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Accueil » Maison » Robot Piscine » Test ECOVACS Ultramarine P1 : que vaut l’arrivée du géant des aspirateurs dans votre piscine ?

Test ECOVACS Ultramarine P1 : que vaut l’arrivée du géant des aspirateurs dans votre piscine ?

Le spécialiste des aspirateurs se jette à l'eau !
Julien Gilbert28 août 2026 Robot Piscine Aucun commentaire
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Test Ultramarine P1
© Meilleure-Innovation
Notre avis sur
ECOVACS
Ultramarine P1
8.0 /10
Voir le résumé et le détail de la note

Ecovacs lance l’ULTRAMARINE P1, son tout premier robot de piscine. La marque bien connue pour ses aspirateurs Deebot et ses tondeuses GOAT s’attaque à une nouvelle catégorie. Aspiration, navigation, autonomie : après 48 h sur un rectangle de 50 m², il tient l’essentiel de ses promesses, mais navigue à l’aveugle et vous laisse aller le repêcher au fond.

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ECOVACS n’est pas un inconnu pour notre rédaction. Nous suivons la marque depuis plusieurs années, d’abord à travers ses robots-aspirateurs de la gamme Deebot, puis plus récemment sur le terrain des robots-tondeuses, dont nous avons testé plusieurs modèles de la série GOAT. À chaque fois, le même constat : une maison qui maîtrise sa navigation, soigne son application et s’installe durablement dans les foyers. ECOVACS fait aujourd’hui partie de ces marques de robotique domestique dont la popularité ne cesse de croître.

Boîte Ultramarine P1

C’est donc avec une certaine curiosité que nous accueillons l’ULTRAMARINE P1, le tout premier robot de piscine de la marque. Pour se frotter aux acteurs spécialisés, elle lance l’ULTRAMARINE P1 à 549 € (voir son meilleur prix en ce moment ici), avec une aspiration de 4800 GPH, une double filtration de 180 et 3 microns, un franchissement d’obstacles jusqu’à 5,5 cm et une autonomie couvrant jusqu’à 180 m² en mode Eco. La marque met aussi en avant sa navigation SmartNavi et quatre brosses rotatives censées assurer un nettoyage complet des sols comme des parois. Voyons ensemble un peu ce que cela vaut vraiment…

Nota bene : notre test a été réalisé pendant 48 h dans une piscine enterrée de forme rectangulaire, à fond plat, mesurant 6,5 × 3 m pour 1,5 m de profondeur, avec un revêtement en vinyle (liner). Les performances observées, notamment en matière de navigation et d’autonomie, sont à rapporter à cette configuration simple ; elles pourraient différer sur un bassin de grande taille ou de forme complexe.

Sommaire
  • Bundle ULTRAMARINE P1 (pack Carekit)
  • Design et ergonomie : un robot soigné qui ne réinvente pas l'eau chaude
  • Installation et prise en main : de la boîte à l'eau en quelques minutes
  • L'application ECOVACS HOME : toujours aussi conviviale
  • La navigation SmartNavi
  • Efficacité de nettoyage : à l'épreuve du sable et des feuilles
  • Autonomie : batterie, recharge et couverture
  • Entretien : aussi simple que possible !
  • Accessoires et consommables
  • Avis sur l'ULTRAMARINE P1 : positionnement face à la concurrence et alternatives sérieuses
Caractéristique TechniquesULTRAMARINE P1
Dimensions46,6 x 39,4 x 24 cm
Poids10,5 kg
Zones nettoyéesFond, pentes douces, parois, ligne d’eau (ne traite pas la surface de l’eau)
Panier / Filtration / Filtration fine / 180 µm / 3 µm
MoteursDeux moteurs d’entraînement + un moteur de pompe
Débit / entrée d’aspirationjusqu’à 4800 GPH (≈ 300 L/min ≈ 18 200 L/h)
BatterieLithium-ion, 5 200 mAh
Durée d’utilisationjusqu’à 3 h en mode Eco
Durée de chargeenviron 4 h
NavigationSmartNavi, capteur inertiel (IMU), tracé S au sol / V au mur
Température Fonctionnement : 6 à 35 °C
Stockage : 5 à 45 °C
Profondeur max recommandéeMin. 0,5 m — Max. 3 m
Étanchéité du robotIP68
Compatibilité avec les matériauxGalets, plâtre, béton, peinture, carrelage, gunite, vinyle, PVC, et piscines à débordement
Compatibilité avec traitement de l’eaupH : 7,0 à 7,8
Traitement au chlore : jusqu’à 4 ppm
NaCl (sel) : 5 000 ppm
ConnectivitéBluetooth uniquement
Indice de réparabilité Disponibilité des pièces détachées pendant cinq ans à compter de la fin de commercialisation
Garantie2 ans
Prix conseillé549 €
À lire aussi🔥 → Robot piscine sans fil 2026 : le top 8 issu de nos tests En 2026, le robot de piscine sans fil se repère au LiDAR immergé, reconnaît les débris à la caméra et rince son propre filtre sur sa station. Nous en avons passé onze sur notre bassin de référence depuis l’été 2025. Voici les huit qui méritent votre budget, et pour quel type de bassin. Pendant des

Bundle ULTRAMARINE P1 (pack Carekit)

  • un robot-piscine ULTRAMARINE P1
  • l’adaptateur de charge
  • un crochet
  • un guide de démarrage rapide
  • un anneau d’escalade
  • une brosse adaptée à l’anneau d’escalade
  • un filtre de 180 µm
  • un filtre de 3 µm
  • un manuel utilisateur
  • un guide de démarrage rapide

Nota bene : La version Carekit que nous avons reçue n’affiche aucun prix sur l’e-boutique de la marque. D’après le prix des accessoires, elle vaut 64,98 € de contenu supplémentaire par rapport au robot seul à 549 €.

À 549 €, ECOVACS ne fait pas l’économie des accessoires, et c’est appréciable. Là où certains concurrents facturent le moindre consommable en supplément, le P1 arrive avec de quoi voir venir : les deux jeux de filtres, 180 µm et 3 µm, couvrent d’emblée les deux grands cas d’usage, gros débris d’un côté, eau trouble et particules fines de l’autre. L’anneau d’escalade livré de série et la brosse à rouleau adaptée complètent un ensemble plutôt bien pensé. Enfin, le crochet compatible manche télescopique est le genre de détail qui ne paie pas de mine mais on aurait pesté de ne pas l’avoir. Pour un premier produit dans une catégorie nouvelle pour la marque, l’équipement de départ est cohérent et donne le sentiment d’en avoir pour son argent.

Bundle Ultramarine P1

Nota bene : contrairement au MOVA Rover X10 ou à l’Aiper Scuba V3, le P1 n’embarque pas de dock de recharge sans fil. À ce tarif, c’est logique, mais cela reste une différence de confort face à ces modèles premium.

Design et ergonomie : un robot soigné qui ne réinvente pas l’eau chaude

L’ULTRAMARINE P1 adopte une silhouette compacte et arrondie, dans un bicolore blanc et gris anthracite qui tranche avec l’esthétique souvent plus utilitaire des robots de piscine. ECOVACS soigne la présentation de ce premier modèle : capot supérieur lisse en arc, signature visuelle « E-Flow » sur les sorties d’eau et marquage ULTRAMARINE sur les flancs. L’ensemble donne une impression de finition travaillée, cohérente avec le soin habituel de la marque sur ses autres gammes. ECOVACS évoque une coque en plastique d’ingénierie de qualité marine, résistant au chlore et aux UV.

Ultramarine P1 vu de côté

Côté mobilité, le P1 embarque un entraînement à chenilles et quatre rouleaux brosses bleus, deux à l’avant, deux à l’arrière. Cette architecture classique a le mérite d’avoir amplement fait ses preuves sur d’autres appareils. Ensuite, l’ergonomie de manipulation repose sur une poignée intégrée sur le dessus de l’appareil, bien visible pour faciliter la sortie de l’eau au crochet. Ses 10,5 kg à sec sont relativement faciles à soulever, par rapport à un gros Rover X10. Néanmoins, il y a encore plus léger, comme le Scuba S1.

Ultramarine P1 vu de dessous

Les commandes physiques se veulent minimalistes : un unique bouton d’alimentation et de sélection de mode sur le dessus, accompagné de témoins lumineux. Ces derniers renseignent sur le mode actif, mais pas sur le niveau de batterie, qui ne s’affiche que dans l’application. Or, la liaison Bluetooth se coupant dès l’immersion, vous n’avez plus aucun moyen de connaître l’état de charge une fois le cycle lancé. Dans le pire des cas, le robot peut vider sa batterie en cours de nettoyage sans que vous puissiez anticiper, ni vous reconnecter pour vérifier.

Ultramarine P1 commandes

C’est une limite inhérente à ce mode de connexion, à garder en tête pour bien anticiper la recharge. On allume par un appui long d’environ trois secondes, et l’on fait défiler les trois modes de nettoyage par pressions successives, le témoin correspondant passant au bleu. Le reste du pilotage passe par l’application ECOVACS HOME, connectée en Bluetooth.

Nota bene : la liaison Bluetooth ne fonctionne que hors de l’eau, l’immersion coupant la connexion. Le contrôle à distance en temps réel n’est pas possible sous l’eau.

Ultramarine P1 bouton d'accès au filtre
On appuie sur le Push pour ouvrir le compartiment
Ultramarine P1 accès au filtre

Le panier-filtre se retire par le haut, avec un capot partiellement translucide qui permet de juger d’un coup d’œil du niveau de remplissage.

Installation et prise en main : de la boîte à l’eau en quelques minutes

Première étape : la charge, qui se fait dans un endroit sec via l’adaptateur fourni, à l’abri du soleil (ECOVACS recommande de garder au moins 3,5 m entre le point de charge et le bassin). Comme souvent dans ce niveau de gamme, le port de charge est protégé par un bouchon à visser manuellement, qu’il faut impérativement remettre en place et maintenir parfaitement sec entre deux utilisations, sous peine d’endommager le système électrique. C’est une manipulation de plus, et une source d’oubli potentiel, là où certains modèles concurrents ont adopté un connecteur magnétique bien plus commode.

Nota bene : l’anneau d’escalade fourni est un accessoire optionnel et correctif, non un élément à monter ou démonter selon le mode de nettoyage. Vous ne l’installez qu’une seule fois, et uniquement si le robot peine à grimper aux parois de votre bassin, un défaut d’adhérence qui peut survenir sur certains revêtements. Si le P1 accroche correctement vos parois sans lui, vous n’avez pas à vous en servir. Il ne s’agit donc en aucun cas d’une manipulation récurrente.

L’appairage se fait via l’application ECOVACS HOME, la même que celle des aspirateurs et tondeuses de la marque ; un atout de continuité pour qui possède déjà un Deebot ou un GOAT, puisque le robot vient simplement s’ajouter à un écosystème connu. La connexion passe par le Bluetooth, avec les autorisations habituelles de localisation à accorder. En revanche, pas de Wi-Fi, un point rare sur le segment, mais qui se défend au vu de la simplicité affichée de l’appareil.

appli Ecovacs Home mise sous tension
appli Ecovacs Home nommer robot
appli Ecovacs Home mise à jour
Mise à jour de moins de 5 min

Vient ensuite le choix du filtre, étape spécifique à ce modèle : deux paniers sont fournis, 180 µm et 3 µm, et c’est à l’utilisateur d’installer le bon avant la mise à l’eau selon l’état du bassin. Le système est un filtre à deux couches emboîtées, pas deux paniers séparés qu’on interchange.

Ultramarine P1 filtres sortis

Concrètement, une maille extérieure de 180 µm qui retient les gros débris (feuilles, brindilles, insectes), et un filtre fin de 3 µm qui se loge à l’intérieur pour capter les particules fines (sable, pollen). C’est très facile à manipuler.

Ultramarine P1 filtres combinés
Ultramarine P1 filtres combinés installés

La mise à l’eau elle-même suit le rituel de la catégorie : on immerge le robot en veillant à ce que le capuchon de charge soit bien fermé, puis on le laisse quelques secondes sous la surface pour évacuer l’air emprisonné avant qu’il ne gagne le fond.

L’application ECOVACS HOME : toujours aussi conviviale

L’ULTRAMARINE P1 se pilote depuis ECOVACS HOME (à date : version 5.33.0), l’application que vous connaissez peut-être déjà si vous possédez un aspirateur Deebot ou une tondeuse GOAT. Voici ses principales fonctionnalités :

  • Trois modes de nettoyage ( Sol, Mur, Tout)
  • Trois niveaux d’aspiration : Eco, Standard, Max
  • Réglage de la durée de cycle
  • Programmation ponctuelle ou récurrente (sol uniquement)
  • Configuration détaillée du bassin : enterré ou hors-sol, forme, profil du sol, dimensions, niveau d’eau et matériau de surface
  • Suivi des consommables avec estimation d’usure, réinitialisation après remplacement et rachat intégré
  • Suivi d’utilisation : surface couverte, volume d’eau filtré, nombre de cycles réalisés
  • Tutoriels vidéo, FAQ et guide des accessoires accessibles directement dans l’application
  • Réglages complémentaires : choix des unités, consultation de la version du micrologiciel, etc.
  • Guide de démarrage pour les bassins très encrassés et autres conseils contextuels

Si vous êtes déjà équipé d’un robot ECOVACS, vous retrouverez immédiatement vos repères : le P1 vient simplement s’ajouter à votre écosystème, avec la même logique de navigation. C’est un confort que peu de spécialistes de la piscine peuvent offrir, puisqu’ils partent le plus souvent d’une application dédiée que vous découvrez de zéro.

appli Ecovacs Home étape 2
appli Ecovacs Home étape 3
appli Ecovacs Home étape 4

Le vrai point fort de l’application, c’est l’accompagnement à la mise en route. ECOVACS ne se contente pas de connecter le robot, il vous guide à travers un parcours en quatre étapes, chacune illustrée d’une courte vidéo : choix des paniers filtrants, usage de l’anneau d’escalade, réglage de l’aspiration et programmation. La pédagogie est concrète, tournée vers l’usage réel plutôt que vers la technique, et des conseils apparaissent au bon moment pour éviter les erreurs de débutant. Le meilleur exemple est ce guide de démarrage qui vous explique la marche à suivre pour un bassin resté longtemps sans entretien : écumer les gros débris à la main, puis faire tourner le robot avec le seul panier externe en le rinçant toutes les vingt à trente minutes.

appli Ecovacs Home paramètres de la piscine
appli Ecovacs Home paramètres de la piscine 2
appli Ecovacs Home paramètres de la piscine 3

La configuration du bassin va plus loin que la moyenne. Vous renseignez la forme de votre piscine, le profil de son sol, ses dimensions, son niveau d’eau et jusqu’au matériau de ses parois. L’objectif annoncé est d’affiner le nettoyage des murs.

appli Ecovacs Home accueil
appli Ecovacs Home programme
appli Ecovacs Home conseils de nettoyage

Au quotidien, le pilotage est limpide : l’écran principal affiche l’état du robot et sa batterie, puis vous choisissez votre mode et votre puissance en deux gestes. Un onglet Entretien recense par ailleurs les pièces d’usure, vous indique quand les remplacer et permet de les racheter sans quitter l’application, une gestion intégrée appréciable pour suivre la durée de vie de votre robot. L’ensemble est bien structuré et agréable à utiliser.

La principale friction qui mérite vraiment d’être pointée, concerne les petits temps de latence. Ils surviennent surtout sur la section Entretien avant l’affichage des informations quand on consulte l’état des consommables. Le phénomène est vraisemblablement lié à la connexion Bluetooth, moins réactive qu’une liaison Wi-Fi pour récupérer ce type de données. La friction reste mineure, car c’est un menu que l’on ne consulte que ponctuellement.

La navigation SmartNavi

L’ULTRAMARINE P1 revendique une navigation méthodique, grâce à un système baptisé SmartNavi. ECOVACS lui fixe un objectif chiffré : couvrir jusqu’à 99 % de la surface du bassin, sans repasser inutilement sur les mêmes zones. Pour y parvenir, le robot ne s’appuie pas sur une caméra ni sur une cartographie laser, mais sur un capteur inertiel, une centrale à inertie plus connue sous son sigle anglais IMU. Ce composant suit en permanence la position et les déplacements du robot afin de reconstituer un trajet logique. C’est une approche différente de celle des modèles haut de gamme à cartographie, plus simple sur le principe, mais qui a l’avantage de ne pas dépendre de la visibilité de l’eau.

Concrètement, ECOVACS annonce deux trajectoires distinctes selon la zone traitée. Au sol, le robot suit un motif en S, c’est-à-dire des allers-retours parallèles censés balayer méthodiquement le fond du bassin. Sur les parois, il adopte un motif en V, pensé pour remonter et redescendre le long des murs. La marque met aussi en avant la capacité du P1 à franchir les obstacles jusqu’à 5,5 cm de hauteur, grâce à des roues dédiées. Dans une piscine, cela correspond typiquement aux bondes de fond, aux projecteurs immergés ou aux petites marches.

Nota bene : le manuel indique qu’il s’immobilise automatiquement près du bord du bassin en fin de tâche ou batterie vide, ce qui est plutôt bon signe pour la récupération.

Sur le terrain

Première bonne surprise, le P1 plonge nettement plus vite que la concurrence. Là où un MOVA Rover X10 ou un Beatbot Sora prennent leur temps pour couler et évacuer l’air, le robot d’ECOVACS gagne le fond sans traîner, ce qui abrège la mise à l’eau. En mode Tout, le robot suit un ordre logique : il commence par les parois et la ligne d’eau, avant de s’attaquer au fond. Le long des murs, il progresse linéairement, avec un écart entre les passages un peu large au premier abord, mais qui se comble après plusieurs passages successifs. En haut de chaque paroi, il marque quelques secondes d’arrêt pour traiter la ligne d’eau.

Le nettoyage du fond obéit à un mouvement particulier. Ce n’est pas exactement le motif en S annoncé par la marque (nous vous laissons en juger dans la vidéo ci-dessous), mais le résultat est là : le robot finit par quadriller le bassin, avec des allers-retours dans le sens de la largeur puis dans le sens de la longueur. Lorsqu’il se retrouve en biais, pour une raison ou une autre, il s’appuie sur les murs pour se réaligner et reprendre des lignes droites. La trajectoire est au final simple et lisible, du moins sur un bassin de forme classique comme le nôtre. Les modes Sol et Paroi reprennent exactement cette logique, chacun isolant sa partie : le mode Paroi traite les murs et la ligne d’eau sans le fond, le mode Sol fait l’inverse. Un fonctionnement cohérent, sans mauvaise surprise.

Là où le P1 montre ses limites, c’est sur les escaliers et les zones peu profondes. Les marches, il ne les nettoie pas vraiment : il parvient à s’y hisser, mais sans les traiter, et leur présence peut même perturber légèrement sa trajectoire ; il y perd parfois du temps. Quant aux zones peu profondes, il ne les couvre pas non plus : il les aborde comme des parois, en se hissant simplement.

Nota bene : nous n’avons pas éprouvé le comportement du robot face à un objet volumineux oublié au fond du bassin, lunettes, jouet ou masque de plongée. Nos confrères européens s’accordent sur ce point : le P1 ne dispose ni de caméra ni de capteur de détection d’obstacles, et il tente d’aspirer ce qui traîne au lieu de le contourner. C’est cohérent avec ce que nous avons observé, une navigation à l’estime qui compense par la méthode ce qu’elle n’a pas en perception. Par précaution, retirez ce type d’objets avant de lancer un cycle.

Un épisode nous a intrigué. À un moment, nous avons retrouvé le robot complètement retourné, sur le dos, en train de flotter à la surface, alors qu’il venait de franchir sans difficulté toutes les aspérités du bassin (trou du skimmer, dispositif de contrôle du niveau d’eau). L’application a heureusement levé le mystère en affichant une alerte « Robot renversé », accompagnée d’une explication : « le basculement survient généralement lorsque le robot escalade une paroi, une marche ou une plage immergée ». La marche à suivre est simple : sortir le robot, l’éteindre puis le rallumer pour effacer le défaut. À noter surtout que le robot détecte lui-même l’incident et le notifie, et que cela ne s’est produit qu’une seule fois sur l’ensemble de nos essais : le P1 ne s’est ensuite jamais rebloqué ni retourné.

Ultramarine P1 retourné
Là, il flotte, naufrage…
Ultramarine P1 replonge
Et là on croit qu’il va repartir… mais en fait non… Message de blocage…

Reste un point faible sur la récupération. En fin de cycle comme en fin de batterie, le P1 s’immobilise au fond de l’eau, sans systématiquement se rapprocher d’une paroi. Il faut donc une perche suffisamment longue pour aller le chercher, parfois au milieu du bassin. Le P1 n’est toutefois pas le seul dans ce cas : l’Aiper Scuba S1 s’arrête lui aussi au fond et se récupère au crochet. D’autres modèles font mieux, à l’image du Maytronics EON 100 et de sa fonction de retour vers la ligne d’eau en fin de cycle (nécessitant toutefois un Cliqueur en option selon la FAQ de Maytronics). Cela dit, le P1 n’est pas taillé pour les très grands bassins, ce qui relativise la contrainte.

Enfin, bonne nouvelle sur un point qui nous avait interrogés : nous n’avons jamais eu besoin des anneaux d’escalade, qui semblent réservés à des configurations vraiment spécifiques. Le robot a grimpé aux parois sans assistance.

Efficacité de nettoyage : à l’épreuve du sable et des feuilles

Là où le robot peut passer, le travail est fait. Les quatre rouleaux indépendants et synchronisés étant motorisés, ils attaquent efficacement les saletés incrustées, y compris sur le vinyle. C’est particulièrement visible sur les jointures du sol, qui retrouvent leur propreté après le passage du P1.

En 44 minutes, notre bassin est passé de sale à nettement plus baignable. Le robot a récupéré environ 99 % des débris, à savoir du sable et de la terre, une poignée de petits cailloux que nous avions disposés et trois grosses feuilles, en plus des saletés incrustées. Un résultat solide pour un premier robot de piscine.

Quelques limites méritent toutefois d’être signalées. Lorsque des débris se trouvent très près d’une paroi, le robot peine à les aspirer de face : il doit d’abord les déplacer avec sa brosse en passant sur le côté, avant de pouvoir les récupérer. Par ailleurs, les remous générés dans l’eau déplacent parfois les débris les plus légers, qui mettent alors plus de temps à être happés. Un point de vigilance : il faut extraire le robot du bassin avec précaution et assez rapidement, faute de quoi il peut relâcher une petite partie de son chargement. C’est un comportement que nous n’avions rencontré sur aucun des autres robots testés jusqu’ici, et qui impose donc une manipulation soigneuse au moment de la récupération.

Ultramarine P1 panier plein
Belle prise !

Enfin, le filtre fin de 3 microns fait bien son office : il capture efficacement les particules fines et permet, dans une piscine déjà relativement propre, un vrai travail de fond pour clarifier l’eau.

Ultramarine P1 panier filtre fin sali

Son revers, c’est qu’il se colmate assez vite. Comptez un rinçage au bout d’une heure environ, sauf si votre eau est déjà très claire au départ.

Autonomie : batterie, recharge et couverture

Côté autonomie, tout dépend du mode d’aspiration retenu, et l’écart est considérable. En mode Max, le plus gourmand, la batterie fond à vue d’œil. Notre séquence a débuté par un cycle en mode Tout, lui aussi en Max, qui n’a duré que 12 minutes avant d’être interrompu, le temps de faire chuter la charge de 100 à 94 %. A suivi un cycle en mode Sol toujours en Max, qui a consommé près de la moitié de la batterie restante (de 94 à 45 %) en 44 minutes. En repassant ensuite en mode Standard, l’autonomie s’améliore nettement : 30 minutes de mode Paroi ont fait passer la charge de 45 à 19 %, puis 18 minutes de mode Sol l’ont amenée sous les 5 %. Nous avons récupéré le robot à 3 % pour lancer la recharge.

appli Ecovacs Home dernier cycle
appli Ecovacs Home batterie trop faible
appli Ecovacs Home journaux

Sur cette séquence mixte, cela représente environ 1 h 30 de nettoyage effectif, en combinant du Max énergivore et du Standard plus raisonnable. On est donc loin des 3 heures mises en avant par la marque, mais l’écart s’explique entièrement : ce chiffre vaut pour le seul mode Eco, le moins gourmand, que nous n’avons pas privilégié ici au profit d’une aspiration plus soutenue. En clair, la promesse des 3 heures n’est pas mensongère, elle correspond simplement au scénario le plus économe. Qui cherche la performance de nettoyage devra composer avec une autonomie sensiblement plus courte, de l’ordre de 1 h 30 en usage exigeant, et probablement plus proche des 2 heures en dosant les modes.

Nota bene : chaque mode exige un niveau de batterie minimal pour se lancer. Selon l’appli, il faut plus de 15 % de charge pour le mode Sol, plus de 50 % pour le mode Paroi et plus de 80 % pour le mode Tout. Étrangement, nous avons pu lancer un mode Paroi de 30 min à 45 % de batterie restante… bizarre mais tant mieux !

En matière de surface, l’application tient un journal précis de chaque cycle, indiquant la superficie balayée et le volume d’eau filtré. Attention toutefois à l’interprétation de ces chiffres : la superficie mesurée par le robot traduit la distance qu’il a parcourue, passages superposés inclus, et non la taille réelle de votre bassin. Quant à la recharge, elle est plus rapide qu’annoncé. Il nous a fallu 3 h 20 pour faire passer la batterie de 3 à 100 %, là où ECOVACS annonce environ 4 heures. Le P1 tient donc, et dépasse même sa promesse sur ce point.

Ultramarine P1 branché

Nota bene : d’après nos estimations, une charge complète du P1 représente de l’ordre de 0,13 kWh, soit quelques centimes seulement au tarif réglementé français. Rapporté à une saison entière de baignade, la facture se compte en quelques euros à peine, très loin d’un robot filaire ou d’un nettoyage par surpresseur.

En combinant une autonomie de l’ordre de 1 h 30 à 2 heures et une recharge de 3 h 20, un cycle complet suivi de sa recharge mobilise le robot un peu moins de cinq heures. En rechargeant à la chaîne, on peut donc théoriquement enchaîner quatre à cinq cycles par jour. Mais en pratique, cette réserve est très surdimensionnée pour un bassin ordinaire. Le nôtre, un rectangle de 6,5 m sur 3 pour 1,5 m de profondeur, ne représente qu’une cinquantaine de mètres carrés entre fond et parois, quand le P1 est donné pour couvrir jusqu’à 180 m² de fond. Autant dire qu’une seule charge en traite l’intégralité sans forcer, et qu’un cycle quotidien suffit amplement à l’entretenir. L’autonomie du P1 ne montrera ses limites que sur de grands bassins, ou lors d’une remise en état après un long abandon.

Entretien : aussi simple que possible !

C’est là qu’avec ses 10,5 kg, le P1 reste plus maniable que les 15,8 kg du Rover X10, véritable séance de musculation en fin de nettoyage lors de notre test, tout en restant plus corpulent que les Aiper Scuba, qui filent sous les 8 kg. Cela étant, le P1 évacue rapidement son eau dès qu’on le sort du bassin, ce qui limite l’effort ressenti à la sortie.

Ultramarine P1 sorti de l'eau

C’est d’ailleurs une réponse « passive » à un problème que certains concurrents, comme le Beatbot Sora 30, traitent par un système d’évacuation dédié : ici, pas de dispositif particulier, juste un robot qui se vide vite de lui-même.

L’IP68 et les matériaux anti-corrosion signifient que vous n’avez aucune précaution particulière à prendre pendant l’usage : le robot reste en eau traitée, sel ou chlore, sans rinçage obligatoire du corps après chaque sortie. Selon notre guide d’entretien universel des robots-piscines, un rinçage occasionnel à l’eau claire reste un bon réflexe à avoir. Le nettoyage périodique passe par la turbine et par le remplacement des consommables. L’accès à la turbine, le démontage des rouleaux, des chenilles et de l’anneau d’escalade sont documentés dans le manuel via des clips et des mécanismes à dégagement rapide : une maintenance accessible sans outillage lourd.

appli Ecovacs Home usure des consommables
appli Ecovacs Home guide des accessoires
appli Ecovacs Home entretien FAQ Ultramarine P1

ECOVACS fournit une procédure d’hivernage claire, à respecter pour préserver la batterie (et la garantie !). Avant le remisage, il faut nettoyer et sécher soigneusement le panier, les rouleaux, les chenilles et les engrenages, en s’assurant qu’il ne reste aucune eau à l’intérieur du robot. Le P1 doit ensuite être rangé complètement chargé, dans un endroit ventilé et à l’abri du soleil, à une température comprise entre 5 et 45 °C et sous 80 % d’humidité. En cas de stockage prolongé, la marque recommande de recharger la batterie entre 40 et 60 % tous les trois mois.

Accessoires et consommables

À 549 €, le P1 arrive bien équipé, mais la vraie question pour l’acheteur, c’est le coût dans la durée. Bonne nouvelle : les deux paniers filtrants (180 et 3 µm) sont lavables et réutilisables. Seul le filtre fin 3 µm a une durée de vie annoncée, 150 heures selon la notice, ce qui en fait le consommable régulier à budgéter. Les autres pièces (chenilles, brosses, grattoir, anneau d’escalade) sont des pièces d’usure dont la longévité dépend fortement de votre bassin et de votre fréquence d’utilisation, sans recommandation chiffrée du fabricant.

  • Panier filtrant extérieur (la maille 180 µm) : 39,99 €
  • Panier filtrant interne (filtre fin 3 µm) : 24,99 €
  • Anneau d’escalade : 39,99 €
  • Brosse pour anneau d’escalade : 19,99 €

En partant d’un usage courant, une saison de baignade d’environ cinq mois avec deux à trois cycles par semaine, on tourne autour de 120 heures de fonctionnement par an. À ce rythme, le filtre 3 µm (24,99 €) doit être remplacé un peu moins d’une fois par an, soit environ 20 € par an.

Les autres pièces d’usure (panier extérieur 180 µm à 39,99 €, brosses, chenilles, grattoir) sont lavables ou se remplacent selon leur usure réelle, sans fréquence recommandée par le fabricant. Leur durée de vie dépend trop de votre bassin, de la nature des débris et de l’intensité d’utilisation pour avancer un chiffre fiable. Nous préférons donc ne pas gonfler artificiellement l’addition avec des estimations hasardeuses : retenez qu’au strict minimum, comptez une centaine d’euros de consommables sur cinq ans, ce montant augmentant avec le remplacement éventuel des brosses et des chenilles.

Nota bene : au moment du test, seuls les paniers filtrants et les pièces liées à l’anneau d’escalade sont commandables en ligne sur la boutique française. Les brosses, chenilles et grattoir, pourtant identifiés comme des pièces remplaçables dans l’application, n’y figurent pas encore.

Guide À lire aussi🔥 → Guide pour choisir son Robot Piscine (et éviter de perdre jusqu’à 2 000 € en options inutiles) Vous avez déjà entendu cette phrase : « mon rêve, là maintenant, c’est une piscine creusée dans mon jardin ». Un an plus tard, la même personne : « si j’avais su l’entretien qu’il faut se coltiner… » Ce dramatique scénario n’est plus une fatalité en 2026 ! Il suffit de bien s’équiper. Pour aller plus loin, consultez notre

Avis sur l’ULTRAMARINE P1 : positionnement face à la concurrence et alternatives sérieuses

En s’affichant à 549 €, le P1 arrive avec des arguments solides pour le tarif : une aspiration UltraPure annoncée à 18 200 L/h, une filtration double couche 180 µm + 3 µm fournie de série et une fabrication qui vise la durée (coque marine, inox 316, étanchéité IP68), le tout piloté depuis l’application ECOVACS HOME sur les trois zones fond, parois et ligne d’eau. Néanmoins, le robot ne vient pas se garer contre une paroi en fin de cycle, ce qui oblige à aller le repêcher au fond. La connexion uniquement Bluetooth est un parti pris qui simplifie la mise en route, mais s’accompagne de quelques lenteurs logicielles dans le menu Entretien.

Nota bene : dès qu’il tombe autour de 450 €, comme on le voit régulièrement en promotion, ses quelques défauts se pardonnent aisément et il devient l’une des meilleures portes d’entrée du robot de piscine sans fil. Notre conseil : si vous n’êtes pas pressé, guettez les promotions, elles font passer le P1 du statut de bon choix à celui de très bonne affaire.

Ultramarine P1 sur les parois

Sur ce segment autour de 500-600 €, la concurrence est dense et, disons-le d’emblée, plusieurs rivaux corrigent précisément les deux points faibles du P1 : la récupération en fin de cycle et le traitement des zones peu profondes. Voici les alternatives que nous jugeons les plus pertinentes.

Aiper Scuba S1 : le rival direct que nous avons déjà éprouvé (2026)

C’est la comparaison la plus légitime, et la plus parlante puisque nous avons fait passer l’Aiper Scuba S1 2026 sur notre propre bassin. Au 27 août 2026, il est affiché 494 € sur la boutique officielle Aiper (599 € barrés) : il est donc, au prix réel, une cinquantaine d’euros moins cher que le P1. Il couvre lui aussi le fond, les parois et la ligne d’eau, sur des bassins jusqu’à environ 150 m², et sa version 2026 ajoute les plans de nettoyage hebdomadaires et le pilotage connecté via l’application.

Scuba S1 dans un escalier

Son atout face au P1 tient surtout au poids : autour de 7,5 à 7,7 kg, il se sort d’une seule main, quand le P1 dépasse les 10 kg. Sur la filtration, en revanche, il n’y a pas de différence à faire valoir : le S1 embarque lui aussi un MicroMesh 3 µm de série, exactement comme le P1. Le départage se joue donc ailleurs : construction plus ouvertement taillée pour l’eau salée côté ECOVACS (inox 316, IP68), écosystème Aiper plus mûr et poids plume de l’autre. Comme le P1, le S1 s’arrête au fond en fin de cycle : sur ce point précis, les deux robots sont logés à la même enseigne.

Wybot C2 : (2026)

Le Wybot C2 peut se montrer difficile à battre. Son tarif conseillé et son prix réel variant fortement selon les enseignes et les promotions, nous le donnons volontairement sans montant figé : à vérifier au moment de votre achat (relevés observés entre 510 € et 700 € selon les périodes). Au-delà du tarif, il oppose au P1 un stationnement automatique qui ramène le robot au bord du bassin en fin de cycle ou lorsque la batterie faiblit. Il couvre les trois zones fond, parois et ligne d’eau. Il propose un système d’aspiration à double flux et trois moteurs, piloté par l’application Wybot, laquelle met en avant davantage de modes et de trajectoires personnalisables.

Wybot C2 plongé dans l'eau

Face à lui, le P1 défend sa double filtration 180 + 3 µm de série : le C2 filtre en couche fine à 10 µm, moins fin que le 3 µm de l’ECOVACS, ce qui donne au P1 l’avantage sur la clarté de l’eau. À cela s’ajoute l’intégration à l’écosystème ECOVACS HOME, déjà partagé avec les aspirateurs et tondeuses de la marque. La bascule se fait donc surtout sur le prix réel au moment de l’achat : si le C2 est fortement remisé, il devient très agressif ; au tarif plein, le P1 reprend l’avantage sur la finesse de filtration et la finition.

Beatbot Sora 30 : l’équilibre qui coûte un peu moins (2026)

Autour de 578 € affichés au 27 août 2026 (899 € en prix conseillé sur la boutique Beatbot France, remise supplémentaire à l’inscription), le Beatbot Sora 30 est sans doute l’alternative la plus complète de cette sélection. D’abord, il embarque un stationnement intelligent en surface : le robot remonte automatiquement pour une récupération sans perche, là où le P1 reste au fond. Ensuite, il traite les zones peu profondes dès 20 cm (plateformes, marches, plages immergées), quand le P1 se contente de s’y hisser. Il y ajoute une aspiration de 25,7 m³/h, jusqu’à 5 heures d’autonomie, une navigation à capteurs ultrasoniques et le Wi-Fi bibande 2,4 GHz.

Sora 30 sous l'eau

Où le P1 garde-t-il l’avantage ? Sur la filtration fine de série : le Sora 30 est livré avec un filtre 150 µm, son ultra-fin 3 µm étant vendu séparément, là où le P1 fournit ses deux couches d’emblée. Et sur la construction affichée anti-corrosion (inox 316, IP68) pour l’eau salée. Mais soyons honnêtes : à tarif comparable, voire légèrement inférieur, le Sora 30 propose une couverture plus complète et une récupération plus pratique. C’est un concurrent redoutable, à ne pas éluder.


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8.0 /10
Modeste mais sérieux

Pour un premier robot de piscine, ECOVACS réussit son entrée. L'ULTRAMARINE P1 vise juste, à un tarif contenu, et tient l'essentiel de ses promesses. Là où il peut passer, le nettoyage est sérieux : les rouleaux motorisés décollent efficacement les saletés incrustées, et le robot a récupéré la quasi-totalité des débris de notre bassin en trois quarts d'heure. Sa navigation, sans être révolutionnaire, reste simple et lisible sur un bassin de forme classique, avec des trajectoires qui finissent par tout quadriller. L'expérience logicielle est un autre point fort, portée par une application ECOVACS HOME bien structurée, très pédagogue à la prise en main.

En revanche, le P1 ne traite pas les marches ni les zones peu profondes, se contentant de s'y hisser. Il faut aller le récupérer au fond du bassin en fin de cycle, faute d'un retour automatique au bord. Il exige une manipulation soigneuse à la sortie de l'eau, sous peine de relâcher une partie de sa récolte, un défaut que nous n'avions jamais rencontré ailleurs.

Pour nous, l'ULTRAMARINE P1 s'adresse aux propriétaires de piscines de taille raisonnable, de forme simple, qui cherchent un robot efficace et facile à vivre sans y mettre le prix d'un modèle haut de gamme. Sur ce créneau, ECOVACS signe un premier essai convaincant, qui capitalise intelligemment sur le savoir-faire de la marque en robotique domestique.

  • Design 7.5
  • Ergonomie 8
  • Performances et efficacité de nettoyage 8
  • Entretien 7.5
  • Autonomie 8.5
  • Rapport qualité/prix 8.5
≥ 7 5–7 < 5

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Prix indicatifs, susceptibles d'évoluer. L'image de une peut avoir été générée en tout ou partie par IA.

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Julien Gilbert
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Issu d'une formation littéraire, j'aime observer l'environnement et ses transformations. À ce titre, je pense qu'il est bon de se frotter à... (voir plus)

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