En matière de photographie mobile, l’ultra haut de gamme de Samsung déçoit rarement. Le millésime 2026 du géant coréen, le Galaxy S26 Ultra, ne déroge pas à la règle. Mais la question n’est plus « est-il bon ? », mais plutôt « est-il le patron ? ». Pour le vérifier, nous avons passé son bloc photo au crible : voici notre test photo du Samsung Galaxy S26 Ultra.
Fiche technique : le bloc photo du Samsung Galaxy S26 Ultra
| Caractéristiques | Samsung Galaxy S26 Ultra |
|---|---|
| Dimensions (ép. x larg. x haut.) | 7,9 × 78,1 × 163,6 mm |
| Écran | Dynamic AMOLED 2X 6,9″, QHD+ (3120 × 1440 px), 1–120 Hz adaptatif, 2600 nits, Gorilla Armor 2, Privacy Display |
| Poids | 214 g |
| Processeur | Snapdragon 8 Elite Gen 5 for Galaxy |
| Batterie | 5000 mAh, charge filaire 60 W, sans-fil 25 W |
| Capteur principal | 200 Mpx, f/1,4, OIS (équiv. 23 mm) |
| Ultra grand-angle | 50 Mpx, f/1,9, champ de 120° (équiv. 13 mm) |
| Téléobjectif 1 (3×) | 10 Mpx (sortie 12 Mpx), f/2,4, OIS (équiv. 69 mm) |
| Téléobjectif 2 (5×) | 50 Mpx, f/2,9, OIS (équiv. 111 mm, qualité x10) |
| Caméra frontale | 12 Mpx, f/2,2, Dual Pixel AF |
| Vidéo (résolution max) | 8K à 30 i/s (4K jusqu’à 120 i/s) |
| Indice de protection | IP68 |
| Prix conseillé | 1 319 € (256 Go / 12 Go RAM) / 1 519 € (512 Go / 12 Go RAM) / 1 819 € (1 To / 16 Go RAM) |
| Date de sortie | mars 2026 |

Test réalisé sur un smartphone 256 Go / 12 Go RAM, prêté par le constructeur.
Photos du quotidien : un quatuor de capteurs très polyvalent
C’est là que le Galaxy S26 Ultra fait l’unanimité, et pour une bonne raison : sa polyvalence. En premier lieu, le capteur principal de 200 Mpx est ultra-fiable, avec un piqué naturel, une plage dynamique large et des couleurs vibrantes sans verser dans la sursaturation. On reconnaît toujours la signature chaude et contrastée chère à Samsung, mais elle s’est « assagie » par rapport au rendu un brin tape-à-l’œil des générations précédentes.





Tout aussi fiable, l’ultra grand-angle de 50 Mpx s’harmonise sans peine avec les performances de son grand frère : la balance des blancs et les textures sont très propres, sans l’effet « capteur secondaire » que l’on retrouve parfois sur ce genre d’objectif, même sur les smartphones haut de gamme. Résultat, on passe du x1 au x0,6 sans rupture visuelle.


Même à contre-jour, le smartphone de Samsung s’en sort avec une régularité déconcertante. Scène bien lue, exposition juste, compensation maîtrisée ; et ce, quel que soit l’objectif dégainé : principal, ultra grand-angle, téléobjectifs, tous logés à la même enseigne.





Nuit et basse lumière : pas le champion, mais un concurrent redoutable
C’est le domaine qui progresse le plus face au S25 Ultra, et l’ouverture f/1,4 du capteur principal n’y est pas pour rien : celle-ci offre davantage de lumière sur le capteur, et donc mécaniquement moins de bruit et plus de détails dans le noir. Les clichés nocturnes sont clairs et lisibles, même si Samsung assume un parti pris : privilégier la lisibilité au réalisme strict.




Un choix qui devrait s’avérer payant pour le grand public, tant les images sont flatteuses, mais qui fera tiquer les puristes. De fait, sur le critère « basse lumière », le classement DXOMARK, l’un des bancs d’essai photo de référence, place le S26 Ultra loin derrière certains rivaux comme Vivo, Huawei, Oppo ou encore Apple.
Zoom : deux téléobjectifs qui font bien le travail (dans l’ensemble)
Le Samsung Galaxy S26 Ultra embarque un duo de téléobjectifs : un x3 pratique au quotidien et un x5 plus ambitieux pour les sujets lointains. Ceci en fait l’un des smartphones les plus polyvalents du marché pour les prises de vue à longue distance.


Polyvalent, mais pas forcément irréprochable. L’appareil mixe traitement optique et numérique avec une efficacité qui dépendra de la valeur de zoom choisie. En parcourant les tests indépendants (et nous partageons leur constat), le consensus est clair sur la « zone de confort » : c’est entre x3 et x10 que le Galaxy S26 Ultra s’en sort le mieux, le x10 frôlant le rendu d’un zoom optique natif.
Au-delà, place au traitement logiciel : le x30 reste exploitable pour lire un panneau ou cadrer un détail lointain, mais le x100 Space Zoom relève davantage de la promesse marketing : l’IA « sauve les meubles », sans plus, l’image restant trop artificielle pour que vous puissiez en faire quoi que ce soit.
Autre réserve : la macro. La distance minimale de mise au point a augmenté cette année sur le capteur principal et le téléobjectif x5. Le rendu macro est donc généralement confié à l’ultra grand-angle, qui demeure très bon, mais on perd au passage la possibilité de prises « ultra-macro ». Ce bémol fait un peu tache pour un smartphone « Ultra », dont on aimerait qu’il capitalise sur les acquis des années précédentes.


Photos en mouvement : de quoi saisir vos sujets au vol
Historiquement, la photo en mouvement incarnait le petit talon d’Achille de Samsung, en raison d’un temps de latence au déclenchement qui faisait rater l’instant. Cette année, le géant coréen rectifie le tir. Que ce soit le sujet ou le photographe qui bouge, la vitesse de capture nous a paru satisfaisante, la stabilisation optique correcte, et la mise au point fiable.
Notre premier cobaye pour tester ce cas de figure s’appelle Milo, et malgré ses dix ans, l’animal court encore comme un dératé. Saisi en pleine foulée, le chien paraît bien « détouré », net et parfaitement mis en valeur, sur un arrière-plan juste assez fondu pour détacher le sujet sans gommer les détails.



Le deuxième cas de figure était un peu plus complexe. Nous avons photographié un groupe de pigeons en train de s’envoler alors que nous marchions (Milo compris) vers eux. Avec ce double mouvement, le bilan est plus contrasté : plusieurs clichés sont exploitables, mais quelques images franchement floues se sont aussi glissées dans la rafale.


Portraits et selfies : un rendu très naturel
Le portrait profite des téléobjectifs : la compression de perspective flatte les visages, le détachement du sujet paraît naturel, et le détourage géré par l’IA s’en sort très bien sur les pièges classiques (cheveux rebelles, poils d’animaux, montures de lunettes). Le rendu de peau a gagné en texture, moins « lissé » et plus fidèle que sur les précédents modèles Samsung.




En restant à zoom x1, avec l’objectif principal, le mode Portrait se fait plus discret, avec un bokeh par défaut très doux, et un rendu très (trop ?) naturel, qui nécessitera peut-être quelques réglages pour les amateurs de portraits plus « cinématographiques ».



Côté selfies, le module avant de 12 Mpx livre des autoportraits nets et contrastés. DXOMARK pointe tout de même une perte de détail sur certains visages et un peu de bruit en faible lumière : là encore, Samsung mise sur un capteur honnête, sans être au sommet.


Quelles alternatives au Samsung Galaxy S26 Ultra ?
Impossible de ne pas comparer Samsung à son rival de toujours, Apple : l’iPhone 17 Pro Max est moins à l’aise sur le très long zoom, mais sa colorimétrie naturelle et ses performances en vidéo sont généralement considérées comme supérieures au S26 Ultra. Le Google Pixel 10 Pro XL, de son côté, mise sur un traitement logiciel extrêmement performant, ce qui lui permet de rivaliser avec la copie de Samsung malgré un matériel brut moins ambitieux sur le papier.
Pour les puristes de la photographie, le Xiaomi 17 Ultra et sa partie photo signée Leica constitue un concurrent de taille. Moins connus, les Vivo X300 Pro et Huawei Pura 80 Ultra se trouvent en tête du podium dans les classements DXOMARK actuels, et battent notamment Samsung sur la photographie de nuit.
Le Galaxy S26 Ultra coche toutes les cases en matière de photographie : rendu homogène sur l'ensemble des capteurs, polyvalence réelle, zoom convaincant, qualité correcte en basse lumière et portraits naturels. C'est l'appareil idéal si vous cherchez un smartphone « bon partout » (grand-angle, ultra grand-angle, téléobjectif, portrait, vidéo).
Le revers de la médaille : quand on est bon en tout, on n'excelle nulle part. Malgré son prix parmi les plus onéreux du marché, le S26 Ultra se fait devancer par les concurrents sur plusieurs points, notamment sur le rendu de nuit ou la photo en mouvement. Le S26 Ultra n'est ni le roi incontesté, ni le meilleur rapport qualité-prix ; il est en revanche l'un des photophones les plus polyvalents du moment.
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Portraits et selfies
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Zoom
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Polyvalence photo
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