À peine six mois après un E40 Ultra qui jouait déjà les trouble-fête à moins de 500 €, MOVA remet une pièce dans la machine. La marque lance la série E50, déclinée en deux versions : un E50 Ultra affiché à 349 € en prix de lancement, valable jusqu’au 8 juillet selon la marque, et un E50 Pro Ultra à 499 €.
Née dans le giron de Dreame avant de voler de ses propres ailes pour devenir son concurrent direct, MOVA creuse ici le même sillon que d’habitude : faire descendre des fonctions de haut de gamme dans le premier prix. La recette du E40 Ultra (recommandé pour les appartements de 70 m² environ), en somme, mais avec une surenchère assumée sur la fiche technique.
On commence à bien connaître la maison. MOVA est de ces marques qui semblent s’être donné pour mission de nous surprendre une fois par trimestre, et elles sont passées entre nos mains à un rythme soutenu : le Z50 Ultra et le Z60 Ultra Roller Complete sur le haut du panier, le Mobius 60 et son astucieux jeu de serpillières interchangeables, sans oublier le flagship V70 Ultra Complete à 1 249 €. Autant dire que ce nouvel épisode E50 n’est pas pour nous laisser indifférents !
Ce que la série E50 met sur la table
Le saut le plus visible concerne l’aspiration. Là où le E40 Ultra plafonnait à 19 000 Pa, la série E50 revendique 30 000 Pa annoncés, un chiffre que l’on croisait jusqu’ici sur des modèles de milieu voire de haut de gamme, l’Ecovacs Deebot T90 Pro Omni par exemple. MOVA l’associe à sa technologie Turbo Scrub, qui combine deux serpillières rotatives à 260 tr/min et une pression de lavage au sol donnée jusqu’à 12 N.

Côté anti-enchevêtrement, la marque met en avant son dispositif Triple Anti Tangle, certifié TÜV selon le communiqué : brosse latérale décentrée, brosse principale en V et roues pensées pour limiter l’accumulation de cheveux et de poils. La serpillière extensible Maxi Reach vient chercher plinthes et angles, avec relevage automatique pour épargner tapis et moquettes. Rien de radicalement neuf dans le principe, mais un ensemble cohérent que l’on ne voit pas toujours réuni à ce tarif.

La navigation progresse, elle aussi. Le E40 se contentait d’un laser frontal à ligne unique ; la série E50 ajoute un capteur LiDAR LDS 360° sur tourelle, épaulé par ce même laser frontal. Sur le papier, la cartographie et l’évitement d’obstacles devraient y gagner en fiabilité. L’application MOVAhome gère cartes, programmation et mode sombre.
La frontière entre les deux nouveaux modèles : la station
C’est sur l’auto-entretien que se joue l’écart entre le E50 Ultra à 349 € et le sa version pro à 499 €. Les deux versions partagent une station tout-en-un : sac à poussière de 3,2 L, réservoir d’eau propre de 5 L, réservoir d’eaux usées de 4,5 L, lavage des serpillières par pulvérisation Jet Spray, puis séchage à l’air chaud annoncé à 63 °C pendant une heure pour limiter odeurs et bactéries.

Le E50 Pro Ultra ajoute deux arguments : un lavage des serpillières à l’eau chaude portée à 100 °C et un module de dosage automatique du détergent. Deux fonctions généralement réservées à des robots nettement plus onéreux, et qui justifient à elles seules l’écart de 150 € entre les deux modèles. Le E50 Ultra, lui, se contente d’un lavage à l’eau froide, comme la plupart des concurrents de son prix.
Le rapport qualité-prix, sous réserve de terrain
Sur la seule fiche technique, le positionnement est agressif. À 349 €, le E50 Ultra aligne 30 000 Pa annoncés et un LiDAR 360° quand un Xiaomi X20+, autre référence du sous 400 €, se limite à 6 000 Pa. Même le E40 Ultra, toujours dans les rayons autour de 330 €, paraît soudain moins bien armé sur le papier. Bien sûr, si vous lisez meilleure-innovation.com, vous savez qu’un chiffre de Pa spectaculaire ne dit rien de la gestion des bords, du comportement face aux cheveux ou de la régularité sur la durée. Le E40 Ultra, pourtant convaincant, laissait encore des poils coincés autour du rouleau et quelques miettes dans les angles.

Enfin, difficile de commenter cette série sans revenir sur la cadence de MOVA. Entre les gammes S, E, P, V et Z, la marque a multiplié les lancements en un peu plus d’un an, au point de rendre son catalogue franchement illisible pour l’acheteur non initié. Le E50 succède à un E40 Ultra dont les tests dataient à peine de l’hiver, sur exactement le même segment de prix. On peut y voir une belle vitalité industrielle ; on peut aussi y lire une obsolescence commerciale accélérée, l’acheteur du E40 découvrant six mois plus tard un successeur mieux doté au même tarif. Le E50 Ultra est annoncé sur le site officiel MOVA et Cdiscount, le E50 Pro Ultra sur Amazon et le site officiel.
Et vous ? Pensez-vous qu’en 2026, on peut enfin avoir un robot correct à moins de 500 € ? Ou préférez-vous assurer votre achat en misant le double ? Quels sont vos critères premiers pour le choix d’un nouvel appareil ? Dites-nous tout en commentaires !
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