IA cognitive, double caméra, nettoyage de surface et distributeur de chlore : le haut de gamme Aiper pousse loin. À l’IFA 2026, le spécialiste des piscines met en avant le Scuba V3 Ultra, qu’il présente comme le premier robot de piscine 6-en-1 à « IA cognitive » au monde. Un modèle que nous suivons depuis le CES de janvier, et qui prolonge le Scuba V3 passé sur notre banc.
Aiper, qu’Euromonitor classe n°1 des robots de piscine et qui revendique plus de 4 millions d’utilisateurs, n’a cessé de monter en gamme. Depuis deux ans qu’on éprouve Aiper dans nos bassins, on a vu la marque grimper : du Scuba X1 sans caméra (dans lequel on rappelait que, sans vision, un robot hésite) jusqu’au Scuba V3 « vision » que nous avons testé, puis à ce V3 Ultra qui coiffe la gamme.
Au menu : deux caméras, le nettoyage du fond, des parois, de la ligne d’eau, de la surface et des zones peu profondes, un distributeur de galets de chlore, 32 200 L/h d’aspiration et jusqu’à 240 minutes d’autonomie. Le meilleur moyen de juger ce nouveau sommet n’est-il pas de le confronter à ce que nous avons mesuré nous-mêmes ? On fait le comparatif express !
Couverture : le nettoyage de surface qui manquait
Sur le Scuba V3, l’absence de nettoyage de surface nous avait conduits à renvoyer vers un skimmer dédié comme l’EcoSurfer : le robot gérait le fond, les parois et la ligne d’eau, mais laissait la surface de côté. Le V3 Ultra annonce une couverture complète (fond, parois, ligne d’eau, surface de l’eau et zones peu profondes dès 20 cm), et s’offre même le luxe d’y ajouter un compartiment à galets de chlore.



Ce dernier point n’est pas anecdotique : avec lui, le traitement de l’eau entre dans la boucle, et le robot peut participer à l’équilibre du bassin. C’est le sens du « 6-en-1 » revendiqué.
Vision et IA cognitive : la montée en gamme à éprouver
Le V3 était déjà le modèle « vision » de la gamme ; le V3 Ultra passe à deux caméras, lesquelles assurent la perception de la profondeur au-dessus comme en dessous de la ligne d’eau. Aiper annonce également une portée de détection de deux mètres, une réaction en 0,1 seconde et la reconnaissance de plus de 20 types de salissures, le nettoyage s’adaptant à la quantité détectée.

Nota bene : selon la marque, les images ne sont ni stockées ni envoyées vers le cloud.
Par-dessus vient la couche « IA cognitive », baptisée AI Patrol Cleaning : le robot est censé croiser les préférences de l’utilisateur, la météo locale et les dimensions du bassin pour choisir seul le mode optimal, jusqu’à tenir un programme de sept jours sans intervention. C’est l’argument central de la marque, et celui sur lequel nous restons prudents. La question que nous posions déjà au CES tient toujours : cette IA améliore-t-elle réellement la régularité du nettoyage ? On espère bien le vérifier empiriquement !

Aspiration et filtration : on vise le haut du panier
Côté puissance, la double pompe grimpe à 32 200 L/h, là où le V3 restait plus mesuré, avec 18 169 L/h. C’est même l’une des aspirations les plus élevées du moment. Proche du MOVA Rover X10 et de ses 38 000 L/h, il devance largement les 25 738 L/h du tout nouveau robot de piscine de Roborock.
La filtration, elle, ne change pas : on retrouve le système MicroMesh multiétage 180 + 3 µm déjà éprouvé sur le V3, qui capture aussi bien les gros débris que les particules fines. Une valeur sûre, que nous apprécions chez Aiper.
Autonomie, poids et sortie du bassin : pas que des améliorations
En nettoyage du fond, Aiper annonce jusqu’à 240 minutes d’autonomie, une valeur nettement plus haute que le V3, qui affichait 210 minutes maximum (en mode ECO). Cela reste inférieur à un AquaSense X (5 heures en fond de bassin) ou un Rover X10 (6 heures en fond de bassin), mais le prix a aussi des chances d’être bien plus raisonnable.

Le JellyFloat Lift Engine, présenté comme économe en énergie, doit fiabiliser les déplacements et surtout faciliter la remontée en fin de cycle. En revanche, la double pompe, les deux caméras et le compartiment à chlore se paient sur la balance. Le V3 tournait autour de 8,2 kg selon les tests indépendants ; le V3 Ultra grimpe à 13 kg. Aiper compte sur le JellyFloat et l’évacuation rapide de l’eau pour alléger la sortie, mais 13 kg à hisser hors du bassin, on vous assure que ce n’est pas rien…
Prix, disponibilité et écosystème : la suite au prochain épisode
Nous avions déjà pointé, en juillet, que le V3 Ultra, primé au CES, se vendait alors uniquement aux États-Unis, sans prix ni date pour la France. Aiper nous confirme à l’IFA que ce modèle ne sera pas commercialisé en France cette année, ni en 2027.
Nota bene : le V3 Ultra s’inscrit dans l’écosystème connecté Smart Yard, la véritable tête d’affiche du stand Aiper : via son « AIoT », la marque veut faire dialoguer robots de piscine, arrosage, tonte, capteurs de sol et stations météo depuis une seule application, autour de trois routines (Daily, Climate et Vacation Care).
Ce qu’on ira vérifier
Le Scuba V3 Ultra, c’est : plus de vision, plus d’aspiration, un nettoyage complet jusqu’à la surface, et une couche d’IA à faire valoir. Sur le papier, il répond à plusieurs limites que nous avions relevées sur le V3. On espère qu’il saura le prouver une fois dans l’eau. Et vous, l’« IA cognitive » sur un robot de piscine vous convainc-t-elle, ou attendez-vous d’abord de voir le résultat ? Dites-nous tout en commentaires !
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