Avec le Find X9 Pro, Oppo mise sur un partenariat avec Hasselblad pour faire de son nouveau smartphone haut de gamme une référence en matière de photo. Une promesse ambitieuse, que nous avons souhaité vérifier en conditions réelles. Alors, s’agit-il d’un bon photophone premium, à même de toiser les leaders du marché ? Réponses dans notre test photo du Oppo Find X9 Pro.
Fiche technique : les capacités photographiques du Oppo Find X9 Pro

| Caractéristique Techniques | Oppo Find X9 Pro |
|---|---|
| Dimensions (Épaisseur x Largeur x Hauteur) | 8,25 mm x 76,46 mm x 161,26 mm |
| Écran | 6,78 pouces AMOLED 120 Hz |
| Poids | 224 g |
| Processeur | Mediatek Dimensity 9500 |
| Capacité de la batterie | 7500 mAh |
| Capteur principal | Sony LYT-828 50 MP, 1/1,28″, f/1,5, OIS |
| Ultra grand-angle | 50 MP, 1/2,75″, f/2, autofocus |
| Téléobjectif | Hasselblad 200 MP, 1/1,56″, f/2,1, OIS |
| Caméra frontale | 50 MP, 1/2,75″, f/2 |
| Vidéo | Jusqu’à 4K 120 FPS Dolby Vision |
| Indice de protection | IP68, IP69, IP66 |
| Prix | 1 299 € |
Test réalisé sur un smartphone 512 Go / 16 Go RAM.
Méthode : notre protocole de test photo pour le Oppo Find X9 Pro
Toutes les photos ont été prises avec les réglages par défaut, avec le HDR en mode automatique, sans aucune retouche manuelle, sinon un redimensionnement et une compression des fichiers par rapport à leur résolution d’origine de 12 MP (soit la configuration par défaut).
Nous choisissons volontairement de photographier des scènes similaires d’un test à l’autre, à différents moments de la journée, afin de faciliter la comparaison entre les différents smartphones. Enfin, nous laissons le téléphone activer automatiquement le mode Nuit lorsque c’est nécessaire.
Photos du quotidien : un combo gagnant
Le module principal (50 MP, f/1,5, éq. 23 mm) impressionne d’emblée. Qu’il s’agisse d’une prise de vue en intérieur ou d’une scène en plein soleil, le rendu est excellent : netteté élevée, colorimétrie fidèle, autofocus irréprochable.



Le smartphone dispose d’un capteur spectral dédié à la couleur, permettant d’améliorer la balance des blancs, et s’appuie sur la technologie Hasselblad Natural Color Solution, aidant à équilibrer les couleurs, ce qui se ressent bien dans ces images au traitement très réaliste. La stabilisation optique, couplée à une vitesse de capture rapide, assurent une mise au point quasi systématiquement réussie, même pour des images prises « à la volée ».


L’ultra grand-angle (50 Mpx, f/2, éq. 15 mm) se révèle aussi une belle surprise. C’est souvent le capteur qui fait défaut sur certains modèles, mais il tire son épingle du jeu ici : la netteté se maintient jusqu’en périphérie de l’image, la déformation reste contenue et les couleurs ne souffrent d’aucune dégradation notable.





Lumière difficile : l’Ultra XDR fait son travail
À chaque déclenchement, les capteurs fusionnent en temps réel trois images prises à différentes expositions, par un procédé « plus avancé » que le HDR classique, baptisé Ultra XDR. Résultat : les détails sont préservés, même dans les scènes fortement contrastées, là où beaucoup de smartphones priorisent soit le premier plan, soit l’arrière-plan. Grand-angle, téléobjectif et ultra grand-angle profitent tous les trois de ce traitement, avec une cohérence appréciable d’un objectif à l’autre.



À contrejour, l’image réussit à conserver un haut niveau de détails dans tous les coins, même si l’on constate une tendance à la sous-exposition. Si l’on devait chipoter, disons que l’on aurait peut-être aimé un peu plus de luminosité et des couleurs plus vibrantes dans les parties plus sombres de l’image.



Nuit et basse lumière : un quasi sans-faute
Lorsque la nuit arrive, l’objectif grand-angle et le téléobjectif ne déméritent pas, bien au contraire. On obtient des images nettement plus lumineuses que la réalité, avec une compensation de l’obscurité très juste, qui arrive à maintenir un niveau de détails très honorable tout en limitant les artefacts sur l’image.






Dans les situations de très faible luminosité, on éprouve parfois un peu plus de difficulté à obtenir une image nette du premier coup, mais c’est un écueil tout à fait acceptable pour ce genre de scénario très « extrême ».



L’ultra grand-angle s’en sort bien dans l’ensemble, même si son traitement des couleurs semble très différent des deux autres objectifs en mode Nuit. Le niveau de détails est également nettement moins bon que sur les deux autres capteurs, avec du flou notamment dans les bords de l’image. Disons qu’il conviendra si vous voulez prendre en photo des paysages de nuit, mais moins si vous voulez prendre des sujets un peu plus précis (mais ce n’est généralement pas l’usage de ce type de capteur).


Zoom : le téléobjectif réussit son pari
Le zoom optique monte jusqu’à x3, puis l’appareil propose une « qualité optique » jusqu’à x6. Derrière ce terme marketing, se cache une combinaison savante des signaux du téléobjectif (200 Mpx, f/2,1, éq. 70 mm) et du grand-angle, avec un apport d’IA en renfort. À ce niveau, la qualité est au rendez-vous : les détails les plus fins ressortent clairement, jusqu’à la poussière oubliée sur une figurine (oups !).


La performance du zoom x6 se révèle convaincante aussi bien pour les sujets lointains que pour les prises macro. Sur ces dernières, le flou d’arrière-plan est bien dosé, en dépit d’une légère pixellisation.



Passé le zoom x6, le traitement numérique prend progressivement le dessus. Jusqu’à x20 ou x30, le rendu reste très honnête. Au-delà, la dégradation devient manifeste, et à x120 (valeur maximale) l’IA surcompense les détails, et l’image devient donc très difficile à exploiter raisonnablement.



Photos en mouvement : des images au poil
Nous avons photographié Milo en pleine séance de jeu pour tester la réactivité du capteur face aux sujets en mouvement. Résultat, les images sont nettes et les détails fidèlement retranscrits. La mise au point se fait naturellement sur le sujet central de l’image, et nous n’avons constaté de flou de mouvement que sur une seule prise, que nous n’ajoutons qu’à titre d’exemple anecdotique.




Portraits : des couleurs fidèles et un flou maîtrisé
Grand-angle comme téléobjectif produisent des portraits convaincants. La séparation entre le sujet et l’arrière-plan est bien gérée : le détourage s’avère propre même sur les zones délicates comme les cheveux, et la colorimétrie reste cohérente d’un objectif à l’autre, avec un grain de peau très naturel. Même à contre-jour, nous avons réussi à réaliser des portraits tout à fait exploitables.





Selfies : des autoportraits fidèles à la réalité
Le capteur frontal de 50 MP offre un rendu de la peau tout aussi naturel, tant sur les couleurs que sur le grain de peau (que ce soit en intérieur ou en extérieur). Là aussi, le mode Portrait est bien calibré : ni trop agressif sur le flou, ni trop lâche sur le détourage. Tout juste peut-on constater un (léger) excès de lissage en basse lumière.



Fonctions IA : des classiques plutôt efficaces
Oppo propose plusieurs fonctions IA pour la retouche des photos. Rien de nature à réinventer la roue : le fabricant mise sur des classiques déjà éprouvés. Par exemple, la gomme AI Eraser permet de supprimer un élément en l’entourant d’un tracé. Les résultats sont convaincants dans l’ensemble, malgré parfois quelques bizarreries, comme en témoigne l’exemple de mon bras gauche ci-dessous.


Le Rééclairage IA se montre, lui, très efficace au quotidien : l’outil détecte les déséquilibres d’exposition et propose une correction ajustable manuellement. Ce n’est pas miraculeux, mais c’est honnête et facilement applicable, sans (trop) risquer de dénaturer l’image d’origine.


Quelles alternatives au Oppo Find X9 Pro ?
Avec son quadruple module photo et ses très bonnes performances photo globales, le Xiaomi 15 Ultra est un concurrent de choix au Find X9 Pro. Le photophone d’Oppo joue également dans la cour des grands, comme le Samsung Galaxy S25 Ultra, mais aussi l’iPhone 16 Pro Max et le Google Pixel 9 Pro.
L'Oppo Find X9 Pro s'impose comme l'une des références photo de son segment. Cohérent de bout en bout, il mise sur trois objectifs précis, sans écart de qualité notable de l'un à l'autre (à la seule exception de l'ultra grand-angle en mode Nuit, qui pèche légèrement).
La collaboration avec Hasselblad se ressent dans les choix optiques et le traitement colorimétrique, sobre et précis. La gestion de la lumière, même dans des scénarios difficiles, figure parmi les meilleures du marché, y compris sur l'ultra grand-angle ou sur le module frontal.
Hormis le zoom numérique, qui atteint ses limites au-delà du x30, il n’y a rien qui remette en cause le tableau d'ensemble. Au final, le Find X9 Pro est un photophone hors pair, qui rivalise sans peine avec le haut du panier.
-
Photo de jour
-
Photo de nuit
-
Portraits et selfies
-
Zoom
-
Polyvalence photo
Certains liens de cet article peuvent être affiliés.







