Berlin, 3 jours sur place, des milliers de produits, et une règle simple pour trier : rien de ce qui avait déjà été montré ailleurs avant août ! Voici les dix nouveautés que nous aurions voulu ramener dans nos valises.
MOVA TactiPercept, 128 capteurs pour arrêter de contourner les meubles de loin
MOVA installe sur ses robots aspirateurs une peau électronique de 128 capteurs de pression, montée sur une structure souple. L’appareil devient capable de mesurer (presque « sentir ») en continu la force avec laquelle il appuie sur ce qu’il touche.
On peut se demander où est le progrès, puisque les premiers robots fonctionnaient déjà au contact, avec un pare-chocs qui déclenchait un demi-tour. La différence tient à la nature de l’information. Un pare-chocs est binaire. Il signale un choc, après coup, et de la même façon qu’il s’agisse d’un mur porteur ou d’un rideau. Cent vingt-huit capteurs donnent une valeur graduée et localisée.

Conjointement, la caméra continue d’identifier et de planifier, les capteurs gèrent le contact. MOVA entend s’en servir pour parfaire le nettoyage le long des plinthes. La vision indique où il se trouve, et le retour de pression, grâce à un contact contrôlé, permet d’abolir la marge qui laisse subsister une bande de poussière le long des murs, sans rebondir dessus.
À ce jour, MOVA n’a communiqué ni prix, ni date, ni mesure de ce que le dispositif gagne réellement sur les bordures.
Roborock F25 Ultra Steam Gen 2, la vapeur poussée à fond, et 18 000 passages pour le prouver
Roborock annonce jusqu’à 2,5 fois plus de vapeur que la génération précédente en mode Turbo Steam, soit un passage de 2 000 à 5 000 mg par minute, sur un laveur de sols qui revendique aussi 25 000 pascals d’aspiration. Pour nous en persuader, Roborock met en avant un essai TÜV SÜD de 18 000 cycles de poussée-traction, censé simuler cinq années d’usage sur parquet massif, sans gonflement, déformation ni fissure. Pour un appareil qui projette de la vapeur sur du bois, ce retour d’un organisme tiers a le mérite de rassurer.

La marque va plus loin en précisant que ses 180 °C sont mesurés en sortie du système de chauffe, et non au contact du sol. Cela dit, on aurait aimé la même démarche pour le stratifié et le vinyle collé, qui couvrent bien plus de logements français que le parquet massif. Ni prix ni date n’ont été indiqués pour la France.
Ecovacs WINBOT W2S PRO OMNI, le lave-vitres qui va enfin chercher dans les angles
Ecovacs s’attaque au défaut qui gâchait le résultat du robot lave-vitre : les bords. Le système TruEdge 2.0 plaque la lingette à 1 mm des cadres et ajoute quatre brossettes qui vont chercher dans les angles. Le réservoir, lui, passe de 80 à 120 ml par rapport au W2S OMNI. Ecovacs revendique jusqu’à 46 % d’efficacité de nettoyage en plus en mode Thorough Clean par rapport à la génération précédente, ce qu’on espère éprouver par nous-mêmes d’ici peu !

Un point que la communication ne met pas en avant : la batterie passe de 4 500 à 5 200 mAh, mais l’autonomie reste à 110 minutes, comme sur la génération précédente. Comptez 599 €, et l’appareil est déjà disponible à l’achat en ligne.
À signaler aussi, les tondeuses GOAT reprennent la technologie qu’Ecovacs avait déjà présentée en février. Les aspirateurs, en revanche, sont bien une nouvelle génération, et nous les détaillons à part.
MOVA AstraX, la tondeuse robot qui range votre jardin avant de le tondre
Une tondeuse avec un bras, situé au centre de la machine, terminé par une pince. Il écarte un objet qui traîne sur la trajectoire, cueille un fruit à faible hauteur, et change d’embout pour arroser une zone précise.

Toutes les autres tondeuses de ce salon cherchent à mieux tondre. Celle-ci cherche à repousser les limites de l’autonomie robotique. Un obstacle qui risque d’être abîmé, d’user les lames, d’endommager le disque de coupe, ou simplement d’altérer la trajectoire du robot-tondeuse, pourra être déplacé même si vous êtes absent. Aucun tarif, aucune date à ce jour.
Un détail, en traversant les halls de l’IFA : tout le monde s’est mis à la bordure. Une lingette plaquée à 1 mm des cadres chez Ecovacs, un disque déporté de 7,7 cm chez Segway Navimow, une peau à capteurs pour longer les plinthes chez MOVA, un bras articulé chez Roborock. Le dernier centimètre, celui qu’aucun robot n’atteignait et qu’on finissait à la main, est devenu le terrain de bataille de cette édition.
Segway Navimow H5 Pro, la tondeuse qui cherche les hérissons avant de couper
Nous avions détaillé la présentation du Navimow au premier jour du salon. Le bras EdgeMaestro déporte le disque de coupe de 7,7 cm vers l’extérieur pour traiter la bordure, ce qui règle en théorie la bande d’herbe qui oblige à finir au coupe-bordures. Pour parachever le tableau, la machine embarque un capteur infrarouge thermique destiné à repérer les animaux, dont les hérissons, y compris de nuit. Jusqu’ici, la réponse de l’industrie à ce problème tenait en une consigne d’usage : pas de tonte nocturne.

Encore faut-il que la détection fonctionne, et aucun taux n’a été publié. Disponibilité annoncée début 2027, sans prix.
DREO Whole-Room Heater 720S, le chauffage d’appoint qui arrête de vous faire choisir
Un chauffage d’appoint vous chauffe les jambes ou chauffe la pièce, mais difficile de faire les deux. DREO résout le problème mécaniquement : un mécanisme motorisé soulève ou abaisse le déflecteur d’air supérieur, et l’appareil bascule du flux concentré à la diffusion sur 360 degrés. La marque annonce une montée en température en deux secondes, sur un élément céramique et un moteur sans balais. Précision utile : les deux secondes concernent l’élément chauffant et pas la pièce, et DREO les revendique sur toute sa gamme, jusqu’à ses radiateurs à une trentaine d’euros.


Annoncé 119,99 €, sans date de disponibilité. DREO présente à côté un chauffage à convection sans ventilateur, le Convection Heater 711S, annoncé à 139,99 € en 900, 1 100 ou 2 000 W.
Bluetti Pioneer 5000, la puissance d’un groupe électrogène sans le bruit ni l’essence
Entre la station portable et le groupe électrogène thermique, il manquait un intermédiaire. Bluetti annonce 5 kW en continu et 18 kW en crête pendant un dixième de seconde, ce qui suffit au démarrage d’un compresseur ou d’une pompe, là où la plupart des stations décrochent. La batterie fait 5,12 kWh et monte à 35, l’appareil est donné pour de -20 à 55 °C, résistant à la poussière et aux chocs, et se recharge de 5 à 80 % en une heure.

Le vrai argument tient en deux données : cinquante décibels annoncés, et aucune combustion. Les groupes électrogènes à combustion ne doivent jamais être utilisés à l’intérieur ou dans un espace clos, en raison notamment du risque d’intoxication au monoxyde de carbone. Le prix français n’est pas communiqué.
Nota bene : les cinquante décibels restent une valeur constructeur, sans distance ni charge précisées.
RayNeo iO, les lunettes connectées qui assument de ne pas avoir de caméra
Pas de caméra, pas de haut-parleurs. C’est l’inverse de ce que fait le reste du marché, et c’est une réponse au reproche qui revient le plus souvent sur ces produits : en face de vous, personne ne sait s’il est filmé. RayNeo est la marque de lunettes lancée par TCL, et le contraste se mesure dans son propre catalogue. Son modèle haut de gamme X3 Pro, avec sa caméra de 12 mégapixels, est affiché 1 399 € sur la boutique européenne. Les iO sont à 499 €, remisées depuis 549 €, prix relevés le 6 septembre 2026. Le modèle sans caméra coûte près de trois fois moins cher.
Elles annoncent un affichage équivalant à un écran de 33 pouces vu à deux mètres, de la traduction en direct et deux jours d’usage.
Nota bene : le nombre de langues varie selon la fonction, 55 à l’annonce, un maximum de 40 sur la page de support.
Smartphone TCL P80 Ultra : le premier écran anti-reflets qui ne sacrifie plus les contrastes
La technologie anti-reflets NXTPAPER de TCL restait jusqu’ici prisonnière de dalles LCD, donc de contrastes médiocres. Elle passe à l’OLED, sur 6,83 pouces en 120 Hz, avec une touche physique qui bascule en mode lecture et coupe les notifications.

L’angle n’est pas la photo, c’est la fatigue oculaire, avec des certifications SGS et TÜV Rheinland à l’appui. Et un détail très concret : la polarisation circulaire garde l’écran lisible avec des lunettes de soleil polarisées, là où la plupart des dalles virent au noir. Néanmoins, le téléobjectif périscopique équipe uniquement l’Ultra, pas le P80 Pro.


Disponible en France depuis le 3 septembre, à 549,99 € en 256 Go et 599,99 € en 512 Go.
Winmau Autodarts LENS, quand un portique à 400 euros tient dans un téléphone
Compter automatiquement ses fléchettes réclamait jusqu’ici trois caméras installées autour de la cible. Winmau vend ce système, l’Autodarts Vantage, 299 €. Winmau recommande son éclairage Plasma à 85 €, qu’il présente comme nécessaire pour une précision optimale, et un ordinateur portable posé à côté.
Avec LENS, tout cela disparaît : la caméra du téléphone suffit. Winmau vend un support dédié en option pour plus de confort, mais confirme qu’il n’est pas nécessaire. Passer de près de 400 € et d’un ordinateur à aucun accessoire obligatoire, c’est la plus forte baisse du ticket d’entrée que nous ayons vue à Berlin.
Nota bene : l’application de base reste gratuite, avec les jeux, l’entraînement, la saisie des scores et les fonctions connectées. C’est l’usage illimité du comptage automatique Lens qui nécessite l’abonnement Autodarts Plus. Et Winmau n’a pas inventé Autodarts : sa maison mère a racheté la société en 2025, la plateforme, les modes de jeu et les 200 000 inscrits mis en avant existaient déjà.
Nous n’avons pas retenu que ces 10 innovations, mais ce sont résolument celles qui nous ont le plus marqués. Et vous, quel stand êtes-vous allé visiter ? Quel appareil souhaitez-vous recevoir pour Noël ou votre anniversaire ? A contrario, quels sont vos flops ? Dites-nous tout en commentaires !
Certains liens de cet article peuvent être affiliés.
Prix indicatifs, susceptibles d'évoluer. L'image de une peut avoir été générée en tout ou partie par IA.











