Plus compact et plus léger que ses aînés de la série V, le TerraMow Mini 500 garde la recette de la marque : des caméras à la place du fil périphérique et de l’antenne RTK, et une carte du jardin qu’il dresse seul. Dans un jardin modeste et morcelé, comme il en existe partout, la formule tient-elle ses promesses ? Verdict après une semaine de tonte.
Il y a près d’un an, le TerraMow V1000 nous avait sincèrement surpris : cartographie autonome par caméras, ni fil périphérique ni antenne RTK, et un 8,5/10 à l’arrivée. Le Mini 500 ouvre désormais la gamme. Il s’affiche à 749 € sur la boutique officielle (799 € avec abri), 100 € sous le V600. Il vise 500 m², pèse 10,1 kg, 1,7 kg de moins que les V600 et V1000, et intègre un mode Spot. TerraMow lui prête aussi la reconnaissance de plus de 500 types d’objets.

Ce format compact fait-il l’affaire sur un terrain modeste ? Pour le savoir, nous l’avons utilisé en fin d’été pendant une semaine, dans un petit jardin découpé en plusieurs zones qui totalisent 54 m², à peine plus d’un dixième de la surface recommandée. Nous aurions aimé faire plus, mais notre terrain le plus utilisé (environ 150 m²) manquait trop d’herbe pour réaliser un essai convaincant. Nous y avons tout de même lancé une cartographie pour voir comment le robot se comportait sur une parcelle plus grande avant de le remballer aussitôt. Nous en parlerons donc aussi.
Nota bene : fin d’été oblige, nous n’avons eu à tondre que des parcelles d’herbe non brûlées.
| Caractéristiques techniques | TerraMow Mini 500 |
|---|---|
| Dimensions | 555 × 371 × 267 mm |
| Poids | 10,1 kg |
| Navigation | TerraVision™ 2.0, vision IA à triple caméra Détection d’obstacles : Vision 3D Cartographie : automatique par IA, sans câble périphérique ni station RTK |
| Surface recommandée | jusqu’à 500 m² |
| Surface tondue par charge (valeur constructeur) | 130 à 250 m² |
| Temps de tonte par charge (valeur constructeur) | jusqu’à 150 min |
| Rendement de tonte (valeur constructeur) | 75 à 110 m²/h selon la complexité du terrain |
| Largeur de coupe | 18 cm |
| Hauteur de coupe | 20 à 60 mm, réglage manuel |
| Capacité de franchissement de pente | jusqu’à 32,5 % (18°) |
| Espace minimum de passage | 60 cm1 |
| Disque de lames | 1 disque de coupe avec 3 lames |
| Batterie | Lithium-ion, 3,96 Ah (88,7 Wh) |
| Temps de charge (annoncé) | env. 120 min |
| Volume sonore | annoncé : < 56 dB mesuré (sonomètre à 1 m de distance en tonte et en déplacement) : 65 dBA |
| Température de fonctionnement | 0 à 50 °C |
| Indice d’étanchéité | IPX6 |
| Connectivité | Wi-Fi / Bluetooth / 4G en option (à venir) |
| Assistance vocale / domotique | Home Assistant compatible |
| Garantie | 3 ans (batterie : 2 ans) |
| Prix conseillé | 749 € (799 € avec abri) |
Points forts du TerraMow Mini 500
Nous avons rassemblé les meilleurs atouts de ce robot-tondeuse de poche selon notre appréciation en y détaillant nos observations personnelles.
Installation simplifiée au maximum
Le carton va à l’essentiel : robot, base et visserie, alimentation, lames de rechange. Nous avons reçu la version standard, sans abri : ce dernier s’ajoute à l’achat pour 50 € de plus.

Appairage en Bluetooth comme en Wi-Fi et mise à jour du firmware compris, il nous a fallu 10 minutes, via l’application TerraMow Pro, distincte de celle du V1000. Elle nous a bien guidés pendant cette étape, schémas à l’appui, jusqu’aux deux boutons à maintenir enfoncés sur le robot pour le passer en mode appairage.



Seule consigne avant la cartographie : indiquer le sens de tonte par rapport à la base. Le robot relève ensuite seul les limites de la pelouse. 12 minutes ont suffi pour cartographier une zone de 40 m², soit un peu plus de 3 m² à la minute. Cela peut sembler très correct, mais dès que le terrain augmente, ce rendement devient assez longuet. On y reviendra.



Même économie de moyens pour la hauteur de coupe (20 à 60 mm), réglée à la main sur le robot. Pour une parcelle isolée, le mode Spot prend le relais : on dépose le robot, il tond puis s’arrête en bordure.
L’appareil en profite pour dresser une mini-carte que vous pouvez sauvegarder dans l’application comme une seconde carte, laquelle ne comporte pas le dock de charge dans son dessin.



Aucun passage ne rejoignant la base, c’est à vous de rapporter le robot à sa station, puisque ce n’est pas une zone reliée à votre terrain initial.

Sa poignée facilite le transport, mais ses 10,1 kg, un peu plus qu’un pack de six bouteilles d’eau d’un litre et demi, pèseront davantage à une personne âgée ou peu habituée aux charges.
Mode télécommandé très fonctionnel
Le mode télécommandé transforme le smartphone en manette, au choix en portrait, avec un joystick unique, ou en paysage, avec deux commandes séparées pour avancer et pour tourner. À l’ouverture, un avertissement rappelle que la fonction est interdite aux mineurs et demande de garder ses distances avec les enfants, les animaux et les objets de valeur. Un large bouton rouge coupe tout, et la tonte manuelle s’interrompt d’elle-même après 60 secondes d’inactivité.

En télécommande, la liaison Bluetooth n’a jamais décroché pendant nos essais, un net progrès sur le V1000, dont la connexion « se grippe très vite dès que la tonte est en cours ». Nous avons ainsi pu tondre quelques touffes là où le robot avait hésité, sans sortir un autre appareil. C’est pour nous une preuve de solidité logicielle, qui rend d’autant plus regrettable la quasi absence de téléguidage au moment de cartographier.
Application du TerraMow Mini 500 : de quoi personnaliser sa tonte à un prix raisonnable
Certes, l’application TerraMow Pro n’atteint ni la richesse de celles de Segway et de Mammotion, ni la convivialité de celle d’Ecovacs. Pour un robot d’entrée de gamme, elle laisse pourtant la main sur l’essentiel, et même un peu plus.



Les réglages de tonte s’appliquent à toutes les zones en mode général, ou zone par zone en mode personnalisé. Ils valent pour les tâches programmées comme pour celles lancées à la main :
Une option affine aussi la reconnaissance de l’herbe jaunie : activée pendant notre test, elle n’a pas modifié le comportement du robot de manière très significative. La programmation, quant à elle, va au-delà du simple créneau horaire : chaque tâche se lance une seule fois ou chaque semaine, sur toute la pelouse, sur une zone précise ou sur les seules bordures.



La durée de travail se cale sur le soleil : par exemple, on peut régler à 30 minutes après son lever et 10 minutes avant son coucher. La recharge nocturne intelligente met la charge en pause à 80 % pendant la nuit et la reprend une heure avant le lever du soleil (de quoi ménager une batterie garantie deux ans seulement).



Côté sécurité, les garde-fous ne manquent pas :
La carte, enfin, profite de quelques automatismes. Le verrouillage des frontières empêche le robot d’y ajouter de nouvelles zones pendant la tonte. Une suggestion intelligente propose des zones interdites là où il s’est retrouvé bloqué, et des « textures de carte intelligentes » l’enrichissent d’une vue d’oiseau détaillée.



S’y ajoutent l’historique des tontes, les notifications, le partage de l’appareil avec d’autres utilisateurs, une invite vocale réglable en volume et disponible en français, un manuel intégré, un suivi d’entretien et les mises à jour du firmware (version 10.16.18 lors de notre test), sans oublier la télécommande et le mode Spot évoqués plus haut. TerraMow annonce aussi une compatibilité Home Assistant.
Tout n’y est pas pour autant. Le Luba mini 2 AWD 1500, par exemple, ajoute à sa cartographie manuelle jusqu’à 20 zones et des clôtures virtuelles. Il offre aussi une gestion fine de la batterie : limite de charge, seuil de retour à la base, niveau de reprise et recharge en heures creuses. Le Mini 500 s’en tient à sa recharge nocturne. L’ergonomie, elle, reste en retrait de l’application d’Ecovacs, accueillante et très guidée sur notre GOAT O1200 LiDAR Pro.
Nota bene : lors de notre test du V1000, nous regrettions qu’il ne soit pas possible de régler la sensibilité des capteurs et l’absence de mode « ne pas déranger ». Le Mini 500 corrige en partie le tir : sa plage de travail calée sur le soleil tient lieu de garde-fou horaire, et la sensibilité de la détection de pluie se règle. En revanche, la sensibilité aux obstacles n’est toujours pas réglable.
Navigation : fiable et prudente, parfois un peu trop

Une fois la carte établie, le Mini 500 couvre l’intérieur des zones de façon assez complète, en mode Spot comme en tonte automatique. Son mode bordure est sérieux : il fait au moins deux fois le tour de la zone, et utilise une manœuvre en marche arrière pour mieux dégager les angles. Le retour à la base n’a jamais posé le moindre problème.
Les obstacles sont respectés, à trois petites touches près, sur un pied de chaise, une amphore et une pierre de délimitation, sans aucun dégât après deux ou trois passages devant chacun.
Le robot pèche en revanche par excès de précaution. Quand un brin de végétation retombe au niveau de sa caméra, il le contourne par un large détour, avant de se rattraper dès qu’il le voit sous un autre angle. Il boude aussi certains passages un peu étroits (dont un de plus d’un mètre, ce qui nous a étonné), parfois sans conséquence, parfois avec une touffe ou deux oubliées, que la télécommande permet de rattraper.
Face à un obstacle vivant, enfin, il fait demi-tour comme devant un objet immobile, en gardant une marge d’une trentaine de centimètres à vue d’œil. Il ne nous est jamais rentré dedans. Cela dit, l’application demande elle-même de tenir enfants et animaux à l’écart du robot ; un hérisson en peluche évité ne prouve pas une protection complète.
Qualité de tonte : une coupe nette, à un rythme tranquille
Le Mini 500 n’a pas eu peur d’attaquer des herbes assez hautes, ni les brins secs de notre fin d’été. Son petit gabarit couche peu l’herbe : sur une belle pelouse, on peut s’attendre à une coupe propre. En mode Spot, sur un terrain qu’il ne connaît pas, il tond de façon aléatoire et ne laisse donc pas de lignes. Sur une zone cartographiée, il avance en bandes : mieux vaut alors choisir la direction de tonte et la faire alterner, ce que fait l’option « Rotation automatique ». L’espacement des passages et la vitesse de la lame se règlent aussi, comme nous l’avons vu plus haut.
Il n’a pas de coupe-bordure, et sa largeur de coupe reste modeste, 18 cm contre 20,3 cm sur les V600 et V1000. Le robot laisse ainsi environ 10 cm non tondus le long des bordures : en effet, un disque de 18 cm centré dans une coque de 37,1 cm de large laisse environ 9,5 cm de chaque côté. Grâce à l’application, l’appareil peut chevaucher les limites quand elles ne sont pas physiques, ce qui peut nettement réduire cet écart. D’autre part, l’option « Mow Box », à tracer sur la carte à la main, permet de ne tondre que certains coins d’une zone. La hauteur de coupe mécanique a en revanche un revers : impossible de programmer une hauteur différente par zone sans intervenir manuellement.
L’historique d’une matinée de test donne la mesure du rendement : 8,3 m² en mode Spot en 17 minutes, 33,4 m² en tonte automatique en 36 minutes, puis 14,1 m² de bordures en 14 minutes, soit 56 m² en un peu plus d’une heure. En tonte automatique, cela représente environ 56 m² à l’heure, loin des 75 à 110 m² annoncés. Nous pondérons ce chiffre, car notre petit jardin morcelé n’est pas le terrain le plus favorable au rendement. De plus, nous ne l’avons pas configuré en vitesse maximale.



La batterie est passée de 81 % à 58 %. Le robot a donc consommé environ 23 points pour 67 minutes d’activité et 56 m² tondus. En extrapolant linéairement, une charge complète couvrirait de l’ordre de 200 m² pour 85 points (à cause du retour à la base à partir de 15 %2), dans le haut de la fourchette de 130 à 250 m² annoncée. En durée, la même extrapolation donne environ quatre heures d’activité en extrapolation linéaire, plus d’une fois et demie l’annonce. Néanmoins, l’herbe clairsemée et sèche de notre fin d’été a sans doute bien moins sollicité le moteur de coupe qu’une pelouse de printemps. Quant à la recharge, il a fallu 60 minutes pile pour passer de 45 à 100 %, ce qui place une charge complète à un peu moins de deux heures à ce rythme, en accord avec les 120 minutes annoncées.

La couverture de 500 m² est donc tout à fait réaliste (en près de neuf heures de tonte effective et deux recharges, une douzaine d’heures en tout, réparties sur plusieurs sessions) tant que la batterie et les lames tiennent la route !
Nota bene : nous n’avons pas eu l’occasion de mesurer une charge complète, vu la taille limitée du terrain. Selon le manuel, le TerraMow Mini 500 retourne automatiquement à sa station de recharge lorsque son niveau de batterie passe sous les 15 %. Il se recharge ensuite avant de reprendre sa tâche.
Points faibles du TerraMow Mini 500
Il y a néanmoins quelques frictions que nous sommes obligés de soulever pour que vous ne soyez pas pris au dépourvu lorsque vous sortirez la machine du carton.
Connectivité : le Wi-Fi décroche, et la 4G se fait attendre
Dans notre jardin, le signal Wi-Fi devenait instable dès que le robot s’éloignait un peu de la maison (au-delà de 10 mètres). Pour garder la main, nous avons compensé avec le Bluetooth, qui peut lui aussi décrocher quand on navigue dans l’application (mais jamais en mode tonte téléguidée). Nous avons alors tenté de relier le Mini 500 à un routeur mobile (2,4 GHz). Cette solution de connexion, notre Lymow One Plus l’acceptait sans difficulté : peine perdue, le robot n’a accepté que nos réseaux Wi-Fi domestiques. Toutefois, il est vrai que la tonte se poursuit sans connexion, sur la carte et le planning enregistrés : ce sont le pilotage et le suivi à distance qui en pâtissent.

La 4G devait justement combler ce manque. Avec d’autres marques, nous avons l’habitude de la trouver activable dès la première utilisation, avec une période d’abonnement offerte : la carte SIM du Lymow One Plus l’était la première année. TerraMow ne veut pas faire exception ; sur la plupart de ses robots équipés, la 4G prend le relais quand la machine sort de la couverture Wi-Fi. Le V1000 l’embarque bel et bien, avec 1 Go de données offert pendant un an. Sur le Mini 500, la fiche la range en option, mais précise, entre parenthèses : « Lancement prochain ». Pourtant, l’application met la charrue avant les bœufs ; elle affiche dès la configuration l’activation « Données cellulaires » et assure que « chaque robot est livré avec un forfait de données cellulaires gratuit ». Pour nous, la 4G n’est pas encore disponible, et ce n’est pas faute d’avoir essayé de l’activer. La friction arrive vite, et elle écorne la simplicité saluée à l’installation. Vous ne subirez pas trop ce défaut si votre box, ou un répéteur, couvre l’ensemble de la pelouse.
Nota bene : d’après nos échanges, le fabricant cherche à résoudre ces problèmes au plus vite.
Cartographie : autonome, mais lente et difficile à retoucher
Certes, sur une petite zone, le temps de cartographie était raisonnable. Mais nous l’avions posé dans un premier jardin (écarté ensuite pour cause d’herbe trop mal en point), sur une zone d’environ 150 m² ponctuée de quelques obstacles. La cartographie a demandé 41 minutes. En extrapolant linéairement, comptez entre 2 h 15 et 3 h pour cartographier les 500 m² maximum recommandés.
La carte obtenue reste correcte, sans être très pointue. Quand il se montre un peu trop timide, le robot contourne de petits passages où l’on aimerait bien le voir s’engager (jusqu’à 20 cm d’écart entre la limite souhaitable et celle appliquée par la machine). Parfois, c’est normal car l’herbe est trop rare. Parfois on aimerait bien inclure des endroits en prévision d’une repousse, par exemple. Sur notre zone d’environ 150 m², il a rogné du terrain pour arriver à 113 m².

Surtout, le Mini 500 ne propose aucune cartographie manuelle, une option pourtant courante sur les robots récents. Sur l’Anthbot M9, nous avions tracé une grande carte de 147 m² en une dizaine de minutes en pilotant le robot depuis l’application. Le Luba mini 2 AWD 1500, quant à lui, permet d’effacer un tracé raté en repartant en marche arrière. Le TerraMow dispose déjà d’un mode télécommandé pour la tonte, qui fonctionne très bien, comme nous l’avons vu plus haut. Pourquoi ne pas s’en servir pour cartographier plus vite et plus précisément ?



Cette précision manque surtout au moment de corriger la carte. À l’exception des passages entre deux zones, toutes les retouches (zones interdites, correction des limites, zones de passage uniquement) se font en dessinant directement sur la carte. Le résultat est si approximatif qu’on n’a pas du tout envie de s’en servir. Ces outils deviennent pourtant indispensables sur une pelouse sans bordure franche, qui se prolonge par exemple chez le voisin : la caméra n’a alors aucune limite à suivre.
Pentes et changements de niveau : un TerraMow Mini 500 vite à la peine
Sans transmission intégrale, le Mini 500 compte sur ses seules roues motrices arrière et annonce une pente maximale de 18° (32,5 %), comme les V600 et V1000. Sur ce dernier, nous parlions déjà d’un « franchissement de pente timide (un des plus bas de nos tests) ».
Sur le terrain, la limite arrive vite, et il ne s’aventure pas là où un Yuka aurait sans doute été plus vaillant. Quand il patine, le mode de dégagement « forte » peut l’aider à se sortir d’affaire, au risque d’abîmer la pelouse, comme l’application le signale elle-même. Si c’est à cause d’un coin terreux (c’est notre cas), ce n’est pas si grave ; si c’est à cause de l’herbe humide, c’est plus embêtant.
Pendant un essai de cartographie, le robot est aussi tombé d’une petite marche de 5 cm, avant de rester bloqué. TerraMow ne publie aucune hauteur de franchissement, et même le Luba mini 2 AWD 1500 n’annonce que 45 mm : remonter une telle marche n’avait donc rien d’évident. Nous attendions en revanche de ses caméras qu’elles la repèrent.

Le Mini 500 vise donc les terrains plutôt plats. Nous le conseillons donc bien plus volontiers aux jardins plats qu’aux terrains accidentés. Il tient le choc, mais jusqu’à un certain point seulement.
Accessoires : un rayon encore vide, et une fiche qui s’emmêle
Sur la boutique française de TerraMow, aucun des onze accessoires référencés ne cite le Mini 500. Même le « set de 15 lames de rasoir pour tous les modèles » l’oublie : sa description ne parle d’ailleurs que de « 12 lames (vis incluses) pour TerraMow S800/S1200/V600/V1000 », et la fiche affiche encore « EU Prévente : L’expédition estimée sera fin mars ». Les lames sont pourtant les mêmes sur toute la gamme, Mini 500 compris. L’abri, lui, ne s’obtient qu’en lot, au moment du premier achat. Les autres tondeuses de la marque disposent, elles, de :
Autant d’accessoires qu’on aimerait retrouver sur l’entrée de gamme. La batterie compte plus que tout le reste : celle du Mini 500 n’est garantie que deux ans, contre trois pour le robot, et la boutique n’en référence aucune pour lui. Quant au forfait de données de 1 Go par an vendu 19 €, il n’est manifestement pas activable sur notre exemplaire, faute de 4G opérationnelle.



La fiche produit n’aide pas à s’y retrouver, puisque sa description parle d’autres modèles. On y lit que « le V600 prend en charge chaque recoin de votre jardin », que « le V1000 est prêt à tondre automatiquement en quelques minutes », ou que le V600 « se recharge en seulement 100 minutes ». La même page affiche aussi « Couvre 600㎡ de pelouse sans effort », quand son tableau de caractéristiques annonce 500 m² et 120 minutes de charge.

Pour un acheteur qui compare les modèles de la gamme, la confusion est totale… Enfin, beaucoup d’accessoires et consommables accusent des ruptures de stock à l’heure où nous rédigeons notre test (fin septembre 2026).
Nota bene : la marque nous informe que la boutique devrait être mise à jour bientôt et nous promet de nous tenir au courant.
Positionnement face à la concurrence et alternatives sérieuses
Face aux trois modèles sélectionnés ci-dessous, le Mini 500 est le plus étroit du lot (37,1 cm de large, contre 39,2 à 41,3 cm pour les autres), et il pèse moins lourd que le Yuka mini 2 500 (10,6 kg) et le V600 (11,8 kg). Il annonce aussi une autonomie supérieure à celle du Yuka mini 2 500 et du V600 : 150 minutes contre 120. En contrepartie, il ne propose aucune 4G à ce jour, quand le M9 et le V600 l’embarquent et que le Yuka accepte un module, et il partage avec le V600 la limite de pente la plus basse (18°).

À 749 €, il se glisse entre un M9 en promotion et un V600 mieux équipé. Son terrain de prédilection reste le petit jardin plat et morcelé, à portée de la box.
Mammotion Yuka mini 2 500 (2026)
Le YUKA mini 2 500 est l’un des concurrents les plus proches du TerraMow Mini 500 : il repose lui aussi sur une navigation par trois caméras, sans RTK, et cible les jardins jusqu’à 500 m². Il se distingue toutefois par une meilleure capacité à gérer les pentes, jusqu’à 45 % (24°), contre 32,5 % pour le TerraMow, ainsi que par une largeur de coupe légèrement supérieure (19 cm contre 18). Son autonomie annoncée atteint 120 minutes, contre 150 minutes pour le TerraMow Mini 500.

Le module 4G est compatible, mais vendu séparément ; Mammotion indique actuellement trois ans de données gratuites avec ce module. Affiché à 899 € lors de son lancement, le YUKA mini 2 500 a déjà été proposé à 649 € sur Amazon en 2026. Nous avions testé son prédécesseur, le Yuka mini, noté 8,6/10.
Anthbot M9 (2026)
Affiché à 649 € au lieu de 849 €, il coûte 100 € de moins que le Mini 500 tant que dure la remise. Il associe RTK (antenne à planter dans le jardin) et double caméra, embarque la 4G et propose une cartographie manuelle, précisément ce qui manque au TerraMow. Il grimpe aussi jusqu’à 45 % et vise des pelouses de 1 000 m². Sa 4G est offerte les trois premiers mois, puis coûte 39,99 € par an.

Lors de notre test, nous lui reprochions en revanche un mode bordure décevant et une application peu intuitive, pour une note de 8,3/10. Le meilleur choix pour un jardin plus grand ou vallonné, éloigné de la box.
TerraMow V600 (2025)
L’alternative maison, à 849 € au lieu de 999 € : 50 € de plus que le Mini 500 dans son pack avec abri. Pour cet écart, le V600 couvre 600 m², embarque la 4G avec 1 Go de données offert pendant un an et livre l’abri dans la boîte.

Il partage en revanche la même limite de pente (18°) et pèse 1,7 kg de plus, un détail qui compte en mode Spot. En revanche, il règle la hauteur de coupe électriquement, zone par zone. Nous avons testé son grand frère, le V1000, qui repose sur la même plateforme.
Restent quelques questions que TerraMow doit résoudre dans les plus brefs délais. Quand la 4G promise dès l’écran de configuration deviendra-t-elle réalité ? Pourquoi réserver à la tonte une télécommande aussi fiable, quand elle ferait un excellent outil de cartographie ? Et à quand une batterie de rechange au catalogue, pour un robot dont la batterie n’est garantie que deux ans ?
Source(s) : https://en.terramow.cz/mini-series/ https://support.terramow.com/hc/en-001/articles/31679481037849-Troubleshooting-Code-Reference
Fiable et bien équipé pour son prix sur un petit jardin plat, le TerraMow Mini 500 souffre de son actuelle absence de 4G et sa timidité dans les pentes. La promesse tient, mais dans son périmètre. Sur notre petit jardin morcelé, le Mini 500 s'est appairé en dix minutes, a tondu proprement, respecté nos obstacles sans le moindre dégât et regagné sa base à chaque fois. Son application laisse régler presque tout, et sa télécommande rattrape ce que sa prudence oublie. Les compromis sont pourtant nets, à commencer par un Wi-Fi qui décroche vite sans 4G pour prendre le relais. On regrette aussi une cartographie ni manuelle ni retouchable avec précision, des pentes vite hors de portée et un rayon d'accessoires encore vide.
À choisir si votre pelouse est de taille modeste, plate, découpée en parcelles, aux bordures franches, sans recoins étroits, et à portée de votre box. Vous cherchez un robot simple à installer et facile à déplacer : vous serez servi.
À éviter si votre terrain présente des pentes, des marches ou des zones éloignées du Wi-Fi, ou si vous voulez tracer votre carte au centimètre près.
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