Programme lancé, pelouse qui monte, et votre robot tondeuse ne démarre pas : il reste immobile sur sa base. Avant de conclure à une panne, il faut valider la longue liste des conditions que chaque fabricant a posées pour autoriser un départ : seuil de batterie, météo, signal, lumière, programme… On vous donne les meilleures pistes à vérifier avant de contacter le SAV.
Pas de panique : un robot qui refuse de quitter sa base n’est pas forcément cassé. Dans les premières semaines surtout, quand on n’en maîtrise pas encore les réglages, un mode mal choisi, une routine oubliée ou une batterie pas tout à fait pleine suffisent à le garder à quai.
Nous avons dressé la liste des causes possibles à partir de nos tests et de la documentation publiée par Husqvarna, Gardena, Worx, Segway Navimow, Ecovacs et Dreame. En revanche, nous n’avons trouvé aucune statistique qui dise laquelle de ces causes revient le plus souvent. Elles sont donc rangées de la plus simple à vérifier à la plus lourde, et chacune s’accompagne de son explication et du geste à faire.
Liste rapide à consulter d’office
Le tableau ci-dessous oriente vers la bonne piste selon ce que vous constatez :
| Ce que vous constatez | Piste la plus probable | Premier geste |
|---|---|---|
| Écran noir, aucune réaction | Batterie déchargée, station sans courant | Rentrer le robot, le poser sur sa station, laisser charger plusieurs heures |
| Robot sur sa station, charge qui ne progresse pas | Contacts encrassés, batterie hors de sa plage de température | Nettoyer les plaques de contact, laisser la machine revenir à température ambiante |
| Robot à quai à l’heure prévue, sans message d’erreur | Seuil de batterie, délai de pluie, protection antigel, routine nocturne, programme ou horloge | Lire l’état affiché dans l’application |
| « Pas de signal boucle », voyant de station bleu (robots à fil) | Fil coupé ou mal branché | Lire le voyant, puis faire une boucle de test |
| « Signal GPS faible », « Aucune donnée de correction disponible » (robots RTK) | Ciel masqué, réseau absent | Contrôler l’emplacement de l’antenne, la couverture Wi-Fi ou 4G |
| Erreur LiDAR, échec de relocalisation (robots LiDAR) | Capteur sale, robot déplacé à la main | Nettoyer le capteur, relancer depuis la station |
| Robot à caméra immobile à l’aube ou au crépuscule | Lumière insuffisante, objectif sale | Caler le programme entre le lever et le coucher du soleil, essuyer la caméra |
| « Système de coupe bloqué », « Soulevé » | Disque entravé, herbe trop haute, débris sous le carter | Arrêter le robot, enfiler des gants, dégager |
Robot à quai sans erreur : il attend, il n’est pas en panne
Le premier contrôle rapide à faire est le suivant : ouvrir l’application, ou l’écran du robot, et lire l’état affiché. Quatre causes peuvent garder à quai un robot en parfait état :
Segway conseille aussi de vérifier que le firmware est à jour avant d’aller plus loin.
Un réglage qui ne lui donne pas le feu vert
Un robot tondeuse ne part que si son mode, son programme et sa carte l’y autorisent. Un seul réglage de travers suffit à le garder sur sa base : il n’est pas en panne, il obéit. Avant de chercher plus loin, vérifiez le mode sélectionné, le créneau programmé et l’heure de la machine, puis relancez depuis la station.
Chez Husqvarna, un Automower reste à quai quand aucun mode n’est sélectionné ou qu’il est réglé sur la zone secondaire au lieu de la zone principale. Même chose si une commande de stationnement est active, si son heure est mal réglée ou s’il a atteint sa limite de fonctionnement quotidienne. Chez Gardena, le départ automatique exige le mode « Auto » (ou « Zone principale ») et une heure comprise dans la plage programmée, fuseau horaire inclus. Il faut aussi un câble périphérique bien branché sur la station, et un appui sur « Start » avant de refermer le couvercle. Sur les robots sans fil, la carte fait partie des réglages : un Navimow ne part pas sans carte enregistrée, pendant son initialisation, ou vers une zone qu’aucun passage ne relie aux autres. Un Automower AIM ou EPOS reste aussi à quai si sa station se trouve dans une zone d’exclusion.
La batterie n’a pas atteint le seuil exigé
Un robot chargé peut tout de même refuser de partir. Plusieurs fabricants exigent, avant une tonte programmée, une charge bien plus haute que celle qu’il faut pour rouler, et une batterie trop froide ou trop chaude bloque tout. Le geste est simple : laisser la machine sur sa station jusqu’à la charge complète, à température ambiante.
Sur la gamme X4 comme sur l’i2 LiDAR Pro, Segway exige au moins 95 % de batterie pour une tonte programmée, alors qu’une tonte ponctuelle part au-dessus de 20 %. Gardena demande une batterie entièrement chargée pour un départ automatique, et Husqvarna range une batterie hors de sa plage de température parmi les raisons de ne pas suivre le programme.
La météo le dissuade
Pluie et gel peuvent garder un robot à quai de trois façons : un capteur embarqué, une météo en ligne ou une routine de l’application. Le piège tient au délai, car le robot ne repart pas forcément dès que le temps s’arrange. Si l’application affiche un statut lié à la météo, il suffit d’attendre, ou d’ajuster le réglage.

Les Landroid Vision de Worx s’arrêtent quand leur capteur détecte l’eau, puis attendent par défaut 180 minutes après qu’il a séché, un délai modifiable ou désactivable dans l’application. Le Navimow X4 combine son capteur et une détection météo en ligne : il rentre dès que l’une des deux signale de la pluie, et Segway permet de couper la détection en ligne pour ne garder que le capteur. Chez Husqvarna, des routines suspendent le programme en cas de pluie ou de gel, la protection antigel bloquant le départ sous 5 °C, et la minuterie météo espace les tontes selon la pousse.
Une routine le garde à quai la nuit
Beaucoup de robots ne tondent pas la nuit tant qu’on ne les y autorise pas. Un créneau programmé après le coucher du soleil ne partira donc pas. Le plus simple est de décaler ce créneau en journée, plutôt que de lever une protection pensée pour la faune, comme nous le défendions dans notre article contre la tonte nocturne.
Batterie et station : après l’hiver, des heures de charge avant tout diagnostic
Écran noir, aucun voyant, aucune réaction : la piste de l’énergie doit être examinée. Quatre causes se partagent ce cas : une batterie vidée pendant l’hiver, une température hors limites, un mauvais contact avec la station, une station privée de courant.
La batterie s’est vidée pendant l’hiver
Rangée sans être pleine, une batterie peut ressortir de l’hiver complètement déchargée : l’écran reste noir, aucun voyant ne s’allume. Rentrez le robot, posez-le sur sa station et laissez-le charger plusieurs heures avant toute tentative.
Nota bene : selon Husqvarna, au sortir de l’hiver, une batterie profondément déchargée serait la cause la plus fréquente.
La parade se joue évidemment à l’automne. Husqvarna demande de charger complètement la batterie avant de ranger le robot, ce qui la protège avant le stockage. Nos erreurs d’hivernage à éviter ajoutent une recharge intermédiaire si l’hiver s’éternise.
La batterie est trop froide ou trop chaude
Une batterie ne se recharge que dans une plage de température donnée. Un robot sorti d’un abri glacé, ou dont la station chauffe en plein soleil, peut rester garé sans que la charge démarre. Laissez la machine revenir à température ambiante, à l’intérieur, avant de conclure à une panne.

Husqvarna précise qu’un Automower ne se recharge pas si la température de sa batterie sort de la plage autorisée. Le robot affiche alors le message « Température de la batterie hors limites », et la marque conseille de placer la station à l’ombre ou au frais. Chez Segway, le Navimow X4 fonctionne entre 0 et 40 °C : au-delà, il peut suspendre la tonte ou la charge pour se protéger.
Le robot n‘est pas vraiment en contact avec sa station
La charge passe par des plaques métalliques, sur le robot et sur la station. Herbe, feuilles, terre ou dépôts suffisent à couper le contact : le robot est bien garé. Husqvarna demande de retirer feuilles, herbe coupée et débris des zones d’amarrage et des contacts, et de poser la station sur une surface plane, avec assez d’espace libre autour. Les plaques de contact s’inspectent, et se nettoient à la toile émeri fine si nécessaire. Lors de notre test du Luba 3, les consignes d’entretien de Mammotion ajoutaient l’émetteur infrarouge de la station, à garder propre comme les contacts.
La station n’est plus alimentée
Sans courant, la station ne recharge rien. Remontez la chaîne électrique : la prise murale (à tester avec une lampe), le disjoncteur, le câble jusqu’au transformateur, puis le transformateur lui-même.
Sur une station Husqvarna, l’absence de voyant signale une absence d’alimentation. Un voyant rouge fixe signale, lui, une défaillance possible de l’alimentation ou de la carte électronique de la station : débranchez-la 30 secondes, et si le rouge persiste, le diagnostic revient à un revendeur.
La batterie est usée
C’est la piste à retenir en dernier, une fois écartées toutes les autres (y compris celles des sections suivantes). Le robot revient souvent à sa station, ou s’arrête sur la pelouse, vide, sans message d’erreur.
Husqvarna décrit ces deux symptômes et situe la durée de vie de ses batteries « généralement » entre 2 et 5 ans. Notre enquête sur les coûts cachés d’un robot tondeuse donnait 120 à 400 € pour une batterie Husqvarna d’origine, que l’on change soi-même, et 250 à 350 € pièce et main-d’œuvre chez Mammotion, où l’opération passe par un centre agréé. Chez Gardena, la batterie s’achète en ligne, entre 120 € et 140 € selon le modèle.

Avant de payer son remplacement, vérifiez la garantie. La garantie légale de conformité couvre un bien neuf deux ans, auprès du vendeur, sans avoir à prouver que le défaut existait à l’achat : une batterie qui s’effondre avant ce terme peut donc relever de lui. Chez Segway Navimow, la garantie commerciale couvre un X4 trois ans en Europe, mais sa batterie deux ans seulement.
Robots à fil périmétrique : le voyant oriente, la boucle de test tranche
Un robot à fil suit un câble enterré, parcouru par un signal qu’émet sa station. Le message « Pas de signal boucle » veut dire que ce signal ne lui parvient pas. Deux causes l’expliquent : un fil coupé ou mal branché, ou un signal que la station a volontairement coupé.
Le fil est coupé ou mal branché
Un coup de bêche ou un raccord desserré sur la station suffit à interrompre la boucle. Commencez par les branchements sur la station, puis vérifiez si le défaut vient du fil ou de la station avant de chercher la coupure.
Le voyant de la station fait le premier tri. Chez Husqvarna, un bleu clignotant signale une boucle incomplète, câble coupé ou mal branché, et un vert fixe un signal bien émis que le robot ne capte pas (portée, interférences). Les couleurs changent d’une marque à l’autre : la notice donne la grille de votre modèle. Pour savoir si le défaut vient du fil ou de la station, Worx décrit un test simple sur ses Landroid. Il faut environ 3 mètres de câble périphérique, dénudé aux deux bouts et branché sur les bornes de la station, posé en cercle avec le robot sur sa base au milieu. Si le message disparaît, la station fonctionne et la coupure se trouve dans le fil du jardin. S’il persiste, le problème vient de la station ou du robot, et le SAV prend le relais.

Pour trouver la coupure, commencez par les zones où le sol a été travaillé récemment : bêchage, scarification, plantation en bordure. Husqvarna décrit ensuite une recherche par moitiés successives, en coupant le câble au milieu de la section suspecte et en lisant le voyant, et un détecteur de rupture accélère la recherche. La réparation se fait avec un raccord étanche, et la marque recommande, sans surprise, le sien.
Le signal est coupé exprès
Un fil intact peut aussi rester muet, parce que la station coupe le signal entre deux tontes pour économiser l’énergie. Le robot n’est pas en panne, mais il ne démarrera pas si on le lance à la main avant l’heure prévue sans réactiver le signal.
C’est le principe du mode ECO des Automower : le voyant de la station clignote en vert, et le signal revient seul à l’heure programmée. Pour lancer une tonte manuelle avant, Husqvarna demande de placer le robot dans la station, d’appuyer sur STOP, d’attendre 5 secondes puis de le sortir : le voyant doit passer au vert fixe. Seule exception, les Aspire R6V, 308V et 312V, dépourvus de mode ECO : sur eux, ce même clignotement signale un défaut, et la marque conseille de débrancher puis rebrancher la station.
Robots sans fil : chaque guidage refuse de partir à sa manière
Sans fil, le robot doit savoir où il se trouve avant de bouger. Notre guide des technologies de guidage détaille leurs dépendances. Pour le dépannage, il suffit de savoir de quoi dépend la vôtre : le ciel, le réseau, la vue du capteur ou la lumière.
Le RTK (repérage par satellite) : besoin du ciel
Le RTK (real-time kinematic, soit un positionnement satellite corrigé en continu par une référence fixe) dépend d’abord du ciel. Husqvarna fixe des conditions précises pour la station de référence de ses Automower EPOS : au moins 2 mètres de hauteur, une vue dégagée du ciel sur 135 degrés minimum, et moins de 100 mètres jusqu’au robot.

Segway demande pour ses Navimow un emplacement sans mur ni toit ni arbre au-dessus de l’antenne, et un ciel dégagé côté sud dans l’hémisphère nord. La marque propose une fonction de l’application pour trouver le bon emplacement, ainsi qu’un kit de fixation sur le toit quand le sol ne s’y prête pas.
Le RTK réseau : besoin d’internet
Le RTK réseau déplace le problème du ciel vers la connexion. Sur une installation Husqvarna qui reçoit ses corrections par Internet, le message « Aucune donnée de correction disponible » renvoie à une couverture Wi-Fi ou mobile insuffisante sur la pelouse. Le Navimow X420 illustre ce déplacement : son service Navimow Connect rend l’antenne locale optionnelle. Sur le Luba 3 que nous avons testé, Mammotion indique que le robot bascule en 4G s’il perd le Wi-Fi en cours de tonte.
Le LiDAR : un capteur à garder propre et dégagé
Le LiDAR, un laser qui mesure les distances autour du robot, ne dépend pas du ciel, mais de sa propre vue. Face à une erreur LiDAR, Dreame liste le film de protection oublié sur le capteur, les feuilles ou la terre qui l’obstruent, un nettoyage au chiffon fourni suivi d’un séchage complet, et les réflecteurs de la station à vérifier.
La vision : besoin de lumière
Enfin, la vision dépend de la lumière. Worx explique qu’un Landroid Vision signale une lumière trop faible quand il travaille autour du lever ou du coucher du soleil, ou de nuit sans éclairage d’appoint.

Notre guide sur la navigation sous les arbres le constatait aussi : à la tombée du jour ou par ciel très couvert, la caméra décroche. Les robots qui associent LiDAR et caméra n’y échappent pas toujours : pendant notre test, le GOAT O1200 LiDAR PRO pouvait interrompre sa tâche quand la luminosité baissait, puis rentrer à la base. L’application Navimow prévient de son côté qu’on ne cartographie pas de nuit avec le X420. Reste l’objectif lui-même, à essuyer au chiffon propre, consigne que nous avons relevée sur le Luba 3.
Robot déplacé à la main : l’erreur que l’on provoque soi-même
Trois fabricants aux technologies différentes décrivent le même piège : soulever le robot pour le poser ailleurs avant de le lancer. Sur un Automower à fil en mode ECO, Husqvarna prévient qu’une tonte manuelle exige de réactiver d’abord le signal boucle, « sinon le robot tondeuse ne démarrera pas comme prévu ». Ecovacs consacre une entrée de la FAQ du GOAT A1600 LiDAR PRO au robot déplacé qui signale, au lancement, un échec de relocalisation. Sa réponse : le rapprocher de la maison, à moins de 20 mètres, ou le remettre sur sa station, puis réessayer. Chez Segway, un Navimow qui n’est ni sur sa station ni dans sa zone de tonte figure dans la liste des refus de départ.
Un robot qui refuse de partir se relance donc depuis sa station. Pour tondre un endroit précis, mieux vaut passer par la fonction prévue pour cela, quand le robot en a une. Le TerraMow mini 500, que nous avons testé, en fait un vrai usage : on le pose où l’on veut, on l’oriente dans la direction de tonte souhaitée et on lance « Spot ». Il démarre aussitôt, sans base ni cartographie préalable, pour une pelouse isolée, un coin difficile d’accès ou le jardin d’un voisin, puis s’arrête sur place en fin de tâche. Sur les Automower à clavier, Husqvarna propose un point de tonte : on pose le robot dans une zone d’herbe haute et on le lance au clavier, en choisissant ce mode avant de refermer la trappe. Il tond alors en spirales serrées, puis reprend sa tonte habituelle. Ce mode n’existe ni sur les modèles NERA ni sur l’Automower 435 AWD, et en mode ECO, il faut d’abord réactiver le signal depuis la station.
Lame, capteurs, redémarrage : la mécanique passe en dernier
Quand l’écran affiche une erreur de coupe ou de position, le blocage devient physique. Deux familles d’erreurs se retrouvent d’une marque à l’autre.
La lame est entravée
Une branche, une pierre, de l’herbe enroulée autour du disque ou une herbe trop haute suffisent à bloquer la coupe. Robot éteint et retourné, gants aux mains, dégagez le disque.

Pour les corps étrangers, les consignes se rejoignent : Worx comme Segway demandent d’inspecter la lame et son disque, sur les Landroid Vision comme sur le Navimow X4. Husqvarna ajoute deux causes au message « Système de coupe bloqué » : un objet qui retient le robot, comme une racine, ou une pente trop raide.
Pour l’herbe haute, Worx donne un seuil chiffré. Au-delà de 9 cm, la marque conseille une première coupe à la tondeuse classique avant de relancer un Landroid Vision, puis de garder la pelouse sous cette hauteur. Si le robot roule mais que l’herbe reste debout, notre article sur le robot qui ne coupe pas prend le relais.
Un capteur croit le robot soulevé
Dès qu’il se sent soulevé ou basculé, le robot s’arrête par sécurité. Un sol bosselé, une racine ou un choc suffisent à le déclencher : dégagez ou aplanissez la zone, puis relancez.
Worx relie cette alerte, sur ses Landroid Vision, à un terrain inégal qui soulève la roue folle. Gardena cite pour ses Sileno un choc contre un objet oublié sur la pelouse, et soupçonne un mauvais contact de charge si le message apparaît sur la station. Sur un Automower, l’alarme « Soulevé » se lève avec le code PIN pour la désactiver.
Redémarrer, sans réinitialiser
Dernier recours avant le SAV : éteindre puis rallumer la machine, selon la procédure de la notice. Ce redémarrage n’efface rien, contrairement à la réinitialisation d’usine, qui peut supprimer programmes et zones de la carte : elle ne se lance pas pour voir si ça repart. Chez Husqvarna, elle efface programmes et objets de carte, mais garde notamment le code PIN, le signal boucle, la date et l’heure.
Récapitulatif : lire, attendre, vérifier le guidage, puis seulement démonter
- Lisez l’état affiché dans l’application ou sur l’écran du robot.
- Regardez si la météo le retient : délai de pluie en cours, protection antigel ou détection météo en ligne.
- Contrôlez les réglages : mode de fonctionnement, créneau programmé, heure de la machine, zones de la carte et routines nocturnes.
- Relancez depuis la station.
- Sur un robot à fil, lisez le voyant de la station et contrôlez les branchements du câble (faites une boucle de test pour savoir si le défaut vient du fil ou de la station.)
- Sur un robot sans fil, nettoyez le LiDAR ou la caméra, vérifiez la couverture Wi-Fi ou 4G et la vue du ciel de l’antenne, et attendez le jour si la lumière manque.
- Nettoyez les contacts de charge et la zone d’amarrage, puis vérifiez l’alimentation de la station : prise, disjoncteur, câble et transformateur.
- Robot éteint et gants aux mains, dégagez la lame.
- Redémarrez la machine, sans lancer de réinitialisation d’usine.
- Mettez le firmware à jour.
- Laissez le robot charger plusieurs heures sur sa station, à température ambiante, sans vous fier à la durée annoncée.
- En dernier recours vérifiez la garantie et contactez le SAV avec le modèle, le numéro de série, le message affiché et une vidéo de l’erreur.
Nota bene : avant d’appeler le SAV, notez le modèle, le numéro de série, la version du firmware, le message affiché et ce que vous avez déjà testé, puis filmez l’erreur. Dreame demande d’emblée des photos ou une vidéo, puis la facture et les journaux de l’application si le problème persiste.
FAQ : batterie, voyant, retour à la base
Mon robot tondeuse ne démarre pas après l’hiver, que faire ?
Rentrez-le, laissez-le revenir à température ambiante, nettoyez les contacts de charge, puis laissez-le plusieurs heures sur sa station avant toute tentative. Si aucun voyant ne s’allume ensuite, contrôlez la station (prise, disjoncteur, transformateur).
Combien coûte une batterie de robot tondeuse ?
Gardena affiche aux alentours de 130 € selon le modèle. Chez Husqvarna, une pièce d’origine se situe entre 120 et 400 €. Sur les robots dont la batterie se change en centre agréé, comme chez Mammotion, la main-d’œuvre s’ajoute, pour un total allant de 250 à 350 €.
Le robot part puis rentre aussitôt : est-ce une panne ?
Pas forcément. Un Automower rentre à sa station quand sa batterie est faible, et un Navimow X4 rentre dès que son capteur ou la météo en ligne signale de la pluie. Si le retour s’accompagne d’un message, c’est lui qui oriente : signal de boucle ou de positionnement, capteur de soulèvement, lumière trop faible.
Le voyant de la station est éteint, que vérifier ?
Dans l’ordre : la prise murale, avec un autre appareil, le disjoncteur, puis le câble et le transformateur. En effet, une station sans voyant peut signaler une absence d’alimentation. Si la prise délivre du courant et que le voyant reste éteint, le transformateur ou l’électronique de la station sont en cause, et le SAV devra prendre le relais.
Votre robot vous a déjà fait le coup un matin de tonte ? Racontez en commentaire ce qui le bloquait et comment vous l’avez relancé : votre cas aidera les prochains lecteurs, et nous compléterons cette checklist si une cause nous a échappé.
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