Un an après le Luba mini AWD, sacré coup de cœur 2025 dans nos colonnes, Mammotion dégaine sa deuxième génération. Antenne RTK aux oubliettes, LiDAR 360° en renfort, batterie regonflée : l’heure est venue de vérifier si la relève tient ses promesses.
Sur le segment du robot-tondeuse, Mammotion s’est imposé en quelques saisons comme l’un des trouble-fête les plus prolifiques du sans-fil périmétrique. Chez Meilleure-Innovation, la marque n’a plus rien d’une inconnue : nous avons salué le Yuka Mini pour son rapport qualité-prix, érigé le Luba mini AWD en coup de cœur 2025 pour les jardins techniques, puis disséqué le Luba 3 AWD, flagship taillé pour les très grandes surfaces. Place aujourd’hui à la deuxième génération du modèle qui nous avait tant plu : le Luba mini 2 AWD 1500.

Mammotion ne se contente pas d’un lifting pour ce retour. Le changement le plus spectaculaire touche la navigation : exit l’antenne RTK et le NetRTK qui structuraient la première version, place à un LiDAR 360° épaulé par une vision IA à double caméra. La marque annonce une portée de 61 m, 200 000 points par seconde et un positionnement centimétrique sans la moindre antenne à planter dans le jardin, soit la philosophie inaugurée sur le Luba 3, condensée ici dans un gabarit compact, muni d’un disque de coupe à bord fixe de 12 cm censé tondre jusqu’à 5 cm des murs, là où la première mouture laissait une frange plus large à reprendre.

Reste à confronter ce beau programme au terrain. Affiché à 1 699 €, contre 1 899 € de prix de lancement, le Luba mini 2 AWD 1500 vise les pelouses de 1 000 à 1 500 m² et hérite d’un cahier des charges ambitieux. Pendant une semaine au labo, nous allons vérifier si cette deuxième génération comble les angles morts de la première, bordures et endurance en tête, sans rien perdre de l’agilité et de la motricité qui avaient emporté notre adhésion !
| Caractéristiques techniques | Mammotion LUBA mini 2 AWD 1500 |
|---|---|
| Dimensions | 584 × 460 × 290 mm |
| Poids | 17,2 kg |
| Surface recommandée | jusqu’à 1 500 m² |
| Surface tondue par charge | jusqu’à 500 m² |
| Temps de tonte par charge | env. 150 min |
| Largeur de coupe | 20 cm (disque principal) + disque de bordure de 12 cm |
| Hauteur de coupe | 20 à 65 mm (intervalles d’1 mm) |
| Capacité de franchissement de pente | jusqu’à 80 % (38,6°) dans la zone de travail ; jusqu’à 40 % (21,8°) en bordure |
| Franchissement d’obstacle vertical | 45 mm |
| Espace minimum de passage | 68,6 cm |
| Disque de lames | 2 disques (1 principal + 1 latéral), 6 lames pivotantes type rasoir sur le disque principal |
| Batterie | Lithium-ion 21,6 V – 6,1 Ah (131,8 Wh) |
| Temps de charge | env. 150 min |
| Volume sonore | 56 dB(A) (pression acoustique) / 64 dB(A) (puissance acoustique) |
| Température de fonctionnement | 5 à 40 °C |
| Température de stockage | -10 à 40 °C |
| Indice d’étanchéité | IPX6 (robot et station de charge) |
| Assistance vocale | Amazon Alexa / Google Home |
| Indice de réparabilité | NC |
| Garantie | 3 ans |
| Prix | 1 699 € |
Bundle du Luba Mini 2 AWD : on garde les bonnes habitudes

En basculant sur une navigation LiDAR 360°, le Luba mini 2 fait l’impasse sur tout l’attirail RTK qui alourdissait la boîte de son aîné : plus d’antenne, plus de pieu de sol, plus de kit de fixation murale ni de câble d’alimentation dédié. Pour le reste, Mammotion reste fidèle à ses réflexes. Le dock arrive avec son cache à clipser et sa visserie auto-forante pour l’ancrer au sol, le chargeur s’accompagne d’une rallonge bienvenue qui évite de dépendre de la prise la plus proche, et l’on retrouve la brosse de nettoyage et le tournevis réversible (cruciforme d’un côté, six pans de 2,5 mm de l’autre) qui épargnent l’aller-retour à l’atelier dès le premier entretien. Le guide de démarrage rapide vient compléter l’ensemble.


Vraie nouveauté côté sécurité : les deux clés de sécurité, dont une déjà en place, qui font office de coupe-circuit amovible. Nous avions déjà croisé ce dispositif sur le Luba 3 AWD et le Stiga A750, façon petit fusible sans lequel le robot refuse de tourner. Un cran de sécurité qui remplace un peu le code PIN.
Design et ergonomie : la formule 1 blanche prend de la hauteur
Visuellement, le Luba mini 2 AWD ne renie rien de l’ADN maison : on retrouve cette silhouette basse et tendue de petite voiture de course posée sur l’herbe, la carrosserie blanche mariée à des flancs noirs, les poignées orange fonctionnelles et un plastique épais qui inspire confiance.

Cette génération inaugure par ailleurs des garde-boue latéraux, lesquels contiennent les projections d’herbe sur les flancs du robot pendant la tonte. Cette génération se coiffe également d’une tourelle LiDAR 360° bien visible au centre. À l’avant, sous le STOP, on distingue le module de vision IA à double caméra et son éclairage d’appoint, pensé pour les tontes en faible luminosité.

Nota Bene : comme sur le Luba 3 AWD, le LiDAR posé sur le toit impose de la prudence dès qu’il faut basculer le robot pour accéder au châssis. À nos yeux, mieux vaut le retourner sur une surface souple et vérifier la présence d’une protection avant tout contact.
Côté commandes, Mammotion conserve sa philosophie minimaliste et « app-centrée ». Le dessus du capot accueille un gros bouton STOP rouge très lisible, flanqué de quelques boutons physiques réduits à l’essentiel et de témoins LED pour suivre l’état de la machine d’un coup d’œil.

Tout le reste, paramétrages avancés et programmation, transite par l’application. Le pilotage sans smartphone reste donc volontairement limité, dans la droite ligne du premier Luba mini. À l’avant, le pare-chocs occupe toute la largeur et porte la signature MAMMOTION.

Sous le châssis, l’architecture reste lisible : un disque de coupe flottant central porteur de lames pivotantes, qui suit les irrégularités du terrain, et plusieurs éléments visiblement amovibles ou remplaçables comme la batterie, gage de réparabilité. Le plateau de coupe gagne une protection renforcée des têtes de vis, pensée pour limiter à la fois les frottements avec le sol et l’herbe qui vient s’enrouler et se coincer sous les lames. On trouve aussi un disque à bord fixe que la marque annonce capable de tondre jusqu’à 5 cm des murs.

Côté motricité, la recette 4×4 est fidèle au poste : des roues omnidirectionnelles à l’avant, faites de petits rouleaux en barillet pour enchaîner les changements d’angle et les manœuvres serrées, et de grosses roues à crampons à l’arrière pour la traction et l’accroche sur sol meuble ou humide. Les jantes claires tranchent joliment avec les pneus sombres, clin d’œil esthétique qui ne nuit en rien à la fonction.
Installation et connexion : sans antenne, on respire
Avec l’antenne RTK qui disparaît du tableau, plus de pieu à enfoncer bien droit, plus de mât à orienter vers le ciel, plus de kit de fixation murale à dégainer quand la vue satellite était médiocre au ras du sol. Pour ce nouveau jardin, nous avons carrément posé la station sur une terrasse, et non directement sur le gazon.

Le gabarit compact du robot s’y prête bien, et l’approche a un vrai mérite pratique : en pivotant sur une surface dure plutôt que sur l’herbe, le Luba mini 2 évite de labourer la pelouse juste devant son dock à chaque manœuvre de retour. L’application valide d’ailleurs ce choix, puisqu’elle réclame simplement une surface plane et stable, face à la pelouse, avec un chemin de retour bien dégagé.



Nota Bene : la station se fixe normalement au sol à l’aide de piquets et d’une clé Allen de 8 mm, en ménageant environ 1 mètre de dégagement de chaque côté. Sur une terrasse ou une dalle, prévoyez une fixation adhésive renforcée ou un lestage.
Côté assemblage, il suffit de clipser le cache anti-pluie sur la station, un geste qui se solde par un « CLICK » franc et rassurant, puis de brancher l’alimentation. On raccorde l’adaptateur à la station et à la prise, on attend que le voyant passe au vert, et l’on dépose le robot sur son dock pour amorcer la charge.

Reste la clé de sécurité, déjà logée dans le robot à la sortie du carton. C’est appréciable sur le moment, puisqu’on évite une manipulation. À nos yeux, Mammotion aurait presque mieux fait d’imposer à l’utilisateur de l’insérer lui-même une bonne fois : le geste, fait sciemment au démarrage, ancre le réflexe pour plus tard, le jour où il faudra retirer cette clé avant d’intervenir sous le châssis.
Connexion à l’application et réseau
La mise en route logicielle passe, sans surprise, par l’application Mammotion (iOS et Android). On garde le smartphone à proximité immédiate du robot, on autorise le Bluetooth, la localisation et le réseau local, puis on laisse l’assistant dérouler l’appairage. Comme sur toute la gamme, la configuration initiale et les mises à jour réclament à la fois le Bluetooth et le Wi-Fi.



Sur ce point, une précision s’impose, car c’est la source de friction la plus courante chez Mammotion : l’appareil ne se connecte qu’en Wi-Fi 2,4 GHz. Si votre box diffuse un réseau mixte 2,4 et 5 GHz sous un même nom, l’appairage peut caler. Dans notre cas, la connexion s’est faite sans accroc sur un réseau 2,4 GHz dédié. En cas de doute, le partage de connexion du téléphone reste une parade efficace pour passer le cap de la première mise à jour.
Pour le reste de la connectivité, l’écosystème s’articule autour de trois liaisons complémentaires : le Bluetooth pour l’appairage et les commandes de proximité, le Wi-Fi 2,4 GHz pour le pilotage à distance, la vidéo en direct et les mises à jour, et enfin la 4G, via un module intégré accompagné de trois ans de données offertes. À l’image du Luba 3, si la couverture Wi-Fi vient à manquer en cours de tonte, le robot bascule automatiquement sur la 4G pour rester joignable. De quoi couvrir un terrain mal desservi sans rien installer de plus.
Mise à jour du micrologiciel
Une fois le robot lié au compte, l’application détecte la discordance entre la version embarquée et la dernière disponible, puis propose une mise à niveau en un clic. Sur notre exemplaire, le firmware est passé de la version 1.15.4.4326 à la 2.3.25.19, avec l’option « Garder à jour automatiquement » pour activer les futures MAJ OTA. Mammotion recommande de lancer l’opération avec une connexion stable, sans manipuler le robot ni quitter l’écran.



Dernière étape de personnalisation, le choix de la voix des annonces, masculine ou féminine, et le réglage de son volume sur cinq crans, de « Faible » à « Forte ». Un détail qui a son importance : ces annonces vocales font office de garde-fou sonore quand le robot est soulevé ou incliné, mieux vaut donc ne pas couper le volume au plus bas. Au total, comptez une petite dizaine de minutes entre le déballage et le premier écran de cartographie.
Garage et support de nettoyage : même pas besoin du guide !
Il a été extrêmement facile d’assembler le garage et le support de nettoyage. La conception est à la fois solide et intuitive, et les rares outils nécessaires sont fournis.

On note aussi la solidité de la matière, qui ne donne pas du tout l’impression d’être fragile !
Cartographie : sans antenne ni fil, mais pas tout à fait sans accroc
Comme sur le reste de la gamme, tout commence dans l’application, qui déroule d’abord une phase de préparatifs rassurante. L’app passe en revue la batterie, la station de charge, le Bluetooth et le module LiDAR, chaque point se cochant d’une pastille verte avant de débloquer le bouton « Commencer la cartographie ».



L’application propose ensuite deux approches, clairement départagées. La cartographie automatique vise les pelouses soignées, planes, aux limites lisibles et à l’herbe inférieure à 10 cm, là où le robot longe seul les bords. La cartographie manuelle, elle, reste recommandée dès que le terrain se complique : bordures envahies, sol irrégulier ou pentes.

Sur notre parcelle, c’est sans hésiter cette seconde voie que nous avons empruntée, à la fois plus fiable et plus précise.
Un démarrage poussif, puis tout se débloque
C’est là que nous avons connu notre seul vrai moment de flottement. En choisissant l’option « déplacer le robot jusqu’à la pelouse avant la cartographie », la machine s’est figée sur l’écran « Le robot scanne l’environnement… » une fois arrivée sur l’herbe, sans jamais débloquer la suite. Impossible de lancer le tracé dans la foulée.

Nous avons donc repris l’opération plusieurs fois, à l’identique : robot replacé à la main sur le dock, cartographie relancée, désamarrage, prise en main au joystick, conduite jusqu’à la pelouse… et même blocage à l’arrivée. Au bout de quelques tentatives, sans manipulation particulière de notre part, le scan a fini par aboutir et le tracé est devenu possible. Frustrant sur le moment, mais sans gravité.
Nota Bene : une couverture data instable au moment du premier scan LiDAR pourrait expliquer ces hésitations. Un réseau stable, ou le partage de connexion du téléphone, semble une précaution raisonnable avant de cartographier.
Le tracé, en revanche, ne pose aucun souci
Une fois la cartographie réellement lancée, le robot se révèle très agréable à téléguider. On le pilote le long du périmètre au joystick virtuel, et l’application affiche en direct la surface parcourue, le tout avec une réactivité qui rappelle la petite F1 téléguidée des précédents Mammotion.

Surtout, l’erreur de tracé se rattrape sans tout reprendre. En cas de dessin incorrect, il suffit de maintenir le bouton de recul du joystick : le robot revient en arrière en suivant exactement son itinéraire précédent, gommant la portion fautive.

Zones, passages et garde-fous : la boîte à outils complète
Le découpage du jardin reprend la logique éprouvée de la marque, avec ici jusqu’à 20 zones distinctes. On crée autant de surfaces que nécessaire, baptisées Zone 1 ou Zone 2, pour adapter finement l’entretien, puis on les relie entre elles, ou à la station, à l’aide de passages. Ces corridors, que l’on peut ajouter ou supprimer à volonté, fluidifient les déplacements du robot d’une parcelle à l’autre.

Nota Bene : la première zone doit se trouver à moins de 5 m de la station, et l’espacement total entre zones plafonnerait autour de 50 m de cheminement.
Au sein de ces surfaces, l’application autorise enfin tout un arsenal de zones spéciales. La zone interdite exclut un massif, un bassin ou tout obstacle permanent, que le robot contournera. La clôture virtuelle dresse une limite infranchissable le long d’une bordure ambiguë ou d’un point d’eau. Quant à la zone sans obstacle, présentée comme une « zone de sécurité », elle désactive l’évitement d’obstacles pour laisser le robot traverser librement un couloir de transit.



Nota Bene : comme nous le notions sur le Luba 3, la « zone sans obstacle » est en réalité une no-stop zone où la détection est coupée. Pratique pour ne pas voir le robot hésiter dans un passage de transit, mais à réserver aux secteurs réellement dégagés, sans enfants ni animaux susceptibles de s’y trouver.
Dernier raffinement utile, le déplacement de la station est géré proprement. Si l’on bouge le dock, l’application propose une procédure guidée en quatre temps : reposer le robot sur la station, le désamarrer, le conduire vers une zone de travail, puis vers l’espace devant la station, et le laisser se réamarrer seul pour recaler la carte.



Une fois la carte validée, l’interface de pilotage va droit au but : un récapitulatif visuel des zones, et les commandes essentielles à portée de pouce, Tondre, Manuel, Créer, Modifier, sans oublier l’accès FPV pour garder un œil sur le jardin à distance. Hormis ce démarrage capricieux, la cartographie LiDAR tient donc sa promesse : précise, guidée, et débarrassée de toute contrainte d’antenne.
Application Mammotion : on connaît la chanson (depuis le Luba 3)
Depuis l’année dernière, l’application a subi une refonte ; aujourd’hui, nos constats sur le Luba 3 AWD cette année tiennent toujours. L’interface reste propre, lumineuse et bien lisible, avec une page d’accueil efficace : statut de connexion, niveau de batterie, suivi de tâche en temps réel et raccourcis vers la programmation et le rapport de tonte. En cours de cycle, le robot affiche la surface déjà tondue, le pourcentage d’avancement et une estimation du temps restant, le tout sur une carte vivante où l’on suit sa position zone par zone.



La vraie signature Mammotion demeure cette densité de réglages, accessible via les « Paramètres de la tâche » estampillés Pro. C’est à la fois sa force et sa limite : on trouve de quoi tout affiner, mais il faut accepter de fouiller un peu. Voici les principaux leviers à disposition :



Deux points méritent un mot. D’abord, la gestion de la batterie est cette fois très complète : on peut plafonner la charge à 80 % pour ménager la cellule sur le long terme, choisir le seuil de retour et le niveau de reprise, et même caler la recharge sur les heures creuses. Un vrai plus pour qui veut soigner la durée de vie de sa 6,1 Ah. Ensuite, la détection d’obstacles se résume ici à un interrupteur IA assorti de deux niveaux, Standard et Sensible, le mode Standard restant à nos yeux le meilleur compromis.
Nota Bene : on retrouve l’astuce déjà vue ailleurs sur la tonte manuelle, qui s’arme par un glissement OFF/ON et se coupe seule après cinq secondes d’inactivité. Pratique pour aller chercher un coin récalcitrant sans risque.
Navigation : agile et rassurante, à condition de bien la régler
Le robot s’appuie sur un LiDAR rotatif à 360°, qui marque une vraie évolution face au LiDAR fixe de la précédente version LiDAR de la gamme mini : en pivotant sur lui-même, le capteur perçoit tout l’environnement. La marque l’annonce capable de balayer jusqu’à 61 m à raison de 200 000 points par seconde, le tout piloté par une puce créditée de 10 TOPS, soit la même puissance de calcul que le grand frère Luba 3 AWD.

Ce LiDAR est épaulé par une vision IA à double caméra chargée de reconnaître les obstacles. Les deux capteurs fusionnent pour situer la machine au centimètre près, tracer des bandes droites et se repérer aussi bien sous les arbres que dans les passages étroits, de jour comme de nuit.
Sur le terrain : un format qui passe partout
Dans les faits, ce petit gabarit est un vrai atout. Le robot se faufile dans des passages étroits où des modèles plus massifs caleraient, encaisse les pentes et les trous de notre terrain sans se désunir, et slalome entre les racines des arbres avec une aisance appréciable. Il ignore tout aussi sereinement les changements de densité du sol, passant d’une herbe clairsemée à un gazon plus fourni sans broncher. Sur ce point, l’AWD maison et le centre de gravité bas font clairement le travail.
Le piège de la détection IA dans les coins en friche
Un comportement mérite toutefois une vraie mise en garde. Lorsque la détection d’obstacles par IA est activée, le robot prend les herbes hautes pour des obstacles : au lieu de les faucher, il les contourne, ce qui fausse complètement le résultat dans les zones laissées en friche. Deux parades existent. Soit on désactive la détection le temps de remettre ces coins à niveau, soit on dessine des « zones sans obstacle » sur la carte, ces fameuses no-stop zones, pour autoriser le robot à tondre à loisir là où l’herbe a pris de la hauteur.
Bonne nouvelle malgré tout : même détection coupée, la machine n’est pas pour autant aveugle. Elle reste capable de ralentir avant de heurter un objet et a même poussé doucement le pied du testeur plutôt que de le percuter franchement. Le pare-chocs et les capteurs de proximité gardent donc un rôle de garde-fou, ce qui limite le risque quand on travaille en détection désactivée.
Nota Bene : à réserver tout de même aux zones réellement dégagées. La désactivation de l’IA reste à proscrire en présence d’enfants ou d’animaux, comme le rappelle d’ailleurs l’application elle-même.
Une tonte méthodique, mais perfectible dans les passages
Pour le reste, le Luba mini 2 fait ses allers-retours dans la direction paramétrée, avec l’espacement et la vitesse choisis, sans surprise. Là où l’exercice se complique, c’est lorsqu’il doit arbitrer son trajet : nos zones étant rarement de parfaits rectangles, il lui arrive de s’interrompre au milieu d’un passage pour revenir traiter un coin négligé. Rien de bloquant, mais cela rallonge un peu le temps de tonte, un détail qui peut peser sur de très grandes surfaces.
On regrette surtout qu’il ne change pas spontanément de direction de tonte dans les passages étroits, là où un Ecovacs sait réorienter ses bandes pour mieux exploiter un couloir. C’est le principal angle mort de sa logique de trajectoire. En contrepartie, et c’est loin d’être anecdotique, il ne s’est bloqué nulle part sur l’ensemble de nos essais.
Bordures : correctes en ligne droite, plus justes dans les angles
Sur les bordures, enfin, le bilan est en demi-teinte : ni catastrophique, ni mirobolant. Le disque à bord déporté tient sa promesse des 5 cm du mur, mais uniquement en ligne droite. Dès qu’il s’agit de négocier un angle, l’affaire se corse, d’autant plus s’il y a des obstacles proches de la limite : le robot a alors tendance à contourner trop large, laissant une marge plus généreuse que prévu. Le passage de tonte standard rattrape en partie ces approximations, mais comme souvent sur ce type de machine, un coup de coupe-bordure restera nécessaire pour un fini parfait dans les recoins.
La tonte téléguidée, le bon filet de sécurité
Quand une zone a été négligée, souvent à cause d’une navigation un peu trop prudente, la tonte téléguidée vient à la rescousse. L’interface se prend en main sans difficulté : on arme la lame via une sécurité dédiée, ce glissement OFF/ON déjà croisé dans l’application, puis on pilote le robot au joystick pour aller chercher précisément le carré oublié. Un complément vraiment utile pour terminer ce que l’automatisme a laissé de côté.

Un bémol cependant : la liaison Bluetooth se montre vite capricieuse, et plus encore lorsque le robot tourne sur une batterie faible, sous les 40 %. De quoi hacher un peu le pilotage au pire moment, c’est-à-dire souvent en fin de cycle, quand on a justement besoin de rattraper les dernières finitions.
Qualité de coupe : propre et sans déchiquetage
C’est l’un des bénéfices inattendus du petit gabarit : le Luba mini 2 n’écrase pas l’herbe sur son passage. Plus léger que le Luba 3 AWD, il évite ce léger effet de déchiquetage que nous avions noté sur le flagship, où les roues couchaient les brins avant la coupe. Ici, le rendu est plus net, plus régulier, et c’est tout à son avantage.
Sur une herbe touffue mais homogène, il ratiboise vraiment bien et livre un résultat soigné. La nuance, classique sur ce type de machine, tient à l’état de départ du gazon : si la pelouse est irrégulière à la base, le robot ne la rendra pas impeccable du premier coup, et il faudra le laisser repasser plusieurs fois pour lisser l’ensemble. Rien d’anormal, c’est la logique même du mulching, qui suppose de tondre souvent et peu plutôt que de tout raser d’un coup.
Nous avons testé en pleine canicule, ce qui ne nous a pas permis d’évaluer son comportement sur herbe humide. Sur le rendu final en revanche, le bilan est très bon : on ne devine que très légèrement les lignes de passage, sans effet de bandes marqué. À noter que le motif de tonte est modifiable dans l’application, mais qu’à la différence d’un Husqvarna, aucun mode aléatoire n’est proposé pour brouiller ces traces de roues sur le long terme.

Nota Bene : le disque de bordure est calé en hauteur fixe (50 mm), indépendamment du plateau principal réglable de 20 à 65 mm (intervalles d’1 mm). Sur un gazon tondu très ras, une légère différence de hauteur peut apparaître le long de certaines bordures.
Enfin, comme nous l’évoquions sur la navigation, les bordures sont traitées correctement sans être parfaites. Même avec la cartographie la plus soignée possible, le rotofil restera indispensable pour la touche finale, en particulier dans les angles et au pied des obstacles. C’est la limite habituelle des robots sans coupe-bordure intégré, et le Luba mini 2 n’y échappe pas.
Volume sonore : un robot qu’on oublie vite
Le Luba mini 2 AWD se montre discret à l’usage. Au sonomètre, mesures prises à 1 mètre, nous avons relevé 63 dB en vitesse de lame lente, 65 dB en vitesse moyenne et 67 dB en vitesse rapide. L’écart se joue donc surtout sur le régime des lames, le bruit de déplacement restant pour sa part très peu audible. Résultat : on oublie vite où se trouve le robot dans le jardin, et sa signature sonore se fond rapidement dans le bruit ambiant. Ce n’est pas un modèle parfaitement silencieux, mais c’est un sujet qui cesse vite d’en être un au quotidien.
Côté annonces vocales, nous renvoyons à la section consacrée à l’application : pour rappel, leur volume se règle sur cinq crans, de « Faible » à « Forte », et la voix se choisit masculine ou féminine. Mieux vaut toutefois ne pas les couper complètement, ces messages servant aussi de garde-fou sonore lorsque le robot est soulevé ou incliné.
Autonomie et recharge : une grosse batterie, mais un débit très variable
Avec sa batterie 6,1 Ah, le Luba mini 2 AWD gagne nettement en endurance face au 4,5 Ah de la première génération. Côté recharge, nous avons mesuré un passage de 14 % à 100 % en 121 minutes, soit un peu plus de deux heures pour une charge quasi complète, ce qui place une charge pleine aux alentours de 2 h 20. La recharge adaptative calcule la surface restante et ne réinjecte que l’énergie nécessaire pour terminer le travail, évitant les pleines charges inutiles.



C’est sur le débit de tonte que les choses se corsent, car il varie énormément selon ce qu’on demande au robot. Sans s’occuper des bordures, il a avalé 277 m² en 1 h 49, soit un rythme d’environ 152 m²/h. Mais dès qu’il faut gérer les bordures, surtout sur plusieurs passages, la cadence s’effondre : 292 m² en 2 h 54, à peine 101 m²/h. Entre ces deux mesures, l’écart est considérable, et il s’explique entièrement par la vitesse choisie et le nombre de tours de périphérie imposés à la machine. Autrement dit, c’est vous qui réglez le curseur entre rapidité et finition.



Pour donner un ordre d’idée plus concret, prenons notre tâche la plus parlante, en conditions réelles. Lancée à 14 h 38, elle a été interrompue à 17 h 13, le robot s’étant ensuite rechargé de 17 h 22 à 18 h 32 avant de reprendre (à 70 % de chargement) et de boucler ses 292 m² à 19 h 01. Soit environ 4 h 20 de bout en bout, recharge et reprises comprises, pour un peu moins de 300 m². C’est beaucoup, mais il faut remettre ce chiffre dans son contexte : journée de forte chaleur et nombreuses interruptions de notre part pour manipuler les réglages. Cette séquence représente donc plutôt un pire cas qu’un usage nominal.
En extrapolant à partir de ces mesures, en ne comptant que la tonte et la recharge, on tombe sur une productivité réelle d’environ 70 m²/h recharge comprise, soit de l’ordre de 550 à 600 m² sur 8 heures de fonctionnement. Sur une pelouse plus simple, avec moins de passages de bordures et une vitesse plus soutenue, ce débit peut sensiblement remonter et viser plutôt 800 à 900 m²/jour en laissant le robot enchaîner ses cycles. À l’inverse, un terrain découpé exigeant plusieurs tours de périphérie le ramènera vers le bas de la fourchette.
On reste donc, comme attendu, loin des 500 m² par charge annoncés par Mammotion, chiffre constructeur supposant un terrain favorable, peu d’obstacles et une herbe homogène. Pour la surface visée de 1 000 à 1 500 m², le Luba mini 2 ne fera pas le travail d’une traite : il faudra compter sur plusieurs cycles répartis sur la semaine, en s’appuyant sur sa logique de reprise automatique et les paramétrages de recharge.
Sécurité : du solide sur le robot, du léger sur l’antivol
Comme sur le Luba 3 AWD, Mammotion a sérieusement travaillé la sécurité d’usage, tout en restant plus en retrait sur le volet antivol. Côté protection des personnes et de l’entourage, le robot cumule les garde-fous : un pare-chocs physique sur toute la largeur, un bouton STOP rouge bien visible sur le dessus, des capteurs de levage et d’inclinaison qui coupent les lames dès que la machine est soulevée ou bascule, et la fameuse clé de sécurité amovible qui fait office de coupe-circuit avant toute intervention sous le châssis.
À cela s’ajoute la perception embarquée, plus complète que la moyenne sur ce segment : le LiDAR 360° et la vision IA à double caméra permettent d’annoncer la reconnaissance de plus de 300 obstacles, fixes ou mobiles, avec une détection configurable sur deux niveaux, Standard ou Sensible. Pour en avoir le cœur net, nous nous sommes planté devant le robot en détection standard : il a ralenti puis nous a contourné sans nous percuter, et a même poussé doucement le pied du testeur plutôt que de foncer dedans.
Nota Bene : l’application prévient noir sur blanc qu’en désactivant la détection IA, le robot risque de heurter massifs, sculptures, enfants ou animaux, et de s’aventurer vers des zones dangereuses comme un dénivelé ou un point d’eau. Une surveillance reste donc recommandée, et cette désactivation est à proscrire en présence d’enfants ou d’animaux.
La sécurité de la faune suit la même logique que sur le flagship. Le mode « Protection de la faune » active une tâche nocturne dédiée, avec le choix entre une tonte à basse vitesse et un arrêt complet pendant la nuit. C’est une bonne initiative, et nous recommandons clairement la seconde option : comme nous l’avons rappelé sur nos précédents tests, la tonte nocturne et son éclairage constituent une réelle nuisance pour la petite faune.



En revanche, comme sur le reste de la gamme, le volet antivol reste sommaire. On dispose d’un suivi de localisation et d’alertes par notification si le robot s’éloigne de sa zone de travail, mais nous n’avons pas trouvé de code PIN ni de sirène dédiée. Reste la clé de sécurité pour compliquer la remise en route d’un robot dérobé.
Entretien : les gestes habituels, facilités par le gabarit
Rien d’exotique au programme : l’entretien du Luba mini 2 AWD reprend les consignes classiques de la marque, sans mauvaise surprise. Mammotion recommande une vérification régulière de la machine, avec un nettoyage de la carrosserie au chiffon humide ou à la brosse douce, sans alcool, acétone ni solvant agressif. Sous le châssis, on travaille robot éteint et ganté, en retirant les débris à la brosse et en vérifiant au passage que le disque et les lames tournent librement.

Les roues peuvent être brossées ou rincées, tandis que la vitre du module de vision se nettoie à la microfibre pour préserver les performances du capteur. Même attention du côté de la station, dont les contacts de charge doivent rester propres et secs avant chaque cycle.

À noter d’ailleurs que Mammotion propose désormais un support de nettoyage dédié. Ce berceau surélevé, accompagné de son bavoir de protection floqué à la marque, permet de caler le robot en position inclinée pour accéder facilement au dessous du châssis, lames et disque compris, sans avoir à le retourner à même le sol. Pratique pour le nettoyage approfondi comme pour le remplacement des lames.
Sur ce terrain, deux détails rendent la corvée plus légère. D’abord, la présence de la brosse dans la boîte, toujours appréciable, qui évite l’aller-retour à l’atelier dès le premier nettoyage. Ensuite, le gabarit compact et les poignées latérales, qui rendent le robot plus facile à soulever et à retourner, malgré ses 17 kg. Une protection est prévue au niveau du LiDAR, ce qui permet de coucher la machine dans l’herbe pour accéder au dessous sans risquer d’abîmer le module de navigation.



Côté consommables, le remplacement des lames suit la règle habituelle : robot éteint, gants, tournevis cruciforme, environ toutes les 150 heures ou tous les 3 mois selon l’état du terrain. Mammotion conseille de changer lames et vis ensemble, sans réutiliser les anciennes vis, et déconseille l’usage d’un tournevis électrique pour cette opération. L’application facilite le suivi en centralisant le journal d’entretien et en affichant une estimation d’usure des lames, doublée d’un accès direct au manuel utilisateur numérique. La batterie est également remplaçable par l’utilisateur : quatre vis à retirer suffisent à y accéder. Néanmoins nous ne connaissons pas encore le tarif d’une batterie neuve.
Nota Bene : pour le stockage hivernal, Mammotion recommande de rentrer le robot chargé, propre et sec, et de maintenir la batterie au-dessus d’un certain seuil pour éviter la décharge profonde. Pensez à recharger la machine régulièrement durant la pause hivernale plutôt que de la laisser se vider.
Accessoires et consommables : un catalogue clair et abordable
Mammotion structure désormais un écosystème lisible autour du Luba mini 2 AWD, regroupé dans une collection dédiée sur sa boutique française. Bonne surprise par rapport au Luba 3 : le parcours d’achat est plus limpide, et les tarifs restent contenus. Voici les références compatibles à ce jour :
Bonne nouvelle côté budget : le Luba mini 2 ne coûte pas cher à faire vivre sur le strict plan des consommables. Un jeu de 24 lames à 55 € couvre largement plusieurs saisons sur une pelouse d’entretien. C’est en ajoutant les accessoires de confort et de protection que la note grimpe. Voici nos deux scénarios habituels.
| Scénario | Ce qu’il inclut | Coût estimé / an | Coût estimé sur 5 ans |
|---|---|---|---|
| Terrain 400 m² – équipement light | 1 kit de 24 lames pour toute la période | 11 € | 55 € |
| Terrain 1 200 m² – équipement complet | 1 kit de lames/an + garage standard + support de nettoyage + rallonge de station + 1 paire de roues omni + 1 disque de coupe | 152 € | 760 € |
On reste dans une enveloppe très raisonnable pour cinq ans d’utilisation, d’autant qu’une bonne partie des postes du scénario complet (garage, support de nettoyage, rallonge) relève du confort plutôt que de la nécessité.
Nota Bene : si vous activez le service 4G au-delà des trois ans offerts, prévoyez en revanche un surcoût d’abonnement à ajouter à ces estimations.
Position sur le marché : un tout-terrain compact face à une concurrence affûtée
Affiché à 1 699 € (contre 1 899 € de lancement) pour 1 000 à 1 500 m², le Luba mini 2 AWD 1500 occupe un créneau désormais très disputé : celui du robot sans fil, sans antenne, à navigation LiDAR, vendu autour de 1 500 à 1 700 €. Sa carte maîtresse reste sa vraie transmission intégrale, créditée de 80 % de pente (38,6°), doublée d’un module 4G offert avec trois ans de données. Sur le papier, peu de rivaux cumulent autant de motricité et de connectivité à ce prix. Mais chacun arrive avec un argument que le Mammotion n’a pas.
Ecovacs GOAT A1600 LiDAR PRO
Premier concurrent évident, l’Ecovacs GOAT A1600 LiDAR PRO, que nous avons testé. Affiché autour de 1 499 € (souvent ramené à 1 299 € en magasin) pour 1 600 m², il oppose au Luba une navigation Dual-LiDAR HoloScope 360 très soignée et surtout son arme signature : le coupe-bordures TruEdge à fil, capable de raser à ~0 mm de la bordure, là où le Mammotion laisse toujours une marge et exige un coup de rotofil.

Avec son double disque de 33 cm, le GOAT est aussi nettement plus rapide. Son talon d’Achille face au Luba mini 2 est connu : il s’agit d’un robot à propulsion, limité à 50 % de pente (27°). Autrement dit, sur un terrain plat et structuré où les bordures comptent, le GOAT prend l’avantage ; dès que ça grimpe ou que le sol devient difficile, l’AWD du Mammotion reprend la main.
Segway Navimow i2 LiDAR Pro
Plus frontal encore, le Segway Navimow i2 LiDAR Pro joue exactement sur le même terrain. Décliné à 1 299 € pour 1 000 m² (i210) et 1 699 € pour 2 000 m² (i220), il aligne une navigation triple fusion LiDAR + Network RTK + Vision, une transmission intégrale Xero-Turn™ et des pentes jusqu’à 55 % (29°). Son vrai atout différenciant, c’est sa direction par troisième roue, pensée pour pivoter sans abîmer le gazon, là où les roues omni du Mammotion peuvent marquer un sol meuble dans les virages.

En face, le Mammotion conserve l’avantage sur la pente brute (80 % contre 55 %) et sur la 4G offerte trois ans, là où Navimow n’inclut qu’un an avant un abonnement à 29,99 €/an. À surface égale, le choix se jouera surtout entre la motricité pure du Luba et la finesse de manœuvre du Navimow.
MOVA LiDAX Ultra AWD
Le troisième larron est le plus récent : le MOVA LiDAX Ultra AWD, fer de lance tout-terrain de la marque, filiale de Dreame, tout juste lancé sur le marché. C’est sans doute le rival le plus proche dans l’esprit, puisqu’il revendique lui aussi une transmission 4 roues motrices, des pentes jusqu’à 80 % et le franchissement d’obstacles de 6 cm, avec une navigation LiDAR 3D 360° + double caméra IA sans RTK. Il va même plus loin que le Mammotion sur plusieurs points : double disque de 40 cm, coupe de bordure déportée sous 3 cm (UltraTrim™), gestion de 150 zones et surtout double cartographie, une fonction que le Luba mini 2 ne propose pas.

Ses limites font écho à celles du Mammotion : des roues avant omnidirectionnelles qui peinent sur sol meuble ou détrempé, au risque de marquer le terrain, et une gestion des bordures encore perfectible. C’est l’alternative à surveiller de près pour qui cherche du 4×4 et un maximum de surface, à condition d’accepter une marque encore neuve sur le segment.

Dans tout ça, le Luba mini 2 AWD 1500 ne cherche pas à être le plus complet, mais le plus tenace. Là où le GOAT mise sur les bordures, le Navimow sur la finesse de braquage et le MOVA sur la polyvalence logicielle, le Mammotion oppose une recette éprouvée : un vrai 4×4 à 80 % de pente, un format compact qui passe partout, une 4G généreuse et une navigation LiDAR enfin débarrassée de l’antenne. Il concède en revanche ce qui devient peu à peu la norme chez ses rivaux : un vrai système de coupe de bordure et une double cartographie. Si votre jardin est pentu, biscornu et truffé de passages étroits, il reste un choix très sûr. S’il est plat et que la netteté des bords prime, la concurrence a de quoi le titiller.
Un an après un coup de cœur, le Luba mini 2 AWD ne déçoit pas : il garde l'agilité et la motricité 4×4 qui avaient fait le sel de la première génération, tout en corrigeant ses principaux travers. La batterie 6,1 Ah étoffe l'autonomie, le LiDAR 360° supprime l'antenne et simplifie radicalement l'installation, et le disque à bord déporté soigne enfin les bordures en ligne droite. Sur un terrain pentu, biscornu ou truffé de passages étroits, ce petit format se faufile partout sans jamais se bloquer, et sa coupe ressort plus propre que sur le Luba 3. Tout n'est pas parfait pour autant : la détection IA oblige à ruser dans les coins en friche, les bordures restent perfectibles dans les angles, le Bluetooth se montre capricieux sous 40 % de batterie, et il manque encore un vrai coupe-bordure. Reste une évidence : si votre jardin met un robot à l'épreuve, le Luba mini 2 demeure l'un des choix les plus sûrs de sa catégorie.
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Installation et prise en main
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Application & fonctionnalités connectées
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Navigation & intelligence embarquée
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Qualité de tonte
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Autonomie & recharge
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Silence & discrétion
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Entretien & maintenance
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