a lancé une sous-marque pour les petits budgets. Dans ce tumulte, choisir une marque de robot piscine avec pertinence n’est pas une mince affaire…
Moins d’un bassin sur quatre dans le monde dispose d’un robot nettoyeur, sur un parc que Fluidra évalue à environ 30 millions de piscines1. La France en comptait à elle seule plus de 3,5 millions de plus de 10 m² en 2022, premier marché d’Europe et deuxième au monde derrière les États-Unis, selon la Fédération des professionnels de la piscine2. Un marché aussi peu équipé attire du monde : aux fabricants historiques et aux spécialistes du sans-fil se sont ajoutés, ces deux dernières saisons, les géants de l’aspirateur robot.
Nous avons retenu cinq spécialistes du robot de piscine sans fil vendus en France : Beatbot, Aiper, Dolphin (Maytronics), Wybot et Zodiac afin de vous en dresser un portrait à l’aune de ce que nous avons couvert ces deux dernières années dans nos tests et actus diverses.
Robots piscine Beatbot : en tête de nos tests, moins à l’aise sur les parois à reliefs
Beatbot a lancé ses premiers robots, l’AquaSense et l’AquaSense Pro, en février 2024 aux États-Unis, puis en Europe fin mars, à 1 499 € et 2 499 € de prix conseillé. Six mois après leur sortie, son investisseur Cathay Innovation lui attribuait 85 % de part de marché sur Amazon, parmi les produits de nettoyage de piscine vendus plus de 1 400 €. La société n’avait alors que deux ans : elle a été fondée en juillet 2022 par Wang Shengle, qui avait auparavant piloté le développement d’aspirateurs et de laveurs de vitres robots chez un grand fabricant chinois.
Depuis, la marque sort une nouvelle génération chaque saison. La série AquaSense 2 est arrivée en France en février 2025, les Sora 10 et Sora 30 fin mars 2026, le Sora 70 et l’AquaSense X en avril, à quoi s’ajoute un écumeur solaire, l’iSkim Ultra. Cela fait dix produits en un peu plus de deux ans. Nous en avons testé cinq, réunis sur notre page Beatbot.
Gamme AquaSense : le tout-en-un haut de gamme
La gamme AquaSense porte la stratégie de départ : un robot qui fait tout, sans qu’on y touche. L’AquaSense 2 de base s’en tient à trois zones, mais les 2 Pro et 2 Ultra en traitent cinq : fond, parois, ligne d’eau, surface et clarification de l’eau par cartouche. Ils couvrent des bassins jusqu’à 360 m², avec jusqu’à 5 heures d’autonomie au fond et 10 à 11 heures en surface. En fin de cycle, l’Ultra remonte, vidange son eau et se gare contre la margelle : ses 13,2 kg n’ont plus besoin du crochet pour être sortis de l’eau.

L’AquaSense X ajoute une station posée hors de l’eau, AstroRinse, qui rince le filtre et vide le bac en trois minutes, une première selon Beatbot. Ce confort a deux contreparties. Le clarifiant est un consommable maison, qui coûte entre 120 et 400 € par an. Et ce modèle phare, noté 8,6 sur 10 dans notre test, n’a réussi qu’environ 50 % des parois de notre bassin à reliefs ; il s’est aussi immobilisé plusieurs fois au fond, signe que certaines mises à jour étaient encore nécessaires.
Gamme Sora : moins de fonctions mais fiabilité conservée
La gamme Sora, lancée au printemps 2026, fait descendre la marque d’un étage. Les Sora 10 et Sora 30 traitent fond, parois, ligne d’eau et plateformes, avec un panier de 5 litres à 150 microns. Fin septembre 2026, la boutique française affichait les trois modèles à 426 €, 578 € et 1 049 €. Nous n’avons pas testé le Sora 10. Notre test du Sora 30 lui a donné 8,5 sur 10 : il « récure les joints du revêtement, ces interstices qui s’encrassent vite ».

Le Sora 70 ajoute la surface, les zones peu profondes dès 20 cm d’eau et des roues de guidage pour passer du fond aux parois. Avec 8,8 sur 10, il se classe juste derrière l’AquaSense 2 Ultra. La contrepartie tient à la navigation, sans cartographie : réactive sur le Sora 30, cohérente mais lente sur le Sora 70.
Pourquoi Beatbot est une marque à suivre de près ?
Une marque de trois saisons tiendra-t-elle dans la durée ? Deux levées de fonds en un an, un rythme de sortie soutenu et une distribution qui ne dépend pas d’un seul canal plaident en sa faveur. Côté service, Beatbot garantit trois ans l’AquaSense 2 Ultra, l’AquaSense X et le Sora 70. La garantie de l’AquaSense X fonctionne par échange à neuf, et la marque accorde 30 jours pour être remboursé si le robot ne convient pas. Il lui manque un engagement chiffré sur la disponibilité des pièces, et le recul sur la tenue des batteries ne dépasse pas trois étés.
Faut-il s’intéresser à Beatbot ?
Oui, aux deux bouts de l’échelle. Le technophile qui veut découvrir un maximum d’innovations sera sans doute fort intrigué par l’AquaSense X, mais un propriétaire exigeant qui veut déléguer tout l’entretien d’un grand bassin régulier trouvera largement le nécessaire dans l’AquaSense 2 Ultra, à condition de mettre un excédent de prix dans le clarifiant. Le propriétaire qui veut simplement un fond et des parois propres a désormais le Sora 30, ou le Sora 70 s’il a une plage immergée.
Robots piscine Aiper : sans fil depuis le premier jour, du Scuba SE à 169 € au X1 Pro Max noté 9/10
Aiper est né en 2017 d’un constat que la marque formule elle-même : les technologies intelligentes gagnaient nos intérieurs, les extérieurs restaient à l’écart. Elle a commencé par un nettoyeur de piscine sans fil, puis a déroulé sa gamme à un rythme régulier : un écumeur solaire, le Surfer S1, en 2022 ; les Seagull et les premiers Scuba S1 en 2023 ; le Scuba X1 Pro et sa cartographie à 360° en 2024 ; le Scuba X1 Pro Max en 2025.

Enfin, la série V3 et sa navigation par caméra ont été présentées au CES en janvier 2026. La société revendique aujourd’hui 3 millions d’utilisateurs. Fluidra, entré à son capital fin 2025, lui attribue environ 470 salariés3, dont plus de 270 ingénieurs répartis entre deux centres de recherche.
Une gamme déjà riche mais bien segmentée
La gamme se lit par étages. En bas, le Scuba SE, à 169 € sur la boutique française de la marque, vise les bassins de 80 m² au plus avec un simple panier de 180 microns. Le cœur de gamme compte trois Scuba, prévus pour 150 m² :
- le S1 2026, à 521 € ;
- le S3, arrivé en juillet à 599 €, qui ajoute un stationnement automatique à la ligne d’eau ;
- le V3, à 849 €, qui repère les débris à la caméra et au télémètre à temps de vol, puis fonce dessus.
Au-dessus, les X1 et X1 Pro Max montent à 200 et 300 m², le second à 1 699 €. Autour de ces robots de fond gravitent un écumeur solaire, l’EcoSurfer S2, un aspirateur à main et même un système d’arrosage. En revanche, Aiper nous a confirmé à l’IFA que son Scuba V3 Ultra « 6-en-1 » ne serait commercialisé en France ni cette année ni en 2027.

Quoi qu’il en soit, sa marque de fabrique la plus notable est sans doute la filtration fine : du S1 2026 au X1 Pro Max, les Scuba sont livrés avec un panier MicroMesh à 3 microns en plus du panier standard de 180 microns.

Nota bene : Aiper n’est plus seule à le proposer, Ecovacs annonce la même combinaison sur son premier robot.
Les robots Aiper déjà testés dessinent une hiérarchie nette : 9,0 sur 10 pour le Scuba X1 Pro Max, 8,7 pour le X1 et le Scuba V3, 8,3 pour le Scuba S1 2026.
Une marque qui tend à devenir populaire
Côté service, Aiper garantit ses robots deux ans, trois sur le seul X1 Pro Max, et se structure comme un fabricant installé. Selon son vice-président des ventes, la marque s’appuie en France sur une plateforme logistique à Amiens, un atelier de réparation en région parisienne, un second en cours d’ouverture dans le Sud, et un programme qui certifie les revendeurs pour réparer eux-mêmes4. La distribution, elle, se développe : boutique de marque, Amazon, revendeurs spécialisés comme MyPiscine, enseignes comme Electro Dépôt, et le catalogue 2026 de Fluidra France, qui propose deux modèles exclusifs, le N1 MAX et le Scuba N1600.
À qui s’adresse Aiper ?

À presque tout le monde, en vérité. Pour un petit bassin dont on veut juste un fond propre, il y a le Scuba SE à 169 € (que nous n’avons pas testé). Une piscine familiale rectangulaire jusqu’à 150 m² a le choix entre deux modèles :
- le S1 2026, pour 521 €, à condition d’accepter le crochet ;
- le V3, pour 849 €, qui remonte seul et va chercher la saleté.
Le technophile qui a un grand bassin régulier, jusqu’à 300 m², ira vers le X1 Pro Max.
Robots piscine Dolphin : le pionnier du robot de piscine, passé au sans-fil en 2023
Maytronics a été fondée en 1983 dans le kibboutz de Yizre’el, en Israël, et a lancé la même année le premier robot Dolphin. Le groupe revendique ensuite, en 2002, le premier robot à filtre accessible par le dessus. Il entre en Bourse à Tel-Aviv en 2004, et devient en 2020 la première entreprise détenue par un kibboutz à rejoindre l’indice TA-35. En France, il a pris en 2009 le contrôle de MG International, société fondée en 2002 à La Ciotat et devenue Maytronics France5. La marque indique y regrouper un site de production de robots, un centre de recherche et une plateforme de service après-vente.

Le sans-fil est arrivé tard chez ce spécialiste du filaire : le premier Liberty, rechargé par induction, date de 2023. Depuis, le rythme s’est accéléré, avec le Liberty 600 en avril 2025, puis la série EON, vendue depuis mars 2026 chez les revendeurs agréés. Les gammes filaires, qui ont bâti la réputation de la marque, sortent du périmètre de ce dossier.
Liberty, EON, Niya : trois gammes pour passer au sans-fil
La gamme Liberty couvre le sans-fil classique, avec une recharge par induction à connexion magnétique. Sur la boutique française de Maytronics, elle va du Liberty 200 à 649 € au Liberty 600 à 1 399 €. La série EON vise, elle, les zones délicates. L’EON 100 (899 €) et l’EON 120d (1 199 €) promettent de traiter marches, banquettes et plages immergées dès 20 cm d’eau, avec une cartographie SmartMap. Le 120d ajoute un filtre de 50 microns à rétrolavage automatique et monte à 4 h 30 d’autonomie, contre 2 h 30 pour l’EON 100.

Nous avons testé le Nautilus EON 100, une déclinaison vendue au même prix que l’EON 100. Notre test du Nautilus EON 100 lui a donné 8,3 sur 10 et décrit le diesel du panel : lent à la tâche, mais jamais coincé. Sur les marches, il finit souvent basculé en arrière, puis se remet seul d’aplomb. Les réserves tiennent à l’équipement : pas de navigation par caméra, pas de remontée automatique en surface, une recharge par câble sans station, et une batterie que l’utilisateur ne peut pas changer.
Niya, la sous-marque d’entrée de gamme, complète l’offre. Son Sonar 30, prévu pour des bassins de 10 m au plus, se limite au fond, aux parois et à la ligne d’eau. Il propose en revanche une batterie que l’on change soi-même, comme le rappelle notre sélection Dolphin et Niya. Pour la surface, les écumeurs Skimmi 200 et 300 s’affichent à 419 et 499 €.
Un fabricant installé pour un SAV performant
Derrière la marque se trouve un fabricant installé de longue date dans le secteur de la piscine, avec un réseau de revendeurs agréés présent dans les différentes régions françaises. Maytronics permet de les localiser depuis son site et distingue notamment les centres certifiés « Dolphin Service Minute », spécialisés dans le diagnostic et la réparation des robots.
Cette implantation physique constitue un élément assez différent de ce que proposent les marques arrivées plus récemment sur le marché du robot de piscine. L’acheteur peut passer par un revendeur pour le conseil, la prise en charge et, selon le centre, la réparation. Maytronics annonce d’ailleurs un processus de réparation en 48 heures à partir de la réception du robot, hors transport, pour les centres Dolphin Service Minute. La garantie couvre toutes les pièces pendant sa durée, qui varie selon le modèle : deux ans pour l’EON 100, contre trois ans pour l’EON 120d et le Liberty 600.

La disponibilité des pièces constitue un autre marqueur de cette approche. Maytronics dispose d’une véritable boutique de pièces détachées, avec des filtres, brosses, chenilles, câbles, alimentations, moteurs, télécommandes et autres composants proposés séparément. La marque indique également que ces pièces peuvent être commandées directement sur son site ou auprès d’un revendeur agréé, à condition de disposer du numéro de série du robot pour identifier les références compatibles. Pour un robot de piscine, cet écosystème mérite d’être pris en compte dans le prix d’achat. En revanche, la marque ne formule pas d’engagement chiffré de durée pendant laquelle les pièces de chaque modèle resteront disponibles.
À qui s’adresse Dolphin ?
D’abord aux bassins à escalier, banquette ou plage immergée, dont les propriétaires redoutent un robot coincé : l’EON 100 ne s’est jamais bloqué pendant notre test. Ensuite à ceux qui veulent un interlocuteur installé en France et un prix qui ne fond pas six mois après l’achat. Pour moins rincer le filtre, il faut aller vers l’EON 120d. Un petit budget se tournera vers le Liberty 200 à 649 € ou le Niya Sonar 30. Nous n’avons testé aucun de ces trois modèles.

À éviter si vous êtes pressé, si vous tenez à une navigation par caméra ou si vous voulez pouvoir changer vous-même la batterie de votre robot.
Robots piscine Wybot : vingt ans de métier
Derrière Wybot se trouve Tianjin Wybotics, une entreprise chinoise qui travaille sur les robots de piscine depuis 2005. Elle revendique plus de 150 brevets, une présence dans plus de 30 pays et des filiales aux États-Unis, en Europe et à Hong Kong6. La marque Wybot n’est née qu’en 2021, pour porter ses robots grand public. Contrairement à Beatbot ou Aiper, nous n’avons trouvé aucune information publique sur son capital ni sur d’éventuelles levées de fonds. Le rythme de sortie, lui, se voit : le S2 Solar a été testé chez nous dès l’été 2025, et le S3 est vendu en Europe depuis 2026 après avoir été annoncé au CES puis présenté à l’IFA en 2025. Le C3 a été dévoilé à l’IFA de Berlin ce mois de septembre. Nos articles Wybot suivent chacun de ces lancements.
Une gamme à tiroirs, du robot pour piscines hors-sol au robot solaire
La boutique européenne de Wybot étage sa gamme de 189,99 € à 2 499,99 € :
Un écumeur solaire, le F1, complète l’offre. Chez les distributeurs spécialisés s’ajoutent des références propres à ce circuit, comme les C2 Pro, M2 Vision ou S3 Solar Vision.

Le créneau de Wybot, la recharge solaire d’un robot de fond, reste rare. Notre test du Wybot S2 Solar lui a donné 8,2 sur 10 et salue « sa compacité, son efficacité et sa facilité d’entretien », avec 8,5 kg à sec et une double filtration. La formule a pourtant montré ses limites. Le robot est conçu pour regagner seul sa station à panneau solaire, mais sur notre bassin, il ne l’a rejointe seul qu’une fois, en mode paroi ; les autres fois, il a fallu le récupérer à la perche. En 1 h 42 de plein soleil, le panneau n’a rendu qu’environ 40 % de batterie : en extrapolant ce rythme, une charge complète demanderait autour de 4 h 15 d’ensoleillement optimal.
Rappel américain : les acheteurs français ne sont pas concernés
Le 9 avril 2026, la Consumer Product Safety Commission américaine a publié le rappel d’environ 5 000 robots Osprey 700 Max et S1, vendus aux États-Unis entre avril 2023 et novembre 2024. Leur batterie lithium-ion pouvait surchauffer. Dix incidents avaient été signalés, dont neuf avec dégâts matériels, sans blessé. Wybot remplace gratuitement les robots concernés par un C2.

À ce sujet, Wybotics Europe nous a indiqué qu’aucun robot distribué en France ou dans l’Union européenne n’était concerné.
Distribution et SAV : présent partout, garanti deux ans
Wybot est l’une des marques les plus faciles à trouver en France. Elle vend sur sa boutique européenne et sur Amazon, chez des revendeurs en ligne comme MyPiscine, et chez les distributeurs de la profession. Distripool en référence seize modèles, et Hydralians, fournisseur des métiers de l’eau, liste ses robots avec les batteries, filtres, chargeurs et paniers de rechange.
Sur la boutique européenne, la garantie est de 24 mois pour tous les modèles, soit la durée de la garantie légale. Il faut ajouter 30 jours satisfait ou remboursé. Passé ce délai, la réparation ou l’échange est gratuit, mais le renvoi du robot reste à la charge du client. Enfin, pour les versions à venir, Wybot met en avant une batterie et des moteurs remplaçables sur le C3 présenté à l’IFA.
À qui s’adresse Wybot ?
Wybot s’adresse d’abord aux propriétaires qui cherchent un robot autonome sans forcément atteindre les tarifs des modèles premium. La gamme couvre un large éventail de besoins, du C2 Vision à 645 € au S2 pour les grands bassins, jusqu’au S3 et sa station d’auto-vidage à 2 499,99 €. Nous n’avons pas testé ces modèles et ne pouvons donc pas encore juger leurs performances en conditions réelles.
La marque se distingue surtout par le solaire, encore rare sur le marché. Les S2 Solar et S2 Solar Vision sont particulièrement intéressants pour les piscines dépourvues de prise électrique à proximité. Notre essai du S2 Solar a toutefois montré que cette autonomie a un prix : la recharge dépend fortement de l’ensoleillement et reste lente.

Wybot vise donc avant tout un public à la recherche de technologies récentes à prix contenu, qu’il s’agisse de la vision, du solaire ou, sur le S3, de l’auto-vidage.
Robots piscine Zodiac : le poids du groupe Fluidra, une gamme sans fil encore courte
Zodiac est aujourd’hui une marque du groupe espagnol Fluidra. Fondé en 1969 et installé à Sabadell, près de Barcelone, Fluidra a fusionné en 2018 avec Zodiac Pool Care. Il réunit depuis AstralPool, Polaris, Jandy, Cepex et Zodiac, avec plus de 6 000 salariés, une présence dans plus de 45 pays et 35 sites de production. Le groupe a réalisé 2,18 milliards d’euros de ventes en 2025, en hausse de 7 % à changes constants. En France, sa filiale commerciale compte plus de 200 collaborateurs et 18 agences.

Le nom, lui, n’appartient pas au groupe : la marque Zodiac est la propriété de Zodiac International, qui la concède sous licence. C’est enfin ce même Fluidra qui détient 27 % d’Aiper depuis décembre 2025.
Pixel, Freedom, Freerider : trois familles sans fil
À côté des catalogues de Beatbot, d’Aiper ou de Wybot, la gamme sans fil de Zodiac, trouvable chez MyPiscine et chez Piscine Center, reste courte :
- le Pixel OP 32, à 449 €, traite le fond et les parois de bassins de 8 × 4 m au plus, sans la ligne d’eau ;
- le Freedom Lite, à 649 € ajoute la ligne d’eau jusqu’à 15 × 5 m. Il pèse moins de 8 kg, promet jusqu’à 3 heures d’autonomie et se pilote en Wi-Fi par l’application Fluidra Pool ;
- le Freerider ferme le catalogue, avec sa version CNX Li 52 IQ à 849 €. Il annonce 2 h 30 de cycle pour 4 heures de charge, se pilote par l’application iAquaLink et, selon la marque, remonte à la ligne d’eau en fin de nettoyage.
Aucun ne revendique le nettoyage de la surface, ni la navigation par caméra que proposent désormais Aiper et Wybot.
Un réseau de spécialistes, et un engagement écrit sur les pièces
Ce que Zodiac vend, c’est d’abord un circuit. Son localisateur en ligne distingue les magasins « Premium Zodiac », les autres spécialistes de la piscine et les revendeurs en ligne. Le groupe dispose aussi en France de 18 agences tournées vers les professionnels. Pour l’acheteur, cela veut dire un robot qui peut arriver avec la filtration, le traitement de l’eau et le conseil du même pisciniste. Côté garantie, Zodiac annonce deux ou trois ans selon le produit : trois sur le Freedom Lite, deux sur le Freerider CNX Li 52 IQ, plus une année offerte à l’enregistrement dans iAquaLink selon MyPiscine.

Surtout, sur les pages que nous avons consultées, Zodiac est la seule des cinq marques de ce dossier à publier un engagement chiffré sur les pièces : au moins cinq ans après l’arrêt de commercialisation pour ses robots.
Nota bene : à en croire ses revendeurs, le Freedom Lite doit une partie de sa conception à Aiper. Chez Zodiac, on paie d’abord un circuit de distribution et, sur ce modèle, un an de garantie de plus que sur les Scuba de milieu de gamme d’Aiper.
À qui s’adresse Zodiac ?
À celui qui veut acheter son robot chez un spécialiste de la piscine, avec un interlocuteur unique pour tout l’équipement du bassin. Le Freedom Lite est alors le modèle à regarder en premier : ligne d’eau comprise, trois ans de garantie, moins de 8 kg.

Le Pixel OP 32 suffit aux petits bassins dont on se contente du fond et des parois. À éviter si vous cherchez le nettoyage de surface, une navigation par caméra, ou, bien sûr, un robot dont nous avons déjà mesuré les performances.
Dreame, MOVA, Ecovacs, Mammotion : peu de recul en 2026
Les géants de l’aspirateur robot ont occupé le terrain à Berlin début septembre. Plusieurs sont déjà passés sur nos bancs d’essai. Chez Dreame, le Z1 Pro a obtenu 8,4 sur 10 dès l’été 2025. La marque annonce 8 000 GPH d’aspiration en mode boost, soit environ 30 300 L/h. Nous avons relevé une autonomie pratique d’environ 2 h 51, mais aussi des angles arrondis que ses brosses ne touchent pas et 5 h 14 de charge mesurée.

La marque MOVA a transposé au bassin la cartographie laser : son Rover X10 embarque un laser 3D immergé et annonce 38 000 L/h d’aspiration en conditions de laboratoire. Notre test du MOVA Rover X10 lui accorde 8,0 sur 10, mais son mode dédié aux zones peu profondes s’est montré inopérant.

Ecovacs est entré dans l’eau en avril 2026 avec l’Ultramarine P1, lancé à 549 € et doté d’emblée d’une double filtration de 180 et 3 microns. Notre test de l’Ultramarine P1 lui a donné 8,0 sur 10 : il se hisse sur les marches et les zones peu profondes sans les traiter, et s’immobilise au fond en fin de batterie.

Mammotion, venu du robot tondeuse, vend en France le Spino E1, à 450 €. Son Spino S1 Pro, capable selon la marque de rejoindre une station hors de l’eau où un bras articulé le hisse, a été financé sur Kickstarter et n’a pas encore de date française.

Ces quatre marques viennent de l’aspirateur ou de la tondeuse, et aucune n’a encore, dans les bassins français, le recul des cinq spécialistes : c’est ce qui les tient, pour l’instant, hors du classement principal.
Tenue des prix : le prix barré en dit plus sur la marque que sur le robot
Fin septembre 2026, les boutiques de marque pratiquent des stratégie de prix très différentes…
| Boutique | Produits relevés | Remise affichée sur le prix barré |
|---|---|---|
| Beatbot, boutique française | 8 robots : gammes Sora, iSkim et AquaSense | Sora, AquaSense et iSkim : jusqu’à -42% AquaSense X : aucun prix barré, 3 999 €, soit 6 % sous son prix de lancement |
| Wybot, boutique européenne | 8 robots, de l’A1 (189,99 €) au S3 (2 499,99 €) / écumeur F1 | Jusqu’à -45 % |
| Aiper, boutique française | 4 robots, du Scuba SE au Scuba X1 Pro Max | Jusqu’à -20 % |
| Maytronics, boutique française | 3 produits remisés sur 9 | -7 à 10 %. |
| MOVA, boutique française | Rover X10, Diver A10 et Diver R10 | Rover X10 : jusqu’à -60% (vu à 999 € au lieu de 2 499 €) Diver A10 et R10 : pas de prix barré affiché actuellement |
| Ecovacs, boutique française | Ultramarine P1 | Jusqu’à -27,5% : 399€ au lieu de 549€ |
| Dreame, boutique française | Z1, J1 | Z1 : 50 % (499 € au lieu de 999 €) J1 : 33 % (399 € au lieu de 599 €) |
On observe sur ce relevé que certaines marques, comme Maytronics, conservent une relative stabilité de leurs tarifs et recourent davantage à des promotions ponctuelles chez les distributeurs.
À l’inverse, les nouveaux entrants issus de l’univers du robot domestique semblent beaucoup plus à l’aise avec une politique de prix dynamique. MOVA en fournit l’exemple le plus frappant : le Rover X10, lancé avec un prix conseillé de 2 499 €, a été en promotion à 999€ quelques mois après sa sortie. Il est désormais affiché à 1 299 € sur la boutique française, soit près de la moitié du tarif de référence. Dreame suit une logique comparable.
Ecovacs occupe pour l’instant une position intermédiaire. Son premier robot de piscine, l’Ultramarine P1, a été commercialisé à 549 € et a déjà fait l’objet d’opérations le ramenant à 399 €. La marque peut donc elle aussi moduler fortement son tarif, mais avec une amplitude moins spectaculaire que MOVA ou Dreame sur leurs boutiques officielles.
Nota bene : un prix barré n’est pas libre. Depuis le 28 mai 2022, une annonce de réduction de prix doit prendre pour référence le prix le plus bas pratiqué par le même vendeur au cours des 30 jours précédant la promotion7. La règle ne s’applique pas quand le vendeur compare son prix à celui d’autres professionnels, par exemple un prix conseillé par le fabricant, à condition d’indiquer clairement qu’il s’agit d’une comparaison et non d’une réduction.
Il faut donc éviter de lire les pourcentages de remise comme un indicateur de qualité ou même de rapport qualité-prix. Un robot affichant 40 ou 50 % de réduction n’est pas nécessairement une meilleure affaire qu’un modèle dont le tarif varie peu. Le prix barré sert aussi à positionner le produit, à créer des paliers dans la gamme et à laisser aux marques une marge de manœuvre pour multiplier les opérations commerciales. Pour comparer les constructeurs, nous avons donc davantage intérêt à regarder le prix effectivement constaté, son évolution depuis le lancement et les tarifs pratiqués chez les principaux distributeurs qu’à comparer les pourcentages de remise affichés sur les boutiques officielles.
Alors, quelle marque de robot piscine choisir ?
| Marque | Fourchette de prix | À privilégier si | À éviter si |
|---|---|---|---|
| Beatbot | de 426 € (Sora 10) à 3999 € (AquaSense X) | vous cherchez une gamme très technologique et une forte automatisation, notamment avec station | votre bassin a des parois à reliefs ou des escaliers difficiles à négocier, ou vous ne voulez pas assumer le coût des consommables propriétaires |
| Aiper | de 169 € (Scuba SE) à 1699 € (Scuba X1 Pro Max) | vous cherchez un large choix de robots à prix contenus, du nettoyage de fond simple aux modèles plus autonomes | vous voulez un robot qui se récupère facilement sans intervention, notamment après un cycle sur l’entrée de gamme |
| Dolphin | de 649 € (Liberty 200) à 1399 € (Liberty 600) | vous privilégiez un fabricant établi, un réseau de revendeurs et un catalogue de pièces détachées | vous voulez une recharge rapide ou remplacer vous-même la batterie, notamment sur les modèles sans batterie amovible |
| Wybot | de 189,99 € (A1) à 2499,99 € (S3) | vous cherchez des fonctions originales comme la recharge solaire, avec une gamme qui couvre aussi bien l’entrée que le haut de gamme | votre bassin est peu ensoleillé, ou vous avez besoin d’une recharge rapide et d’un retour systématique en station sans intervention |
| Zodiac | de 449 € (Pixel OP 32) à 849 € (Freerider CNX Li 52 IQ) | vous voulez une marque très implantée dans l’univers de la piscine et un réseau de distribution établi | vous cherchez un robot capable de nettoyer la surface de l’eau, ou vous voulez choisir sur la base d’un test complet de la navigation que nous n’avons pas encore réalisé |
Pour aller plus loin, notre comparatif des robots sans fil réunit huit modèles, classés du plus cher au plus accessible, et notre guide pour choisir son robot part des caractéristiques de votre bassin.
Aux constructeurs, trois questions pour la saison prochaine. Quand un robot traitera-t-il une marche avec le soin qu’il accorde au fond ? Pourquoi une seule marque sur cinq affiche-t-elle une durée de disponibilité des pièces ? Et quand la batterie deviendra-t-elle, partout, une pièce que l’on change plutôt qu’une raison de changer de robot ?
Et vous ? Votre bassin est équipé d’un robot de l’une de ces marques depuis deux ou trois saisons ? Dites-nous en commentaire ce qu’il vaut à l’usage, et signalez-nous toute inexactitude éventuelle !
- https://www.fluidra.com/press-room/press-release/fluidra-to-invest-in-27-of-robotic-cleaner-player-aiper-and-form-strategic-alliance/ ↩︎
- https://www.propiscines.fr/la-fpp/le-marche-de-la-piscine/ ↩︎
- https://www.fluidra.com/press-room/press-release/fluidra-completes-an-initial-27-investment-in-aiper/ ↩︎
- https://www.eurospapoolnews.com/actualites_piscines_spas-fr/89063-interview,andres,gomez,strategie,aiper,france.htm ↩︎
- https://www.maytronics.com/fr-fr/presentation-maytronics.html ↩︎
- https://www.wybotpool.com/pages/about-us ↩︎
- https://www.economie.gouv.fr/dgccrf/les-fiches-pratiques/annonces-de-reduction-de-prix-ce-que-vous-devez-savoir ↩︎
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