Vendu largement sous les 1 000 €, l’ANTHBOT M9 avance une fiche technique étonnamment sérieuse pour un robot-tondeuse compact. Reste à savoir si ce challenger du sans-fil est une vraie bonne surprise… ou une promesse un peu trop belle !
Sur le marché du robot-tondeuse sans fil, ANTHBOT reste encore un acteur plus jeune et moins installé que les poids lourds du secteur, mais la marque pousse ses pions avec une vraie logique de gamme. Officiellement dédiée à l’entretien du jardin, elle dit s’appuyer sur des équipes issues de plus de dix ans d’expertise en robotique, IA et capteurs, et elle structure désormais son offre autour de plusieurs familles bien distinctes, des M Series compactes aux N Series plus ambitieuses. Chez Meilleure Innovation, ANTHBOT n’est d’ailleurs plus un inconnu : nous avons déjà testé le Genie 3000 et avons décidé de nous pencher sur l’offensive 2026 des séries M et N, dont le M9 fait partie.

Avec le M9, ANTHBOT vise le jardin urbain ou périurbain. Le robot ne vient pas sans quelques promesses séduisantes : jusqu’à 1 000 m², une navigation Full-Band RTK + Dual Vision, la 4G, une mise en route annoncée en 10 minutes, une vraie promesse sur les passages étroits et les coins serrés, ainsi qu’une détection IA donnée pour plus de 1 000 obstacles. Le tout dans un châssis compact, avec 20 cm de coupe, 5 lames, une pente annoncée à 45 % et un réglage de hauteur directement depuis l’application. Que vaut ce challenger bien au-dessous des 1 000 €, et sur quels compromis repose cette offre a priori tout à fait attrayante ? Après une semaine d’essai, nous pensons avoir fait le tour !
| Caractéristique Techniques | ANTHBOT M9 |
|---|---|
| Dimensions | 49,8 × 39,2 × 25,1 cm |
| Poids | 10,1 kg |
| Surface recommandée | 1000 m2 |
| Navigation | Full-Band RTK + Dual Vision, avec prise en charge de Dual RTK |
| Temps de tonte par charge | 120 min (annoncé) / 200 min (mesuré) |
| Rendement de tonte annoncé | env. 150 m²/h |
| Largeur de coupe | 20 cm |
| Hauteur de coupe | 30 à 70 mm |
| Capacité de franchissement de pente | 45% / 24° |
| Disque de lames | 5 lames pivotantes |
| Moteur de coupe | brushless de 88 W (jusqu’à 350 W) |
| Batterie | 5 000 mAh |
| Temps de charge | 90 min (annoncées) / 140 min (mesurés) |
| Volume sonore | entre 58 dB et 70 dB (annoncés) / entre 67 et 80 dB (mesurés) |
| Température de fonctionnement | 3 à 45 °C |
| Indice d’étanchéité | Robot : IPX6 Dock : IP67 |
| Garantie | 3 ans sur l’appareil 2 ans sur la batterie |
| Prix | 849 € |
Dans la boîte du ANTHBOT M9

ANTHBOT livre un pack fonctionnel et assez complet, surtout au regard du prix, mais il manque un petit geste sur les consommables : pas de lames de rechange dans la boîte, alors que la station RTK et tout l’écosystème d’installation sont bien fournis.
Design et ergonomie : un petit format qui assume sa vocation urbaine
Premier contact, le M9 est volontairement plus ramassé que le Genie 3000. Là où ce dernier adoptait un volume assez large et assez bas, avec 63,3 × 41,9 × 26,9 cm pour 13 kg, le M9 revendique un format nettement plus compact de 49,8 × 39,2 × 25,1 cm pour 10,1 kg. Cela se voit tout de suite : la coque paraît plus courte, plus étroite, plus facile à glisser dans un jardin sinueux, avec une robe gris clair et anthracite assez sobre, relevée par le traditionnel bouton STOP rouge sur le dessus.

Visuellement, le M9 ressemble plutôt à un petit robot tondeuse dense, propre et rationnel, pensé pour les pelouses résidentielles. D’ailleurs, ANTHBOT a bien prévu une poignée de transport, et il vaut mieux s’y tenir : les petits garde-boue près des roues n’inspirent pas la même confiance et ne doivent manifestement pas servir de prise.

Cette compacité le rend plus facile à stocker, plus simple à manipuler, et objectivement moins intimidant à déplacer qu’un grand modèle. Le dessus rassemble l’essentiel dans un îlot de commande lisible, avec STOP, Home, Mow, un bouton OK / On-Off, ainsi qu’un petit affichage numérique et des voyants liés à la batterie, au Wi-Fi, au Bluetooth, au cellulaire, au GPS et au RTK. Comme souvent sur ce segment, l’application reste au centre de l’expérience, mais le robot conserve assez de commandes physiques pour les actions de base et quelques réglages rapides, y compris la hauteur de coupe.

La partie fonctionnelle est plus ambitieuse que le gabarit ne le laisse croire. Le M9 combine un Full-Band RTK et une double vision HDR, avec deux caméras grand-angle 150° capables de prendre le relais en odométrie visuelle lorsque le signal satellite est perturbé par des arbres ou des bâtiments. ANTHBOT y ajoute une détection IA annoncée pour plus de 1 000 obstacles, en citant explicitement humains, hérissons, chats, chiens ou écureuils. À cela s’ajoutent un capteur de pluie, un arrêt d’urgence et une étanchéité IPX6.
Nota Bene : à l’avant, ANTHBOT ne propose pas un vrai bumper, mais une sorte de nez rigide nervuré, avec quelques petits reliefs destinés à encaisser les contacts légers. C’est mieux que rien, mais on reste sur une protection passive plus que sur un véritable pare-chocs.
Sous le châssis, ANTHBOT reste sur une architecture assez classique, mais cohérente. On trouve un disque de coupe de 20 cm à 5 lames, une trajectoire en U annoncée jusqu’à 150 m²/h, une pente maximale de 45 %, deux grandes roues motrices arrière et, à l’avant, des roulettes pivotantes qui favorisent les changements d’angle. Ce n’est pas un robot “musclé” au sens où peut l’être un LUBA à quatre roues motrices, mais un petit format optimisé pour rester agile.

Le parallèle avec le Genie 3000 est d’ailleurs intéressant : ANTHBOT conserve ici la même largeur de coupe de 20 cm et le même principe à 5 lames, mais dans un ensemble plus léger, plus maniable et plus clairement orienté vers les jardins moyens ; en contrepartie, la batterie tombe à 5 000 mAh, contre 10 000 mAh sur le Genie 3000, ce qui annonce aussi une machine moins taillée pour l’endurance brute.
Nota Bene : la batterie est logée derrière une trappe dédiée et paraît remplaçable avec un simple tournevis. La documentation ANTHBOT mentionne l’ouverture du compartiment de batterie en cas de remplacement mais réserve idéalement l’intervention à des personnes qualifiées. En outre, aucune batterie de remplacement ne figure encore parmi les accessoires disponibles dans l’e-boutique.
Installation et connexion : une mise en route classique, mais proprement balisée
Sur le plan physique, le M9 reste fidèle à une architecture plus traditionnelle que certains robots sans fil récents : il faut toujours composer avec une station RTK distincte. L’ensemble n’a rien de compliqué, mais il ajoute une vraie étape matérielle à l’installation.

L’antenne se monte sur son mât, se plante dans l’herbe via sa base fourchue, puis se relie à la station de charge par un câble dédié et sa rallonge d’alimentation. ANTHBOT recommande un emplacement ouvert, avec le RTK installé à plus de 3 mètres des murs, bâtiments ou arbres, et surtout avec un dégagement de 120° vers le ciel pour garantir une bonne réception satellite.


Nota Bene : ANTHBOT laisse entrevoir une logique NetRTK via Wi-Fi/4G, qui pourrait théoriquement se passer d’antenne locale, mais sur notre M9 et dans la configuration testée, l’installation passe actuellement par la station RTK fournie. Le lancement de la fonctionnalité NRTK est prévu pour fin mai 2026.
La station de charge demande elle aussi un minimum de soin. ANTHBOT recommande de la poser sur un terrain plat, de la garder bien horizontale, de ne pas l’installer dans un angle en L ni dans une allée étroite entre deux bâtiments, et d’éviter tout obstacle entre la base et la zone de départ du robot. Le guide visuel illustre même un dégagement d’environ 2 mètres autour de la station pour faciliter les départs et les retours. Le dock est livré sans abri, mais la marque commercialise bien un garage pour la série M dans ses accessoires. Mieux vaudra aussi laisser le robot monter à 100 % de batterie avant de se lancer dans la cartographie.

Côté connexion, l’installation de l’application ne pose pas de difficulté particulière, et l’appairage Bluetooth s’est montré très réactif, ce qui compte d’autant plus qu’il sera utile ensuite pour certaines phases de contrôle rapproché. En outre, le robot prend en charge aussi bien le Wi-Fi en 5 GHz que 2,4 GHz. La 4G, elle, est bien présente sur la gamme M Series et peut prendre le relais pour les fonctions connectées ; offerte la première année, elle coûtera ensuite 39,99 € pour un an, 75,99 € pour deux ans ou 107,99 € pour trois ans.



Nota Bene : on notera une absence de mise à jour du firmware au premier démarrage. L’appareil était sans doute déjà à la dernière version disponible.
Application : une interface sérieuse, mais plus austère et moins intuitive qu’elle ne devrait
L’application ANTHBOT ne laisse pas la même impression de maturité qu’une bonne app Mammotion. Elle n’est pas indigente, loin de là : on y retrouve l’essentiel pour piloter le robot, gérer la cartographie, lancer une tonte, ajuster certains réglages, consulter les messages, activer un mode antivol, paramétrer la pluie ou encore définir un mode Ne pas déranger.



Mais à l’usage, le sentiment dominant reste celui d’un logiciel plus compliqué à prendre en main que la moyenne, alors même qu’il ne déborde pas de fonctions :
C’est sans doute ce qui frappe le plus : on s’y perd presque autant qu’avec des applications plus riches, sans profiter en échange du même niveau de finition ou de profondeur.
Nota Bene : ANTHBOT exploite ici ses caméras pour la navigation et l’évitement d’obstacles, mais pas pour enrichir l’expérience utilisateur : pas de retour vidéo, pas de mode patrouille, pas de prise de photos des obstacles. Pour des raisons de confidentialité et de sécurité, la marque ne prévoit pas de déployer ces fonctionnalités là.
Visuellement, l’ensemble est propre, mais assez froid. ANTHBOT mise sur une palette claire tirant vers le gris lavande, avec de gros aplats, des icônes simples et une hiérarchie parfois un peu molle. Cela donne une interface calme, lisible par moments, mais aussi assez impersonnelle. Là où certaines applications concurrentes parviennent à rendre la technique accueillante, ici l’écran garde souvent un côté fonctionnel, presque administratif.



La page d’accueil, avec le grand visuel 3D du robot, le pourcentage de batterie et les icônes 4G / Wi-Fi / Bluetooth, fait plutôt bonne figure ; en revanche, dès qu’on entre dans les sous-menus, l’ensemble devient beaucoup plus sec, plus dense et moins chaleureux.



Le vrai problème vient surtout de l’arborescence. Beaucoup d’actions utiles sont noyées derrière des écrans intermédiaires, des fenêtres de confirmation, ou des intitulés pas toujours limpides. La cartographie, par exemple, mélange zone automatique, édition de zone, édition des bords, modification, zone interdite ou encore sélection de zones A / B sans que le cheminement paraisse immédiatement naturel.

Même impression dans l’usage courant : certaines commandes de tonte, de pause, de recharge ou de reprise s’affichent dans des panneaux qui changent selon le contexte, avec une logique qui demande un temps d’adaptation. On finit par comprendre comment tout s’articule, mais l’application ne donne jamais vraiment la sensation de guider l’utilisateur avec évidence.



Les textes n’aident pas toujours. Plusieurs captures montrent une traduction française très perfectible, avec des tournures qui sentent le texte converti plutôt que rédigé. “Perception de la pluie” sonne étrange là où “détection de pluie” suffirait largement. Difficile aussi d’interpréter du premier coup d’oeil un mode tel que « Anomalie du cristallin mode de fonctionnement » ou « réglage de l’inspection visuelle« . Certaines maladresses vont plus loin, avec de vraies petites fautes ou des choix douteux comme “WoFi” au lieu de Wi-Fi, “Plus d’invites” dans une pop-up, ou encore un mode “Modo de mantenimiento de la cortadora”, sans doute rédigé en français hispanique. Rien de bloquant, mais l’ensemble entretient une impression de logiciel encore insuffisamment poli.



Il faut quand même reconnaître quelques points positifs. La lecture en temps réel de l’activité reste assez claire : surface tondue, temps de tonte, niveau de batterie, intensité du signal, état de connexion, zone sélectionnée et boutons d’action sont visibles sans trop d’effort. Le mode manuel est lui aussi plutôt lisible, avec commande directionnelle et réglage direct de la hauteur de coupe. Les messages système, enfin, ont le mérite d’exister et de documenter les événements du robot de façon assez abondante, même si leur formulation manque souvent d’élégance.
Cartographie : une logique puissante, mais moins intuitive qu’elle n’en a l’air
Comme pour le Terramow V1000 ou son cousin Genie 3000, le M9 veut simplifier la cartographie avec deux approches : un mode automatique et un mode manuel, le tout dans une application qui promet un contrôle complet, la gestion multi-zones et une bonne aisance dans les passages étroits.



Dans notre cas, le mode automatique paraissait toutefois mal adapté au jardin testé, dont les bordures n’étaient pas assez franches pour lui faciliter la tâche. Nous avons donc préféré la cartographie manuelle.

Le début de l’expérience est plutôt bon. Le robot réagit vite, se pilote facilement, et la liaison Bluetooth s’est montrée très stable pour faire tranquillement le tour du terrain. En une dizaine de minutes, la grande carte était tracée. L’application accompagne d’ailleurs correctement cette première phase : elle rappelle de retirer les obstacles inutiles, de ne pas cartographier la nuit ni sous la pluie, de tondre d’abord si l’herbe dépasse environ 7 cm, et de vérifier que le voyant RTK et l’icône GPS sont bien au vert avant de lancer la création de carte. Sur le principe, le guidage est donc sérieux.

Là où ANTHBOT complique les choses, c’est dans la logique de zonage. Contrairement à Mammotion, où l’on a souvent intérêt à multiplier les zones dès la création, le M9 pousse plutôt à dessiner d’abord une grande carte globale, puis à découper ensuite les zones de tonte à la main sur la carte. Ce fonctionnement n’est pas absurde, mais il réclame de bien comprendre où se cache chaque outil. Les zones interdites, par exemple, ne sont pas regroupées là où on les attendrait le plus naturellement, et les réglages d’une zone passent par plusieurs niveaux de clics avant d’apparaître. Une fois le bon chemin trouvé, chaque zone peut pourtant être personnalisée assez finement : nom, un ou deux passages, hauteur de coupe, sensibilité des capteurs, angle de tonte.



Même impression du côté des autres outils de carte. L’onglet Modifier rassemble l’extension de carte, l’ajout de corridors, la modification des limites, la sauvegarde ou la suppression ; à côté, l’édition des bords dispose de sa propre entrée, avec une logique séparée pour définir la coupe de bordure et sa plage d’action. Quant à l’onglet “Zone automatique”, tout porte à croire qu’il sert à exploiter ou gérer les surfaces créées par le mode d’auto-cartographie plutôt que les zones dessinées manuellement ; le problème, c’est que l’application l’explique mal, voire presque pas.



Autre point dommageable : quand nous avons rangé la station et l’antenne, puis les avons replacés à peu près au même endroit que la veille (à 50 cm près), le M9 était complètement perdu. Or, contrairement à Mammotion, l’option « mise à jour de l’emplacement de la station » n’existe pas. À la place, la logique de cartographie actuelle prévoit que, si la station RTK est déplacée, l’application le détecte et invite l’utilisateur à recréer la carte.

On finit par s’en sortir, et c’est même sans doute le plus frustrant : la cartographie du M9 n’est pas mauvaise, elle est surtout inutilement compliquée. Une fois tout correctement préréglé, le système peut devenir assez confortable au quotidien, parce qu’il demande ensuite peu d’interventions. En revanche, dès qu’il faut revenir sur un choix, corriger une zone ou retrouver une option mal placée, on peut se sentir rapidement perdu…
Navigation : une conduite saine, parfois contrariée par les espaces étroits
Sur le M9, ANTHBOT s’appuie sur une architecture de navigation plus classique que celle des robots les plus démonstratifs du moment, mais cohérente avec son positionnement : Full-Band RTK + Dual Vision + 4G. En clair, le robot combine un positionnement satellitaire RTK, une double caméra HDR grand-angle 150°, un capteur ToF et une connexion 4G pour se repérer, cartographier la pelouse et éviter les obstacles sans câble périphérique. ANTHBOT explique que son système RTK peut capter les signaux de 155 satellites GNSS, tandis que les caméras prennent le relais en odométrie visuelle lorsque les bâtiments ou les arbres perturbent la réception satellite.



En théorie, ce dispositif doit donc permettre au M9 de cartographier rapidement un jardin, de tenir sa trajectoire sur les pelouses ouvertes, mais aussi de mieux gérer les coins serrés, les passages étroits et certaines zones de signal plus délicates grâce au relais visuel. Cette approche paraît donc surtout adaptée aux pelouses relativement lisibles, avec une bonne installation RTK et des repères visuels exploitables, plus qu’aux terrains très flous dans leurs limites ou complètement fermés.
Sur le terrain
Sur le terrain, le M9 adopte une logique de tonte assez lisible. Une fois l’angle défini dans l’application, le robot travaille en trajectoire en S dans le sens demandé. Lorsqu’un second passage est activé, il repasse ensuite sur la perpendiculaire, ce qui crée un léger effet de quadrillage. L’application permet de suivre assez facilement cette progression : au fil du premier cycle, le tracé fonce sur la carte pour matérialiser les zones déjà couvertes ; en revanche, cette lecture devient moins parlante lors du second passage, puisque la couleur n’évolue plus vraiment ensuite. Le retour à la charge n’est pas configurable et s’effectue via la trajectoire la plus courte possible.
En mouvement, le robot reste modérément rapide, sait ralentir face à un obstacle et peut aussi accélérer dans une montée pour conserver son élan. Sa base mécanique inspire plutôt confiance sur les petits accidents de terrain : il évolue sans difficulté particulière sur la terre, les petites pentes ou les déformations légères de la pelouse, type petits trous ou nids-de-poule.
Même lorsque des branchages viennent se coincer dans ses roues crantées, ils finissent en général par être rejetés au fil de la progression, sans bloquer durablement le robot.

La navigation reste toutefois tributaire des classiques limites du segment. Comme beaucoup de ses homologues, le M9 peut renoncer face à un passage un peu trop étroit, même lorsque la zone semblait théoriquement accessible. Cela ne remet pas en cause la cohérence générale de sa carte, mais montre que sa conduite reste prudente dès que l’espace se resserre. Même chose lorsqu’il doit contourner certains obstacles : ses choix ne sont pas toujours les plus élégants sur le plan de l’optimisation, avec des détours parfois un peu surprenants, mais ils restent dans l’ensemble compréhensibles et ne donnent pas l’impression d’un robot erratique.
L’un des points les plus intéressants concerne la sensibilité des capteurs, qui modifie nettement son comportement. En mode faible, le M9 devient franchement offensif : il ose beaucoup, s’appuie davantage sur le contact, fonce plus volontiers vers les haies et peut finir dans des positions assez étranges.
C’est aussi dans ce mode qu’il risque le plus de se glisser sous une branche basse, avec à la clé un appui involontaire sur le bouton STOP.

En clair, ce réglage ne paraît adapté qu’aux zones très ouvertes, avec des limites parfaitement nettes. À l’inverse, le mode sensible le rend parfois excessivement précautionneux, au point de lui faire éviter des obstacles imaginaires et dessiner des courbes un peu absurdes. Le mode standard apparaît donc comme le meilleur compromis : c’est celui qui nous a semblé le plus naturel et le plus fiable, sans comportement problématique particulier.
Il faut aussi noter que la navigation du M9 reste modérément configurable : on peut agir sur l’angle de tonte, le nombre de passages ou la sensibilité des capteurs, mais pas sur tout : les allers-retours ne se paramètrent pas vraiment, pas plus que la vitesse du robot. ANTHBOT a néanmoins prévu une manœuvre de demi-tour en trois temps, pensée pour limiter l’arrachement de la pelouse. Ce n’est pas aussi fin qu’un système très paramétrable, mais la logique de préservation du gazon est là.
Bordures : une logique de sécurité qui finit par saboter la finition
C’est sans doute le point le plus frustrant du M9, et un défaut qui rappelle assez clairement ce que nous avions déjà observé sur le Genie 3000. Sur le principe, ANTHBOT ne fait pas pire que beaucoup d’acteurs du secteur : il n’y a pas de trimmer intégré, ce qui reste encore rare sur le marché. En revanche, la marque complique les choses avec un mode bordure qui semble prometteur sur le papier, puisqu’il permet de définir une hauteur de coupe spécifique et surtout un espace de chevauchement des limites réglable à 5, 10, 15 ou 20 cm. En théorie, cela devrait aider le robot à mieux mordre sur les bords. En pratique, c’est là que les ennuis commencent.


Le problème est simple : le comportement du robot dépend d’une cartographie qu’il interprète d’une manière assez difficile à anticiper. Si l’on trace la carte au plus près des limites, comme on le ferait intuitivement pour réduire la marge non tondue, le M9 a tendance à se montrer trop offensif et peut carrément se jeter dans le décor, y compris avec le chevauchement réglé au minimum. À l’inverse, si l’on anticipe une marge de sécurité à la cartographie, le robot devient soudain beaucoup trop prudent et se tient loin des bordures, même lorsque le chevauchement est poussé à son maximum. Autrement dit, le réglage existe, mais son effet réel reste difficile à lire dans le référentiel du robot.
Il a donc fallu refaire la carte plusieurs fois avant d’obtenir un compromis à peu près acceptable. La solution la moins frustrante a consisté à faire passer le robot à environ 10 cm de la limite, puis à régler le chevauchement sur 10 ou 15 cm. Mais même dans cette configuration, le résultat reste décevant. Au lieu de longer proprement les bordures, le M9 progresse souvent par à-coups, s’écarte pendant quelques mètres, revient vers l’extrémité de la carte, puis repart dans une sorte de zigzag permanent. Le tout avec la sensibilité des capteurs en mode standard, c’est-à-dire dans la configuration la plus équilibrée du reste de notre essai.
Nota Bene : selon ANTHBOT, le paramètre de chevauchement de bordure correspond à la distance entre la coque extérieure du robot et la limite de la pelouse.
Heureusement, tout n’est pas à jeter. Face à des murets assez hauts ou le long de certaines haies, le robot retrouve un comportement plus normal, sans devenir particulièrement brillant pour autant. On a alors quelque chose d’exploitable, mais jamais une coupe de bordure vraiment convaincante. Ainsi, on peut aisément se convaincre que les performances peuvent être limitées lorsque la différence de hauteur entre la pelouse et la bordure dépasse 3 cm, notamment si celle-ci est composée de gravier ou de surfaces en pierres meubles.
En l’état, ce mode bordure ressemble moins à une vraie finition qu’à une tentative de compromis entre sécurité et proximité, compromis qu’ANTHBOT ne maîtrise pas encore vraiment (mais l’équipe R&D est sur le coup d’après nos échanges avec la marque !).
Efficacité : une coupe sérieuse, surtout sur pelouse déjà un peu tenue
Dans l’ensemble, le M9 s’en sort bien sur l’essentiel : la hauteur de coupe est respectée, le rendu reste propre, et son disque de 20 cm à 5 lames compense plutôt correctement une largeur de tonte modeste sur le papier. ANTHBOT met d’ailleurs en avant une coupe en trajectoire en U jusqu’à 150 m²/h. Cela ne fait pas du M9 un monstre de rendement, mais cela suffit à lui donner une vraie cohérence sur des jardins moyens, à condition de ne pas lui demander de rattraper seul une pelouse complètement partie en friche.
Sur le terrain, il peut justement absorber quelques herbes plus hautes sans se désunir, mais il donne le meilleur de lui-même sur une pelouse déjà suivie. C’est assez logique : avec un format compact et une coupe relativement étroite, le robot travaille plus proprement quand il entretient qu’au moment de rattraper. Le mulching est alors net, avec de belles lignes droites et un rendu visuel satisfaisant. En revanche, dès que l’herbe devient plus humide, plus lourde ou plus couchée, ses performances baissent logiquement, comme sur la plupart des robots tondeuses. ANTHBOT rappelle lui-même que la tonte sur gazon mouillé augmente le risque de coupe irrégulière et de paquets d’herbe, ce qui rejoint assez bien nos observations.
C’est là que le capteur de pluie prend tout son intérêt. Plutôt que d’insister inutilement sur une herbe encore chargée de rosée ou après une averse, mieux vaut différer la tonte et laisser le terrain sécher. ANTHBOT présente ce capteur comme une sécurité pratique pour éviter de travailler dans de mauvaises conditions, à la fois pour la qualité de coupe et pour la préservation du gazon.

L’autre bonne surprise vient de la tonte téléguidée, qui s’avère vraiment utile pour les finitions, les petits passages ou certaines zones compliquées que l’automatisme aborde mal. Le Bluetooth s’est montré suffisamment réactif pour reprendre la main sans frustration, et le fait de pouvoir faire avancer puis reculer le robot apporte un vrai confort lorsqu’il s’agit de finir proprement un coin étroit. C’est un appoint, pas une solution miracle, mais un appoint qui compte.

Enfin, le système de zones, que l’on peut trouver un peu laborieux au moment de la cartographie, devient ici un vrai atout. Une fois les secteurs bien définis, il permet de segmenter facilement la tonte et surtout d’assigner des hauteurs de coupe différentes selon les zones. C’est un détail très utile sur un jardin hétérogène, par exemple si l’on veut garder une herbe plus courte près de la terrasse et un peu plus haute ailleurs.
Volume sonore : discret dans l’ensemble
Sur ce point, le M9 s’en sort plutôt bien. Nous avons relevé environ 75 dB(A) à un mètre du robot, avec un éventail allant de 67 dB lorsqu’il se contente de se déplacer à 80 dB lorsqu’il coupe franchement. Ces mesures ont été effectuées par une journée venteuse, ce qui invite à ne pas les lire comme des absolus (par ailleurs bien supérieurs à ce qu’annonce la marque), mais elles donnent tout de même une bonne idée de son comportement : le robot reste globalement assez discret à l’usage.
Dans les faits, on oublie vite sa présence. Les roues ne génèrent pas de bruit particulièrement gênant, et la signature sonore vient surtout du travail de coupe lui-même. Les seuls sons vraiment susceptibles de devenir entêtants sont les petites alertes sonores lorsqu’il se bloque ou relance la tonte, ce qui nous est surtout arrivé en mode de faible sensibilité des capteurs. Rien de vraiment problématique, d’autant que l’application permet aussi d’abaisser le volume des signaux sonores. Bref, pas de vrai sujet ici : le M9 reste dans une zone de confort tout à fait acceptable pour un robot de cette catégorie.
Autonomie et couverture : pas un sprinteur, mais une logique d’entretien cohérente
Sur ce point, le M9 fonctionne comme attendu : quand la batterie devient trop faible, il rentre seul à sa base, garde son cycle en mémoire, puis reprend automatiquement ensuite selon sa logique de fonctionnement. Dans notre essai, le robot est revenu se charger à 15 %, puis il est passé de 12 % à 100 % en 142 minutes. C’est nettement moins rapide que certains concurrents récents, mais cela reste acceptable pour un robot de ce format. En revanche, l’application montre vite ses limites côté batterie : pas de plages heures creuses, pas de charge limitée à 80 ou 90 %, pas de réglage du retour à la base à x % ni de reprise à y %. L’ensemble est donc simple, mais assez peu personnalisable. La bonne nouvelle, c’est que la programmation reste fonctionnelle, et que le robot s’est montré ponctuel sur ses horaires.



Pour vous donner un ordre d’idée concret, notre mesure de terrain est assez parlante : 139 m² tondus en 129 minutes, avec 47 % de batterie restants à l’arrivée. Point important : le terrain imposait beaucoup de petits demi-tours et de corrections qui font perdre un temps fou. En extrapolation strictement linéaire, cela donnerait environ 206,9 minutes de tonte utile entre 100 % et 15 %, soit près de 3 h 27, pour une surface d’environ 222,9 m² avant retour automatique à la base. Un tel calcul est probablement un peu optimiste, car la décharge a souvent tendance à s’accélérer sous les 50 %. En pratique, on peut s’attendre à 200 à 220 m² par charge dans un scénario comparable, ce qui reste cohérent pour un robot compact de 20 cm de coupe.
En ajoutant la recharge complète de 142 minutes, un cycle prudent tonte + charge représente environ 348,9 minutes, soit 5 h 49. Rapporté à la surface théorique précédente, cela donne une productivité d’environ 38,3 m² par heure recharge comprise. Ce n’est pas un chiffre spectaculaire, mais il faut le lire pour ce qu’il est : une mesure obtenue sur un terrain chargé en manœuvres, pas sur une grande pelouse simple et ouverte.
Si l’on pousse l’exercice un peu plus loin, une journée d’été avec 14 heures exploitables donnerait environ 536 m² couverts, contre environ 307 m² sur une journée plus courte de 8 heures en automne avancé, toujours sur la base de cette productivité recharge comprise. Dit autrement, pour 1 000 m², il faut compter un peu moins de deux longues journées d’été ou environ trois à quatre journées plus courtes d’automne pour couvrir intégralement la surface dans des conditions comparables. Ce n’est donc pas un robot conçu pour avaler 1 000 m² d’une traite, ni même pour les boucler en une seule journée à chaque fois.
Nota Bene : si vous souhaitez prolonger le temps de travail même en automne, le robot peut continuer en conditions de faible luminosité.
Sécurité : des fondamentaux corrects, mais un volet antivol perfectible
On l’a dit, la fiche du M9 met en avant une détection IA de plus de 1 000 obstacles, explicitement présentée comme un moyen de protéger la tondeuse, les personnes et les animaux sauvages. La marque cite même, parmi les obstacles reconnus, des humains, des hérissons, des chats, des chiens, des écureuils, des lapins ou encore des poules. La marque demande néanmoins d’informer les voisins des risques potentiels, et, si la pelouse est ouverte sur la rue ou sur une zone publique, de protéger ou clôturer la zone et d’installer un panneau d’avertissement. Le même document demande enfin de ne jamais laisser des enfants à proximité du robot lorsqu’il fonctionne.



Mécaniquement, la base est plus rassurante. Comme les lames pivotent vers l’intérieur, cela limite fortement le risque de choc direct. Le tableau d’erreurs mentionne par ailleurs qu’un incident est remonté lorsque l’équipement est soulevé ou incliné pendant le fonctionnement, ce qui correspond bien au comportement observé à l’essai : le robot s’arrête effectivement lorsqu’il est incliné, avec la notification associée.
Concernant l’antivol, il s’articule autour de plusieurs éléments. D’abord, le robot est équipé d’une clé de sécurité sur le dessus : si celle-ci est retirée, il ne peut pas fonctionner. Cette fonctionnalité est principalement conçue pour éviter toute utilisation accidentelle par des enfants. Ensuite, comme pour la plupart des robots-tondeuses actuels, le M9 est associé à un compte utilisateur personnel et ne peut pas être utilisée par un tiers. En outre, ANTHBOT promet une notification instantanée en cas d’éloignement anormal de la zone de tonte. Lors de l’essai, l’antivol a été activé avec une distance critique réglé à 50 m, puis le robot a été emporté à plus de 100 m sans déclencher ni alarme, ni notification. L’explication est la suivante : la protection antivol nécessite que l’appareil soit connecté en 4G. Enfin, nous n’avons pas non plus trouvé de code PIN clairement, ni verrouillage codé.
Entretien : une bonne idée pour les lames, un suivi logiciel encore sommaire
Au quotidien, l’entretien du M9 reste plutôt raisonnable. Le manuel ANTHBOT recommande de nettoyer l’extérieur de la machine, de retirer l’herbe et les débris, en particulier autour du bouclier du disque de coupe, puis de retourner le robot pour nettoyer régulièrement la zone des lames et les roulettes pivotantes. La marque autorise ici l’usage d’une brosse dure ou de l’eau pour décoller les paquets d’herbe, demande de vérifier le serrage des écrous, boulons et vis, et conseille de remplacer les pièces usées ou endommagées avec des pièces officielles. Plus largement, sa documentation d’entretien rappelle aussi que les roues, les capteurs et les contacts de charge méritent un contrôle régulier, même si l’effort reste nettement plus léger qu’avec une tondeuse traditionnelle.

Le point le plus intéressant, à l’usage, concerne justement le changement de lames. Le M9 se couche facilement sur le dos et, surtout, son mode de maintenance du coupeur abaisse automatiquement le disque pour le rendre plus accessible avant extinction de l’appareil. C’est une très bonne idée : l’opération paraît plus rassurante et plus propre que sur beaucoup de concurrents. ANTHBOT rappelle tout de même quelques précautions de base : porter des gants lorsqu’on intervient près des lames, débrancher la station ou l’alimentation avant toute manipulation, et remplacer toutes les lames et tous les boulons en même temps si nécessaire. La FAQ de la marque ajoute un détail utile : les lames sont réversibles, et peuvent donc être retournées une fois avant remplacement complet, à condition de vérifier qu’elles tournent toujours normalement.

Le reste est plus classique. Le capteur de pluie doit rester propre, au point que le manuel prévoit un message d’erreur spécifique s’il est sale ou endommagé, avec consigne d’essuyage ou de nettoyage. Pour un stockage prolongé, ANTHBOT demande de laisser la batterie à 80 % ou plus avant extinction afin d’éviter la décharge excessive ; ses conseils d’entretien généraux vont dans le même sens, avec un rangement au sec, au frais et un contrôle périodique pendant l’arrêt. En revanche, l’application n’apporte pas ici la même aide que chez les meilleurs élèves du segment : nous n’y avons pas trouvé d‘estimation d’usure des lames en temps réel ni de suivi maintenance particulièrement poussé. L’entretien du M9 est donc assez simple, et même bien pensé sur la partie mécanique, mais encore peu accompagné côté logiciel.
Accessoires et consommables
Pour le M9, l’écosystème ANTHBOT reste plus court que chez les marques les mieux installées, mais il couvre déjà l’essentiel. Côté accessoires, on trouve actuellement :
ANTHBOT explique que l’on peut retourner ou remplacer les lames après environ 100 heures d’utilisation pour conserver des performances optimales. Cela équivaut à un minimum d’une à deux fois par an, pour un budget d’environ 15 à 30 € par an. Retenons donc un pack de lames par an pour un petit terrain d’environ 300 m², puis deux packs par an pour un jardin de 750 m² davantage exploité.
| Scénario | Hypothèses retenues | Coût sur 1 an | Coût sur 5 ans |
|---|---|---|---|
| Terrain 300 m² – équipement minimum | 1 pack de lames/an | 19 € | 95 € |
| Terrain 750 m² – équipement complet | 2 packs de lames/an + Garage M + kit de montage mural RTK | 286 € | 438 € |
Nota Bene : pas de batterie vendue séparément pour cette gamme, contrairement à la série Genie…
Position face à la concurrence et alternatives viables
À 769 € en promotion pour 1 000 m², l’ANTHBOT M9 se place très agressivement sur le segment des robots sans fil compacts. Sur le papier, il ne vient pas les mains vides : Full-Band RTK, double vision, 4G, passages étroits, hauteur de coupe réglable dans l’application et détection IA de 1 000+ obstacles. Son positionnement est donc assez clair : proposer une vraie base technologique de milieu de gamme, mais à un tarif qui reste sous la barre psychologique des 800 €. En contrepartie, il faut accepter une application moins séduisante, une logique de cartographie plus laborieuse et un mode bordure encore trop peu maîtrisé.

Le rival le plus dangereux reste sans doute le Mammotion YUKA mini, aujourd’hui relayé par la série YUKA mini 2. Mammotion positionne cette gamme sur 800 à 1 000 m², avec des tarifs allant actuellement de 899 € à 1 099 €, et met en avant une installation simple, une cartographie multi-zones et, selon la version, une approche sans antenne RTK apparente ou une combinaison LiDAR + vision plus ambitieuse. Chez Meilleure Innovation, le Yuka mini nous avait surtout convaincus par sa navigation maîtrisée, sa qualité de coupe et une application déjà très riche.
Face au ECOVACS GOAT O1200 LiDAR PRO, le duel est plus net encore. À 999 €, l’ECOVACS vise 1 200 m², mise sur une navigation Dual-LiDAR HoloScope 360, une cartographie automatique et surtout un vrai coupe-bordure intégré TruEdge. Dans notre test, c’est justement ce point qui faisait la différence : le GOAT livrait un mulching convaincant et une finition de bordure réellement utile, là où l’ANTHBOT reste beaucoup plus frustrant dès que les limites deviennent complexes. Le M9 répond avec un ticket d’entrée plus bas et une formule RTK + vision + 4G intéressante pour le prix ; l’ECOVACS, lui, paraît plus immédiatement abouti pour ceux qui veulent surtout une mise en route simple et des contours mieux tenus.
En troisième alternative, le Segway Navimow i105E mérite clairement d’être regardé. Il se positionne à 799 € pour 500 m², avec un discours très simple “sans fil, sans souci” et un écosystème déjà mieux installé que celui d’ANTHBOT. Nos données relevées sur la série i révèlent une machine discrète, méthodique, avec 18 cm de largeur de coupe, 3 lames, 20 à 60 mm de hauteur de coupe et une installation plutôt bien pensée autour d’une petite antenne RTK. En clair, le Navimow paraît moins ambitieux sur la fiche brute que le M9, mais plus rassurant pour qui cherche une solution bien cadrée et plus facile à recommander sans réserve. L’ANTHBOT garde pour lui son prix inférieur, ses 5 lames et son positionnement plus offensif sur les fonctions.
Au fond, le M9 se défend bien tant qu’on le lit pour ce qu’il est : un challenger très agressif sur le prix, capable d’offrir une base technique sérieuse sur 1 000 m², mais qui ne domine pas encore les meilleurs compacts du moment sur la finesse logicielle, la gestion des bordures ou la maturité globale de l’expérience.
L’ANTHBOT M9 est un robot-tondeuse sans fil intéressant, parce qu’il apporte sous les 1 000 € une base technique déjà crédible : RTK, double vision, 4G, application complète, cartographie avancée et une coupe globalement convaincante sur des jardins de taille moyenne. Sur le terrain, il se montre capable, méthodique et plutôt rassurant dans sa tonte intérieure. En revanche, tout n’est pas au même niveau : l’application manque encore de maturité, la cartographie demande de la patience, le mode bordure reste décevant, et la partie antivol paraît trop légère. Certains terrains ne subiront aucun de ces compromis. Les autres verront ces défauts compensés par l'expertise du pilote !
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Installation et prise en main
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Application et fonctionnalités connectées
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Navigation et intelligence embarquée
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Qualité de tonte
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Autonomie et recharge
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Silence et discrétion
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Entretien et maintenance
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