Dyson a déballé six appareils d’entretien des sols en marge de l’IFA, dont trois robots qui font tomber son ticket d’entrée à 549 €. Reine du sans-fil, la marque tente de se réinventer dans le robot, là où elle a longtemps buté. Y arrivera-t-elle ?
Dyson a présenté ses nouveautés l’après-midi du 3 septembre, en marge de la première journée presse de l’IFA 2026, salon où la marque n’expose plus depuis des années. La salle était pleine, mais on n’y comptait qu’une poignée de journalistes français. Six appareils y sont passés : trois aspirateurs robots, un nettoyeur de sols, un traîneau et un aspirateur balai. Le ticket d’entrée de la gamme robot tombe à 549 €, et le calendrier s’étale jusqu’en 2027.
Chez Meilleure-Innovation, Dyson n’a plus de secret côté sans-fil : nous avons testé le V15 Detect Absolute, le Gen5detect qui reste pour nous la référence du balai premium. En revanche, la célèbre marque n’a n’a pas encore réussi à s’imposer dans le robot, du 360 Vis Nav assez confidentiel au Spot+Scrub Ai lancé seul à 1 199 €, son premier aspirateur-laveur noté à 7,9/10 chez nous après test.

Avec six appareils d’un coup et un premier robot à moitié prix, la marque britannique parvient-elle enfin à se réinventer et à sortir du lot face aux géants chinois ? Nous vous livrons une première lecture.
Trois robots Nurovi, de 549 à 1 199 €
Dyson aligne directement trois robots, et les trois adoptent la navigation dToF LiDAR, un vrai tournant pour une marque longtemps restée fidèle à la caméra :
- Le R1 Nurovi Dry aspire sans laver : à 549 €, il annonce 21 000 Pa en mode Boost, des brosses latérales extensibles anti-emmêlement, un capteur piézoélectrique qui double l’aspiration sur sol sale, et une station à huit cyclones qui stocke 90 jours de poussière.
- Le R2 Nurovi Wash+Dry, à 849 €, ajoute deux serpillères triangulaires et une station qui les lave à 75 °C avant de les sécher à 45 °C.
- Le R3 Nurovi Spot+Scrub UV, à 1 199 €, monte à 30 000 Pa, passe au LiDAR haute vitesse (sept balayages par seconde) et ajoute une lumière ultraviolette couplée à une caméra qui identifie près de 200 substances et objets, puis repasse sur les taches invisibles jusqu’à les effacer.


Dyson annonce l’autonomie du R1 à 120 minutes. Le R2 tient 90 minutes pour 6 h 30 de charge, le R3 200 minutes pour trois heures : le haut de gamme travaille deux fois plus longtemps, mais se recharge également deux fois plus vite.
Nota bene : le Spot+Scrub Ai annonçait lui aussi 200 minutes ; nous en avions mesuré 125 en conditions réelles. Le R3 reprend ce chiffre de 200 minutes, à vérifier donc.
D’autre part, le R2 n’emporte que 75 ml d’eau propre et 150 ml de débris entre deux passages à la station, quand le Dreame X50 Ultra Complete en embarque 200 et 395. Le Dyson retourne donc plus souvent à son dock, ce qui multiplie les allers-retours pas forcément très utiles au nettoyage.

Le R3 reprend les 110 mm d’épaisseur du dernier modèle testé, parmi les plus hauts de sa génération, qui l’empêchent de se glisser sous certains meubles bas.
Le triangle contre le rouleau : Dyson joue les deux tableaux
Un patin rond laisse un arrondi non lavé dans chaque coin de pièce. Sur le R2, Dyson y oppose un triangle de Reuleaux, une figure à trois arcs dont la largeur ne varie pas selon l’axe de mesure : elle roule comme un disque, mais ses pointes vont chercher la plinthe, aidées d’un mouvement excentrique. Les deux serpillères se soulèvent de 9 mm pour éviter les tapis.

Le R2 est extrêmement plat ! © Dyson

© Dyson la station du R2

Des mops triangulaires ! © Dyson
Ce raisonnement s’arrête au R3. Le haut de gamme, à 1 199 €, abandonne le patin pour un rouleau humide de 27 cm, hydraté en douze points à 70 °C, qui s’autonettoie à chaque rotation et s’étend de 40 mm vers les bordures. Le Spot+Scrub Ai fonctionnait déjà ainsi.


Un angle beaucoup trop satisfaisant ! © Dyson

© Dyson
Dyson vend donc la réponse géométrique aux coins à 849 €, et la réponse hydraulique à 1 199 €. Un choix intéressant, puisqu’une serpillère lavée à la station promène son eau entre deux passages, quand un rouleau se rince en continu ; en revanche, le rouleau n’a pas l’avantage de pointe pour un angle à 90 degrés. Aucune mesure ne départage encore les deux méthodes. On attend de tester pour se prononcer !



Quant au système Twin-Capture, il est déployé partout : les picots de la brosse balaient les gros débris, le moteur se concentre sur la poussière fine. Les 21 000 Pa du R1 et du R2 se situent sous les 25 000 Pa du Roborock Qrevo Edge 2X et au-dessus des 20 000 Pa du Dreame X50. Jake Dyson, l’ingénieur en chef, le reconnaît lui-même : le nettoyage robotisé « ne se résume pas à la puissance d’aspiration ».
Le W1 PencilWash à 349 €
Dévoilé à Berlin le 3 septembre 2026, le Dyson W1 PencilWash est vendu 349 €. Il s’agit officiellement du nettoyeur de sols le plus fin jamais produit par la marque : un manche de 38 mm de diamètre, une hauteur de seulement 75 mm à plat pour se glisser sous les meubles bas, 470 g en main et 2,4 kg au total.


Il embarque un rouleau hybride à 84 000 filaments de microfibre, une hydratation en douze points, un peigne anti-emmêlement conçu pour des cheveux allant jusqu’à 35 cm (on attend de voir), et deux modes d’hydratation pour ajuster le débit d’eau selon le type de salissure. Un réservoir de 300 mL permet de couvrir jusqu’à 320 m², pour un sol laissé 50 % plus sec que le modèle précédent selon la marque. Autonomie annoncée : 45 minutes, grâce à une batterie interchangeable. D’après les derniers communiqués, le W1 PencilWash intègre également un système d’autonettoyage sur sa station d’accueil.
Dyson Clean+Wash Hygiene, toujours au catalogue
Sur le stand, Dyson avait également remis en avant le Clean+Wash Hygiene, son nettoyeur humide et sec lancé en septembre 2025 et toujours au catalogue à 379 € (prix d’origine 499 €). Plus lourd que le nouveau venu (3,82 kg), il affiche 48 minutes d’autonomie et jusqu’à 350 m² de couverture grâce à ses réservoirs de 750 mL d’eau propre et 510 mL d’eau sale. Sa station assure un vrai cycle d’autonettoyage : rinçage du rouleau à l’eau claire puis séchage à l’air chaud à 85 °C après chaque utilisation.
Big Ball Konical et V15 Konical : la nostalgie et l’attente
Toujours à l’occasion de Dyson Unveiled à Berlin, la marque a également dévoilé le Big Ball Konical, une remise à jour de son aspirateur traîneau historique plutôt qu’un modèle entièrement inédit. La vraie nouveauté se trouve dans la brosse : la tête Konical, déjà vue sur d’autres appareils de la gamme comme le V10 Konical, embarque un système à double cône qui repousse les cheveux vers les bords pour éviter qu’ils ne s’enroulent autour de la brosse, ainsi qu’un éclairage vert façon laser censé révéler la poussière invisible sur le sol. Pour le reste, la technologie Radial Root Cyclone (36 cyclones) et la bille auto-redresseuse Self-Righting Ball qui donne son nom à la gamme sont reconduites à l’identique depuis les précédents modèles Big Ball.

Autre nouveauté : une finition Harlequin qui reprend les couleurs de l’édition spéciale De Stijl du DC01, le tout premier aspirateur sans sac de la marque sorti en 1993, clin d’œil assumé à ses 30 et quelques années d’existence. Ni date de sortie ni prix n’ont été communiqués à ce stade.

Le V15 Konical, lui, attendra 2027, sans prix communiqué : même tête conique, moteur Hyperdymium à 255 AW, bac de 0,76 L, filtration HEPA, brosse de lavage et mode portable. C’est le V15 le plus puissant jamais annoncé, et le seul appareil de la salve dont le tarif reste inconnu.
Et quid du service après-vente ?
Sur les R1 et R2, Dyson annonce deux ans de garantie et trois ans de pièces détachées. Pour l’installation, un rendez-vous vidéo gratuit avec un spécialiste maison, le Dyson Concierge, est proposé en France, déjà en place sur la génération précédente.
Nota bene : à titre de comparaison, le Dreame X50 Ultra Complete affiche cinq ans de pièces et le Roborock Qrevo Edge 2X deux ans.
Le R3 et le W1 arrivent en plus certifiés LONGTIME, un label européen indépendant créé en 2018 par la coopérative Ethikis, qui note robustesse, réparabilité et service après-vente sur 38 critères et fait auditer les produits par un tiers, dont le LNE depuis 2024. Ce label atteste d’un engagement de longévité contrôlé par quelqu’un d’autre que la marque, plutôt qu’une performance de nettoyage. Dyson le met en avant à un mois de l’entrée en vigueur de la directive européenne EmpCo sur les allégations environnementales.
Prix et disponibilité
| Appareil | Type | Prix annoncé | Disponibilité annoncée |
|---|---|---|---|
| W1 PencilWash | nettoyeur de sols | 349 € | 3 septembre 2026 |
| R1 Nurovi Dry | robot aspirateur | 549 € | 4 septembre 2026 |
| Big Ball Konical | traîneau sans sac | 449 € | 28 octobre 2026 |
| R2 Nurovi Wash+Dry | robot aspirateur-laveur | 849 € | 9 septembre 2026 |
| R3 Nurovi Spot+Scrub UV | robot aspirateur-laveur | 1 199 € | prochainement |
| V15 Konical | aspirateur balai | non communiqué | 2027 |
Au 7 septembre, deux appareils s’achetaient déjà sur dyson.fr, le W1 PencilWash à 349 € et le R2 Nurovi Wash+Dry à 849 €, livré sous 24 à 72 heures, soit deux jours avant sa date annoncée.
Nota bene : la génération précédente, le Spot+Scrub Ai, est affichée 899 € en offre de rentrée, contre 1 199 € de prix courant.
Dyson change de braquet, et cela se voit : une vraie gamme là où il n’y avait qu’un produit vitrine, un premier prix qui passe sous les 599 € du Roborock rival, et le LiDAR enfin adopté après des années de retard sur la navigation. Reste que la marque britannique reproduit aussi ses vieux travers, un discours parfois flou et des tarifs souvent au-dessus de la concurrence chinoise, à performances annoncées comparables. Se réinventer, oui ; sortir du lot, ce sera à nos sols d’essai de le dire, une fois les machines dans nos mains. Et vous, guettez-vous cette gamme depuis Berlin, ou vivez-vous déjà avec un robot laveur ? Dites-nous en commentaire ce que donne le lavage des coins chez vous !
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