Avec le RockAqua P1, le roi de l’aspirateur robot débarque dans la piscine à l’IFA 2026. Sur un marché tenu par des spécialistes, son premier plongeon est prometteur… mais prudent. On vous révèle ce qui nous a donné envie de le tester !
Chez Meilleure-Innovation, le robot de piscine est une spécialité : nous avons passé au banc à peu près tout ce qui compte, de l’Aiper Scuba V3 au Dolphin Nautilus, en passant par Beatbot, MOVA, Wybot et Ecovacs. Roborock, en revanche, nous le connaissons surtout sur la terre ferme, où il fait figure de référence pour la navigation et l’application, avec un SAV France et une durabilité éprouvés. À l’IFA 2026, Roborock ouvre un tout nouveau chapitre : la piscine. Le RockAqua P1, premier modèle d’une gamme baptisée RockAqua, est un robot sous-marin qui nettoie le fond, les parois, la ligne d’eau et les zones peu profondes (dès 15 cm), avec une aspiration annoncée de 25 738 L/h, une double filtration 180 + 70 µm et jusqu’à 3,5 heures d’autonomie.
Le RockAqua P1 vise à transposer dans le bassin le savoir-faire terrestre de la marque, notamment en matière de navigation autonome et de détection de saletés. L’intention est louable. Mais les conditions changent radicalement : flottabilité, parois verticales, ligne d’eau, eau trouble, étanchéité et endurance des batteries immergées sont autant de contraintes propres à la piscine, où l’expérience acquise au sol ne garantit rien. Un décalage qui rend l’exercice intéressant, par ailleurs récemment relevé par Ecovacs.
Couverture et navigation : reconnaissance d’obstacles mais équipement modeste
Le RockAqua P1 nettoie le fond, les parois, la ligne d’eau et les plages immergées dès 15 cm d’eau, avec un parcours adaptatif censé gérer les formes de bassin les plus variées. L’évitement d’obstacles repose sur une caméra monoculaire et la reconnaissance visuelle, pour repérer bondes de fond et marches.

Un choix plutôt révélateur : les premiums concurrents (Aiper Scuba V3 Ultra, Beatbot) embarquent une double caméra pour percevoir la profondeur. Pour une marque dont la navigation est la signature sur terre, se limiter à une caméra monoculaire est une entrée en matière étonnamment prudente.
Aspiration et filtration : un bon début sans vraiment faire de l’ombre
Roborock annonce 25 738 L/h (6 800 GPH), un bac à débris de 4 litres et une double filtration 180 + 70 µm. L’aspiration est adaptative : la puissance baisse à l’approche des gros débris pour ne pas les disperser, puis remonte au contact, tandis que la patrouille intelligente ClearVision priorise les zones les plus encrassées pour éviter oublis et passages inutiles.


Deux bémols au benchmark : ces 25 738 L/h passent sous les 32 200 L/h que revendique l’Aiper Scuba V3 Ultra, et l’étage fin de 70 µm reste loin du MicroMesh d’Aiper, qui descend à 3 µm.
Autonomie et recharge : un atout à mesurer
L’autonomie atteint 3,5 heures en nettoyage du fond, pour une recharge annoncée de 3,5 heures également, avec un ajustement du moteur censé optimiser la consommation selon la configuration du bassin et le niveau de saleté. Des valeurs solides, dans la moyenne haute du segment, mais qu’un test en conditions réelles devra confirmer.
Sortie du bassin et pilotage : on l’attend au tournant !

La fonction Auto Waterline Parking ramène l’appareil à la ligne d’eau en fin de cycle (ou batterie à plat) pour le retrouver et l’extraire facilement, et une évacuation rapide de l’eau l’allège au moment de le hisser.

Le tout se pilote et se programme depuis l’application Roborock, normalement un aspect largement maîtrisé par le fabricant, et l’un des rares terrains où il arrive d’emblée en avance sur des spécialistes bien implantés.
Prix et disponibilité : affaire à suivre

Pour le moment, rien n’a été dévoilé sur le positionnement tarifaire. Mais c’est le point qui risque de le rendre juste correct ou particulièrement menaçant. Nous mettrons cet article à jour dès que la marque précisera son calendrier !
Ce qu’on ira vérifier en test

Roborock qui plonge dans la piscine, c’est l’un des mouvements les plus intéressants de cet IFA : un poids lourd de l’aspirateur qui s’attaque à un marché de spécialistes, avec une fiche prometteuse mais volontairement mesurée. On a vraiment hâte de le plonger dans notre bassin d’essai. Et vous, feriez-vous confiance à un nouveau venu pour l’entretien de votre piscine, ou préférez-vous un spécialiste installé ? Dites-nous tout en commentaires !
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