Sur le marché des robots-tondeuses, la bataille ne se joue plus seulement sur la coupe, mais sur tout ce qui l’entoure : installation sans câble, intelligence de navigation, gestion des bordures et capacité à évoluer dans un jardin qui n’a rien d’un terrain de démonstration. Entre les solutions RTK, les systèmes optiques et les nouvelles architectures LiDAR, l’enjeu est plus que jamais d’obtenir une tonte propre sans transformer le jardin en chantier technologique.
Avec sa gamme GOAT, ECOVACS entend justement occuper ce virage du marché avec une offre segmentée : la série O vise les petites et moyennes surfaces, y compris les jardins plus complexes, tandis que la série A regarde davantage du côté des terrains plus vastes. Le GOAT O1200 LiDAR PRO s’inscrit au sommet de cette famille O, avec une surface annoncée de 1 200 m² et un positionnement clairement premium, pensé pour ceux qui veulent éviter à la fois le câble périphérique et l’infrastructure plus lourde de certains systèmes concurrents.

Sur le papier, le produit coche d’ailleurs toutes les cases du robot-tondeuse nouvelle génération : navigation Dual LiDAR + AI Camera via la plateforme HoloScope 360, promesse de cartographie automatique, précision annoncée à 2 cm, évitement d’obstacles AIVI 3D capable de reconnaître plus de 200 types d’objets, sans oublier le très marketé TruEdge Trimmer, censé enfin régler la vieille question des bordures mal finies. Ajoutez à cela une autonomie annoncée de 140 minutes, une recharge en 70 minutes, une pente maximale de 45 % et l’on comprend vite où ECOVACS veut frapper : sur la simplicité d’usage, mais aussi sur l’idée d’une tonte plus précise, plus autonome et moins frustrante au quotidien.
| Caractéristique Techniques | Ecovacs GOAT O1200 Lidar Pro |
|---|---|
| Dimensions | 600 × 479 × 304 mm |
| Poids | 13 kg (robot) / 2,9 kg (station) |
| Surface recommandée | 1200 m2 |
| Temps de tonte par charge | 140 min |
| Rendement de tonte annoncé | mode Delicate : env. 120 m²/h mode Efficient : env. 180 m²/h |
| Largeur de coupe | 22 cm |
| Hauteur de coupe | 3 à 8 cm |
| Capacité de franchissement de pente | 45% / 24° |
| Disque de lames | 3 lames pivotantes + module coupe-bordure TruEdge Trimmer |
| Batterie | Lithium-ion 5 200 mAh, 18 V |
| Temps de charge | 110 min (70 min de 20 à 80 %) |
| Volume sonore | 61 dB(A) pour le corps principal 81 dB(A) pour le trimmer |
| Température de fonctionnement | recommandé : de 5 à 40 °C max : de 0 à 55 °C |
| Température de stockage | recommandé : -20 à 75 °C |
| Indice d’étanchéité | IPX6 |
| Garantie | 3 ans sur l’appareil 2 ans sur la batterie |
| Prix | 999 € |
What’s in the box ?
On reste ici sur un contenu de boîte assez sobre et cohérent avec le positionnement du produit : le robot, sa station, son alimentation et l’essentiel pour la mise en route sont bien là, sans dispersion inutile.

ECOVACS ajoute tout de même quelques éléments bienvenus, à commencer par un jeu de lames de rechange, la visserie de fixation et la clé Allen, ainsi qu’une brosse dédiée au module de coupe-bordures, ce qui montre que la marque a au moins pensé au minimum d’entretien dès le déballage.

Nota Bene : nous avons également reçu un abri compatible avec ce modèle. Nous l’avons monté pour vous !
Design et ergonomie : un robot moyennement esthétique mais pensé pour l’usage
Le GOAT O1200 LiDAR PRO adopte un design assez juste pour son usage : une silhouette basse, allongée, presque ramassée, avec deux larges flancs blancs qui encadrent un bandeau central noir. Le robot paraît sérieux sans devenir austère, et le large bouton STOP rouge apporte une rupture visuelle pour l’identifier tout de suite. On n’est ni dans le registre du “concept gadget” ni dans celui de la machine surstylisée.

Le détail qui signe vraiment ce modèle, c’est évidemment le module TruEdge installé sur le côté qui élargit légèrement le robot. À cet égard, la petite brosse latérale ne relève pas du simple accessoire cosmétique : elle devrait aider à limiter l’adhérence des brins et de la pulpe d’herbe sur la carrosserie pendant la coupe des bordures, tout en faisant écran aux petites branches susceptibles de venir toucher le fil du module.

L’intégration des capteurs est, elle aussi, plutôt propre. Le petit dôme LiDAR visible sur le dessus et l’ouverture frontale dédiée à la vision IA sont clairement assumés, mais sans transformer la machine en démonstrateur technologique. Sur le plan fonctionnel, Ecovacs combine bien LiDAR rotatif 360°, LiDAR 3D-ToF et AI Camera pour la navigation HoloScope 360 et l’évitement AIVI 3D.

Ergonomiquement, le produit semble aussi avoir été pensé pour ne pas dépendre exclusivement du smartphone. Un simple appui sur Start permettra de lancer la cartographie automatique, et des manipulations locales restent possibles via les commandes START et CHARGE, avec saisie du code PIN directement sur l’afficheur de la machine. C’est un bon point : l’appareil peut intervenir rapidement ou récupérer la machine sans passer systématiquement par le téléphone.

On notera néanmoins qu’Ecovacs n’a pas prévu de vraie poignée de portage au sens strict. Ce n’est pas dramatique à l’usage, mais sur un robot de 13 kg, une prise plus évidente aurait apporté un petit supplément de confort, surtout lorsqu’il faut le soulever pour le sortir d’un passage, le nettoyer ou le remiser. Même logique du côté de la batterie : le manuel mentionne bien un compartiment batterie. Elle semble remplaçable en maintenance, mais pas autrement (et aucun prix n’est indiqué au grand public).

Enfin, l’abri s’inscrit bien dans cette logique d’usage simple et assez bien pensée. Dans les faits, son montage est particulièrement intuitif : avec un simple tournevis cruciforme et même sans ouvrir une notice détaillée, la photo imprimée sur le carton suffit pratiquement à guider l’assemblage, bouclé en une dizaine de minutes. Ce n’est pas un accessoire indispensable au fonctionnement, mais il renforce clairement la dimension “produit fini” de l’ensemble et apporte une vraie tranquillité d’esprit sur la durée.
Installation et connectivité : une prise en main immédiate et sans friction
Sur ce point, le GOAT O1200 LiDAR PRO fait clairement partie des robots-tondeuses les plus accueillants du moment. Dans notre cas, l’installation a pris à peine cinq minutes : on branche la station, on met en place le module latéral et sa brosse, on associe le robot à l’application ECOVACS HOME, puis on le bascule sur le réseau domestique. L’ensemble est bien guidé : pas d’antenne RTK à aligner, c’est que du bonheur !


La partie connectivité est du même tonneau. L’appairage passe d’abord par le téléphone via Bluetooth activé, application à jour, permissions réseau/localisation accordées, puis connexion du robot au Wi-Fi domestique. ECOVACS demande aussi que le routeur diffuse bien un signal 2,4 GHz, et recommande même de couper temporairement les données mobiles du smartphone pendant la configuration pour éviter les échecs d’association.



Le GOAT s’est montré particulièrement convaincant sur ce point : il a conservé une bonne accroche réseau à une distance franchement confortable de la maison, ce qui rassure tout de suite pour le pilotage, la cartographie et les mises à jour.

Le côté “plug and play” ne dispense pas pour autant de deux ou trois précautions élémentaires. La station gagne à être posée sur une zone plane, sans pente, avec une alimentation facile à atteindre et un signal Wi-Fi stable ; ECOVACS recommande aussi de garder l’herbe courte autour du dock pour faciliter les manœuvres d’amarrage.
Nota Bene : après l’installation initiale, le GOAT O1200 LiDAR PRO conserve ses fonctions locales de base même en cas de coupure internet, mais les fonctions de l’application deviennent alors limitées ou indisponibles.
Application : une interface accueillante, avec un vrai fond de réglages
L’application Ecovacs Home donne d’emblée une bonne impression : la page principale s’organise autour de la carte, de l’état de charge et de quelques actions très lisibles, avec de gros boutons Pause, Terminer ou Retour à la station. La hiérarchie visuelle est claire, les caractères sont grands, les zones tactiles confortables, et l’ensemble reste compréhensible même pour un utilisateur peu à l’aise avec les applications. L’interface guide énormément, avec des écrans d’aide visuels pour chaque nouvelle étape, mais aussi des rappels contextuels et des libellés globalement explicites.



Pour autant, derrière cette façade assez conviviale, l’application propose un niveau de personnalisation déjà sérieux : planification hebdomadaire, vitesse, hauteur de coupe, sens de tonte alterné, gestion du capteur de pluie, protection des animaux, réglages de détection, suivi d’entretien etc..



Les amateurs de réglages fins y trouveront donc de quoi affiner le comportement du robot sans basculer dans l’usine à gaz. Certes, tout n’est pas parfait (certains intitulés demandent un petit temps d’adaptation, notamment autour des modes de coupe et d’exclusion) mais l’ensemble paraît cohérent, moderne et surtout pensé pour rester praticable au quotidien.
Cartographie : des outils complets, mais un premier repérage encore perfectible
Avant la première cartographie, mieux vaut retirer les objets qui traînent — jouets, pierres, câbles, outils — et, si la pelouse est déjà trop haute, effectuer une coupe préalable : la marque rappelle que ses robots sont pensés pour de l’entretien régulier, avec une herbe idéalement sous les 10 cm au départ. Pour les zones plus compliquées, passages serrés ou reliefs marqués, l’écosystème GOAT permet en outre de basculer sur une cartographie manuelle ou assistée ; ECOVACS recommande alors de suivre la machine en restant dans un rayon d’environ 6 mètres.



En pratique, la cartographie de notre zone de test, à 150 m², zones interdites comprises, nous a pris un petit quart d’heure à 0,5 m/s, ce qui reste très correct sur ce segment. Le GOAT O1200 LiDAR PRO a bien lancé sa cartographie automatique, mais celle-ci s’est montrée un peu fragile sur notre terrain : à deux reprises, le robot s’est égaré et nous avons dû reprendre la main. Sur ce point précis, TerraMow faisait mieux. La bonne nouvelle, c’est que la cartographie manuelle rattrape très bien les choses : elle s’est révélée fluide, intuitive et sans latence perceptible, au point de transformer un faux départ un peu frustrant en simple contretemps.



Une fois la carte créée, l’édition est globalement bien pensée. L’application permet d’ajouter une zone, de diviser, fusionner, renommer ou supprimer des secteurs, mais aussi de créer des chemins d’accès, des zones à faible évitement ou des zones interdites. Autrement dit, on n’est pas face à une carte figée, mais à un environnement que l’on peut affiner assez facilement au fil des besoins et des essais. En dehors de cette cartographie automatique perfectible, nous n’avons pas rencontré de véritable friction : dès que l’on bascule dans une logique de correction ou de réglage manuel, l’ensemble redevient très simple à vivre au quotidien.
Nota Bene : en cas de déplacement de la station, il suffit de la replacer à peu près au même endroit pour ne pas avoir besoin de tout recartographier !
Navigation : une conduite méthodique, lisible et globalement fiable
Le GOAT O1200 LiDAR PRO s’appuie sur le système HoloScope 360, qui combine LiDAR rotatif 360°, LiDAR 3D-ToF et caméra AI. Il devrait permettre au robot de se repérer, de cartographier le jardin et d’éviter les obstacles sans câble périphérique ni station RTK. À ce titre, ECOVACS annonce une précision de 2 cm, une cartographie automatique et une navigation efficace même de nuit.
Normalement, ce dispositif doit servir à créer une carte virtuelle du terrain, avec gestion des limites, des zones et des passages étroits jusqu’à 0,8 m. Le système AIVI 3D prend ensuite le relais pour l’évitement d’obstacles, avec reconnaissance annoncée de plus de 200 types d’objets. Cette approche est surtout adaptée aux jardins structurés, avec murs, haies ou repères visuels, plus qu’aux très grandes surfaces ouvertes.
En usage, le GOAT O1200 LiDAR PRO confirme assez bien la logique de son système HoloScope 360 : sa navigation reste lisible, méthodique, et surtout très dépendante du sens de tonte défini dans l’application. Le robot suit scrupuleusement cette orientation, ce qui donne des passages propres et faciles à anticiper. Sur les zones longues, c’est un vrai point fort. En revanche, dans les passages étroits, tout dépend de l’axe retenu : s’il est mal orienté, le GOAT multiplie les petits virages et piétine un peu. Dans ce cas, deux solutions existent : créer une petite zone dédiée dans la cartographie, ou alterner le sens de tonte d’un cycle à l’autre. À cet égard, l’interface pourrait aller plus loin : le réglage du sens ne se projette pas directement sur la carte, et il faut se repérer à partir du dessin de la station, ce qui reste moins parlant qu’une vraie vue d’ensemble.
Le suivi en direct est en revanche bien vu : à mesure que le robot avance, les lignes de passage à venir disparaissent peu à peu sur la carte, ce qui permet de comprendre immédiatement ce qu’il a déjà couvert. Sur le terrain, nous n’avons pas relevé d’allers-retours inutiles, et l’évitement d’obstacles s’est montré fiable : petit trou d’une dizaine de centimètres, banc de pique-nique, présence humaine, le GOAT adapte correctement sa trajectoire sans se bloquer. Enfin, le mode caméra a le mérite d’exister : l’app permet de suivre le robot par la carte ou via sa caméra frontale, avec prise de contrôle manuelle au joystick. C’est davantage une fonction de dépannage ou d’inspection qu’un argument central, mais elle peut rendre service.
Nota Bene : sur terrain humide, l’adhérence baisse significativement, les roues peuvent marquer davantage le gazon et la progression se complique en pente. La marque recommande d’ailleurs de tondre sur pelouse sèche, l’herbe mouillée augmentant les risques de blocage.
Qualité de tonte : un mulching convaincant, un coupe-bordure réellement utile
Sur le cœur de la tonte, le GOAT O1200 LiDAR PRO livre un résultat globalement convaincant en mulching. La coupe est propre, régulière, et le robot ne donne pas l’impression de peiner dès que l’herbe se densifie un peu. La hauteur descend jusqu’à 3 cm, ce qui laisse une vraie marge de réglage, et l’application permet en plus de choisir entre une allure plus précise (0,35 m/s) ou plus rapide (0,5 m/s).
Nota Bene : au-delà de 10 à 12 cm d’herbe, un pré-coupage reste préférable, sinon la machine peut considérer certains brins comme des obstacles
Le comportement du robot est assez logique ensuite. Il peut interrompre sa tâche lorsque la luminosité baisse, en cas de pluie ou lorsqu’une contrainte horaire s’impose, puis revenir à la base. ECOVACS indique même que GOAT peut théoriquement mémoriser sa position en fin de créneau programmé et reprendre au prochain passage. Cela ne fonctionne que pour un même cycle interrompu. Pour deux sessions indépendantes, le robot n’a pas semblé garder en mémoire ce qu’il avait commencé à faire quelques minutes plus tôt…
Le vrai point distinctif reste néanmoins le TruEdge Trimmer. Dissimulé sous la brosse latérale, il s’active seulement lorsque le robot identifie une bordure, ce qui évite de faire grimper inutilement le niveau sonore sur toute la session. Le résultat est intéressant : la machine suit bien les délimitations et améliore réellement la finition des bords, même si cela ne transforme pas non plus un liseré négligé en coupe parfaite du premier coup. La marque rappelle d’ailleurs qu’un reliquat reste inévitable le long d’un mur ou d’un obstacle fixe, à cause de la distance de sécurité et du déport entre le carter et le disque.
Nota Bene : la sécurité du coupe-bordure s’active en cas d’approche humaine ou de perte de contrôle en mode manuel.
Enfin, le mode manuel existe, et il fonctionne, mais il faut le voir comme un outil de dépannage. ECOVACS fixe une distance maximale d’environ 6 m entre l’utilisateur et le robot pour conserver l’activation des lames via Bluetooth ; dans les faits, nous avons trouvé qu’il fallait souvent rester encore plus près pour un pilotage vraiment confortable. C’est utile pour traiter ponctuellement un coin oublié ou finir une bordure, beaucoup moins comme méthode de tonte au quotidien.
Autonomie et charge : des cycles plutôt intelligents, mais pas faits pour avaler 1 200 m² d’une traite
L’autonomie du GOAT O1200 LiDAR PRO nous a semblé correcte, sans être spectaculaire. Sur notre terrain, en tonte rapide, le robot a couvert 67 m² en 58 minutes, en passant de 79 % à 33 % de batterie. En extrapolant ce rythme de consommation, on obtient environ 1 h 47 de tonte utile entre 100 % et 15 %, soit un peu moins de 124 m² avant retour automatique à la base. L’intérêt, ici, tient surtout à la gestion du cycle : le GOAT rentre automatiquement à sa station à 15 %, puis repart une fois remonté à 80 %, sans qu’il soit nécessaire d’intervenir. La recharge, en revanche, nous a paru plutôt bien calibrée. Nous avons mesuré un passage de 29 % à 83 % en une heure, puis 100 % après 1 h 38. C’est plutôt bon en pratique, d’autant que la marque annonce, dans sa documentation support, environ 120 minutes de 0 à 100 % pour le O1200 LiDAR PRO.

En extrapolant encore, un cycle de reprise entre 80 % et 15 % représenterait chez nous environ 1 h 22 de tonte pour 95 m², suivi d’environ 1 h 10 à 1 h 30 de charge selon que l’on se base sur nos mesures ou sur une projection plus prudente. Au global, cela donne une productivité réelle, recharge comprise, d’environ 35 à 40 m² par heure sur notre configuration. En plein été, avec une grosse amplitude de jour et sans compter la tonte nocturne, cela permettrait théoriquement de couvrir un peu moins de 600 m² sur une journée complète ; au printemps ou en automne, on serait plutôt autour de 400 m². Cela lui laisse largement de couvrir ses 1200 m² recommandés/semaine !
Niveau sonore : raisonnable en tonte, beaucoup moins discret en bordures
À un mètre de la machine, nous avons relevé 67 dBA lorsqu’il n’y a pas grand-chose à couper, 70 dBA quand l’herbe se densifie un peu, puis 81 dBA lorsque le module TruEdge entre en action. En clair, la tonte classique reste tout à fait supportable pour un robot-tondeuse de ce gabarit, avec un niveau sonore qui se fond assez bien dans l’ambiance d’un jardin. En revanche, le coupe-bordure change nettement la donne : 82 dB avec le trimmer !
Quant à l’alarme de sécurité, nous avons mesuré 78 dB lors d’un soulèvement. Elle remplit correctement son rôle d’alerte à proximité immédiate, sans pour autant se comporter comme une sirène particulièrement agressive. Si vous êtes à plus de 100 mètres de l’appareil, vous allez commencer à avoir du mal à l’entendre…
Maintenance : un entretien simple, mais un peu plus exigeant qu’un robot-tondeuse classique
Sur l’entretien courant, le GOAT O1200 LiDAR PRO reste assez classique : on coupe l’alimentation avant toute manipulation, on vérifie régulièrement l’état du dessous de caisse, du disque de coupe et des capteurs, puis on remplace les lames quand elles perdent en tranchant. ECOVACS insiste aussi sur le nettoyage des capteurs quand le robot commence à mal lire son environnement : la marque documente par exemple le dépoussiérage des capteurs anti-chute avec un chiffon sec, ainsi que le nettoyage du capteur de pluie si le retour à la base devient incohérent par temps humide.



L’application a aussi le bon goût de suivre l’usure de certains consommables. ECOVACS indique par exemple que le robot estime la durée de vie du fil de coupe du module TruEdge en fonction de la distance parcourue le long des bordures, puis envoie une notification quand il approche de la fin. Dans le même esprit, l’app permet aussi de garder un œil sur l’état général des éléments d’usure, ce qui évite de devoir tout surveiller uniquement “au ressenti”.

Le GOAT demande en revanche un peu plus d’attention qu’un modèle standard, parce qu’il ne faut pas seulement surveiller les lames. Le module TruEdge ajoute son propre petit cycle d’entretien : remplacement du fil de coupe, contrôle de la brosse latérale, nettoyage des brins ou débris qui peuvent gêner la rotation. Le manuel précise d’ailleurs que le remplacement du fil passe par un mode maintenance, puis par l’ouverture du carter avec des vis, avant de sortir la bobine, d’installer la nouvelle et de laisser dépasser environ 3 à 5 cm de fil. Les lames, elles, se changent plus simplement au tournevis, en utilisant des vis neuves et en vérifiant qu’elles tournent librement.

Pour la batterie, ECOVACS recommande de recharger le robot tous les 6 mois en cas d’arrêt prolongé. D’ailleurs, l’hivernage, est mieux documenté qu’on ne le voit parfois sur des concurrents. ECOVACS recommande de :
La marque conseille aussi de repérer précisément l’emplacement de la station avant de la retirer : si elle n’est pas remise au même endroit au printemps, on peut se retrouver avec des erreurs de localisation ou une carte à refaire. Le redémarrage saisonnier passe ensuite par les vérifications habituelles : contrôle des câbles, des lames, du fil de coupe, de la brosse, puis essuyage de la caméra avant et des capteurs utiles.
Accessoires et consommables : des coûts mesurés, mais peu d’extensions
Sur la boutique française d’Ecovacs, on trouve une courte sélection d’articles :
On sent que la marque cherche à simplifier l’après-achat. En contrepartie, l’écosystème autour de la gamme reste assez restreint. Sur un an, le coût d’usage du GOAT O1200 LiDAR PRO reste plutôt raisonnable côté lames. Le kit officiel est facturé 15 € et comprend 12 lames + 12 vis, soit quatre remplacements complets sur un robot à trois lames. Le vrai poste de dépense, ici, risque d’être le coupe-bordure : le kit de tondeuse à 35 € ne contient que 2 fils de 3 m et 2 brosses, et ECOVACS recommande justement de remplacer la brosse tous les 1 à 2 mois.
Au final, on peut donc tabler sur un budget consommables d’environ 370 à 660 € sur cinq ans, hors abri et hors éventuel remplacement de batterie. Avec le garage à 129,99 €, on passe plutôt dans une enveloppe de 500 à 790 €. La bonne nouvelle, c’est que la batterie ne devrait pas être le premier poste de dépense : ECOVACS annonce plus de 1 000 cycles et plus de 70 % de capacité restante après 1 000 charges complètes
Position face à la concurrence et alternatives
À 999 €, le GOAT O1200 LiDAR PRO occupe une place assez habile dans le paysage 2026 : celle d’un robot-tondeuse sans fil, sans antenne RTK à installer, mais plus ambitieux qu’un simple modèle grand public grâce à son duo Dual-LiDAR + caméra IA et surtout à son coupe-bordure intégré TruEdge. Néanmoins, on préfèrera s’en passer pour les terrains souvent humides, à forte pente ou même très ouverts, sans repères visuels réguliers.
Face au TerraMow V1000, le duel est presque philosophique. Le TerraMow mise sur une navigation 100 % vision, un garage fourni, un mode Spot bien vu et une cartographie automatique qui nous avait paru particulièrement convaincante ; en revanche, meilleure-innovation.com le réserve plutôt aux terrains plats, note qu’il est plus bruyant que prévu et rappelle qu’il ne peut pas tondre de nuit, vision oblige. À 1 299 € sur la boutique TerraMow, il est aussi plus cher que l’ECOVACS. Le GOAT répond par un tarif plus doux, une lecture de l’environnement moins dépendante de la lumière et un argument très concret que le TerraMow n’a pas : un vrai module de finition latérale. À l’inverse, TerraMow garde pour lui une sensation de maturité très appréciable sur la cartographie automatique et certains usages ponctuels.

Face au Dreame A1 Pro, le GOAT trouve sans doute son rival le plus proche en esprit. Là aussi, on est sur un robot sans RTK, sans câble périphérique, avec une installation très simple et une logique très app-centrée. Cependant le Dreame donne le meilleur de lui-même dans les jardins dégagés, avec une application exceptionnellement riche, un fonctionnement très silencieux et une recharge rapide, mais aussi des bordures physiques à reprendre et un comportement parfois trop prudent. Le GOAT paraît un peu moins sophistiqué côté logiciel, mais son positionnement est plus tangible : proposer une machine plug and play qui s’attaque enfin à la question des bordures, là où le Dreame brille davantage par son intelligence applicative.
Et si le jardin cumule talus, dévers, bosses et zones humides, il existe enfin une alternative plus radicale : le Mammotion Luba mini AWD 800, situé dans le “milieu-haut” du sans-fil à 1 599 €, avec un vrai atout différenciant : la traction intégrale. C’est clairement le robot à regarder si le terrain met la motricité à l’épreuve. Le GOAT O1200 LiDAR PRO reste plus accessible, plus simple à installer et plus original dans sa gestion des bordures ; le Luba, lui, demeure l’option la plus cohérente dès que la pelouse tourne au petit parcours d’obstacles.
À 999 €, l’Ecovacs GOAT O1200 LiDAR PRO réussit l’essentiel : installation rapide, application bien pensée, navigation sérieuse et, surtout, coupe-bordure réellement utile. Tout n’est pas irréprochable pour autant : la cartographie automatique manque encore de fiabilité, le trimmer fait beaucoup de bruit, et l’écosystème d’accessoires reste limité. Mais pour qui cherche un robot sans câble simple, moderne et efficace sur les bordures, c’est aujourd’hui une proposition singulière et très convaincante dans sa gamme de prix ! Un plaisir à découvrir depuis le Yuka mini !
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